• De Ceuta à 

    De Ceuta à
     

     

     

     

     

     

    24 février

     

    Traversée de Ceuta, arrêt douane : les nanas nous nous occupons des papiers alors que nos zommes restent, stoïques au volant. Pas d’attente pour les passeports et très peu pour le véhicule, douane encore plus rapide. En un clin d’œil nous reprenons la route, sur les collines dominant la douane les policiers veillent.

    Les taxis sont là garés convenablement, fini le temps où il y avait un nombre incalculable de mobylettes, de vieilles voitures, d’ânes qui attendaient, là patiemment on ne sait trop qui d’ailleurs, fini les va et vient de  piétons, un sac plastique noir à la main qui allaient on ne sait trop où.

    Soleil et vent nous accompagnent.

    Le dépaysement n’est pas total on se croirait sur la côte andalouse avec ses maisons banches et bleus, ses grands boulevards et ses fronts de mer aux larges allées.

      

    De Ceuta à

     

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    A peine arrivés et déjà les premières jumelles, direction Tétouan, avec un arrêt café… et oui il est ici une heure de moins qu’en France.

     Mdicq

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    Bien que nous soyons dimanche Marjane est ouvert. Donc nous y faisons les premières courses, mais surtout achetons nos clés 3G et notre carte sim pour notre téléphone marocain. Ce parking sera pour aujourd’hui notre salle à manger.

    Il ne nous reste que quelques kilomètres pour atteindre notre premier arrêt le camping Alboustane à Martil. Ce dernier est presque plein, surprenant car il n’est souvent qu’une première ou une dernière escale.

      

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    Après midi, services, lessives, connexion internet, papotages avec des camping-caristes du sud de la France et ce soir apéro chez nous.

     

     25 février       

     De Ceuta à

    C’est un soleil rayonnant dans un ciel d’azur qui nous accueille ce matin. Quel bonheur de voir l’astre divin briller ainsi.

    Une matinée cool où chacun vaque à ses occupations. Balade en ville pour certains en quête dirhams avec passage au souk pour acheter quelques légumes et notamment des fraises à 10dh le kilo.

      

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     Retour par le front de mer.

      

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    Nous avons pris notre traditionnel café dehors ainsi que le repas de midi. Super. 

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    Après midi, en taxi décidons d’aller visiter Tétouan, ville où nous sommes toujours passés sans nous arrêter.

    Accrochée au contrefort du Djebel Dersa, face à la chaine du Rif, Tétouan la blanche domine et surplombe l’étroite vallée fertile de l’oued Martil, un site superbe et une médina classée au patrimoine de l’Unesco. Tétouan l’Andalouse surprend,  enchante et ne cesse de s’embellir : élégantes façades hispano mauresque fraichement restaurées, espaces piétonniers…dans la ville moderne.

    La médina, dédale de ruelles enchevêtrées dont les plus grandes mènent à l’une des sept portes permettant de sortir de cette vieille ville.

      

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    Nous avons un peu de mal à nous orienter et trouver la place Hassan II, de plus nous sommes souvent hélés par des faux guides. Sur cette place trône le palais royal, ancienne résidence du sultan sous le protectorat espagnol, très belle architecture hispano-mauresque. Le paseo est un lieu très fréquenté par les Tétouanais qui y déambulent ou s’attablent au café.

      

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    Nous nous promenons au gré des ruelles étroites et encombrées,

      

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    passons sous plusieurs portes,

      

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    les souks se succèdent pour atteindre la Zaouïa Derkaoua ornée de zelliges et dotée d’une belle porte sculptée et enfin la porte Bar M’Kabar.

      

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    Nous sommes alors devant un immense cimetière aux tombes irrégulières qui dévalent les pentes du djebel.

      

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    Depuis un petit moment sommes pris en charge par un faux guide qui ne nous lâche pas. En désespoir de cause nous acceptons. Il nous promènera dans de nombreuses ruelles tortueuses avec passages sous voûte, nous fera voir la grande mosquée et ses six portes et bien d’autres disséminées dans toute la médina.

      

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    Traverserons le quartier du Mellah aux rues rectilignes, passant sous des arceaux tendus entre de hautes maisons dont les fenêtres s’abritent derrière des grilles en fer forgé.

      

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    De nombreuses portes ont des ferrures indiquant  l’origine des propriétaires, nous voyons souvent une sorte de main donc symbole de Séville.

    Nous monterons sur des terrasses pour voir la ville, cela chez des marchands de tapis à qui nous expliquons qu’il n’est pas la peine de déballer que nous ne sommes pas acheteurs et tout se passe fort bien.

    Sur une petite place, domaine des marchands de tissus, s’entassent, dans de minuscules boutiques, les pièces d’étoffes et djellabas.

    Quelques femmes rifaines, vêtues de leur costume et coiffées du fameux chapeau à pompon, vendent soit leur surplus de production soit les coupons de tissus rayé blanc et rouge, la célèbre fouta.

     Une nouvelle rifaine !!!! Catherine je crois que tu vas pouvoir te déguiser.....

      

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    Travail du cuir.

      

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    Notre guide nous laissera discrètement, un peu avant le palais royal, sans doute pour ne pas se faire remarquer. Très correct il n’a rien demandé, mais a accepté notre gratification.

    Retour en taxi.

    Une après midi riche en découverte dans celle ville qui nous a séduit, ville qui semble très active et où il y a beaucoup de monde.

    Cliquez et vous découvrirez la médina de Tétouan.

     

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    26 février

      

    Très beau ce matin mais pas très chaud, le vent souffle…

    Rien ne presse, nous prenons même le temps de boire le café avant notre départ. Une petite erreur de pilotage et nous retrouvons notre direction.

    Là, au bord de la route, des ânes, des vaches, des moutons, des chèvres qui se gavent d’une belle herbe tendre, des maisons cubiques blanches parsèment cette campagne verdoyante. L’habitat s’améliore, beaucoup de maisons neuves blanchies à la chaux, peu de maisons en pisé.

     

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    La nouvelle rocade, belle et sinueuse, se fraye un passage dans ce Rif insolite (cette chaine qui s’étend au nord du Maroc), qui durant longtemps garda une très mauvaise réputation. Elle  monte, descend, vire, suit de près ou de loin cette côte qui prend parfois des airs de faux lagons, la surplombe nous laissant des points de vues admirables, un vrai bonheur.

     

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    Beaucoup de figuiers dans la région, ils exhibent leurs troncs squelettiques et leurs branches dénudées, les champs de céréales verdoient et ondulent sous le vent comme une marée verte, tels de gros champignons les tas de paille foisonnent prés des habitations.

     

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    Comme toutes les villes côtières Oued Laou c’est doté d’un grand boulevard de front de mer, des places carrelées et éclairées, de nouveaux bâtiments blancs et bleus. Repas de midi de bordure de la côte sur un parking.

    Le minaret octogonal d'Oued Laou.

     

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    Port de pêche d'Oued Laou

     

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    Une petite fille de 3 ans environ, vient  gentiment nous offrir quelques fleurs, laissant parler notre cœur de grands parents nous ne résisterons pas longtemps à la tentation de lui offrir une peluche. Ses yeux pétillants et son gracieux sourire fût notre plus beau cadeau, la maman nous a autorisés à la photographier.

     

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    Ici c’est encore l’hiver nous croiserons beaucoup d’hommes encapuchonnés dans leurs épais burnous de laine brune, quant aux femmes beaucoup portent l’habit traditionnel rifain. Ici, dans les villages, où la mosquée se dresse comme une sentinelle, parfois au milieu de nulle part, pas d’eau courante à la maison on voit encore des puits où ses messieurs viennent chercher l’eau avec des bidons.

    La vue est magnifique, une mer d’huile, parfois une côte découpée avec des criques désertes, parfois des plages sable gris, une côte frangée d’écume, des bateaux qui se dandinent, une montagne en patchwork de vert et d’ocre où poussent cèdres, eucalyptus et céréales.

     

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    A Bou Ahmed une certaine effervescence règne, c’est jour de souk, un souk authentique et coloré. Moyen de locomotion à quatre pattes ou à moteur, tous sont chargés comme des baudets, direction la montagne pour transporter les précieuses denrées achetées. Chacun sa charge !!!!

     

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    De Ceuta à Saïda

     

     

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    De Ceuta à Saïda

     

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    Chargés de surveiller le rivage pour lutter contre le trafic du kif de nouveaux postes militaires sont installés sur les bastions.

    Arrivée à El Jébha, l’ancien parking de la gendarmerie n’est plus opérationnel, nous pouvons stationner vers le port ou le parking le précédent (renseignements pris à la gendarmerie royale). Nous stationnerons sur le bivouac prévu sur le guide des campings, merci Pascal. Nous étions trois et nous voilà à six, certains camping-caristes sont venus nous rejoindre. Le lieu s’avère calme.

     

    De Ceuta à Saïda

                                         

      Cliquez sur l'album et suivez nous en images de Martil à El Jebha pays Rhomara

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    27 février

     

    Comme prévu la nuit a été fort calme. Départ comme toujours aux environs de 9h, un ciel bleu, quelques nuages, un beau soleil mais encore un peu de vent qui hélas rafraichit l’atmosphère.

    El Jebha depuis notre bivouac au bord de l'oued

      

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    Arrêt à Ej Jheba, petit village de pêcheur, près de l’embouchure de l’oued Ouringa qui a gardé son charme d’antan, histoire d’acheter notre pain et de faire un petit tour au port.

     

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     La rocade N16 prend rapidement de la hauteur avec larges vues sur ce petit port vêtu de blanc, blotti derrière la pointe des pêcheurs.

      

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     Nous évoluons dans ce rif mythique nous offrant des paysages fabuleux, au dessus d’une côte sauvage, dans des terrains ravinés fraichement labourés ou cultivés, céréales vert tendre et sans doute kif. L’habitat est fortement dispersé, encore quelques maisons en pisé à toit plat et çà et là un minaret.

     

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    Cette rocade monte, descend, décrit de grandes courbes et de grands virages, travaux pharaoniques dans cette région montagneuse, mais hélas les fortes précipitations  qui y sévissent parfois, dégradent fortement ces ouvrages délicats.

      

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    Quelques belles échappées sur la côte.

      

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    Arrêt inopiné une fourgonnette bien endommagée est au fossé, les oranges sont déversées sur le bas côté et la dépanneuse est en action.

      

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    Parfois des paysages de landes nous accompagnent, beaucoup de lavandin en fleurs, puis des amandiers ils ont quitté leur robe rose pour se parer de vert. Quelques femmes dans les champs ou ployant sous leur lourd fardeau, bergers et bergères gardant leur troupeau au bord de la rocade, laboureurs avec ânes mais charrue en bois.

    Les montagnes moutonnent à l’infini ne laissant que de rares échappées sur la Méditerranée.

    Un petit détour au port de Calas Iris qui nous servira de salle à manger avec en toile de fond une mer agitée des falaises et le camping.

      

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    Le soleil absent depuis plusieurs heures fait une brève apparition avant de disparaitre définitivement derrière de gros nuages noirs.

    Le penon de Alhucemas, forteresse espagnole qui semble illuminée.

      

    De Ceuta à

      

    Après El Hoceima nous longeons une côte rocheuse avec de belles petites criques, une côte battue par des vagues rageuses et écumantes tandis que de l’autre côté se profile des mini collines plissées et ravinées faisant penser à la Cappadoce.

     

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    « Joséphine », à qui nous avons confié notre itinéraire, nous conduit directement au port Hsain, où nous sommes bien acceptés, nous pouvons nous installer où nous voulons.

    Un petit mot pour vous dire que parmi les photos que je mets en ligne il y en a de nos amis et compagnons de voyage.

      

    De Ceuta à

     

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    Hélas la mer est si mauvaise que les pêcheurs ne sont pas sortis, tous les bateaux sont au port.

     

    28 février

     

    Le ciel est bien gris et je dirai même un peu pleurnichard… il s’épanche doucement. Nous roulons entre mer et montagne, longeons de très près cette côte rocheuse où parfois de belles falaises ocres ont les pieds dans l’eau et sont battues par de grosses vagues en colère qui écument rageusement.

     

    De Ceuta à

     

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    Notre route est taillée dans ce rocher presque rouge qui nous fait une haie d’honneur. 

     

    De Ceuta à

     

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    Le soleil tente sa percée sans pour autant y parvenir.

    Nous nous éloignons de cette belle côte pour nous enfoncer dans les terres au milieu des oliviers, des champs incultes et des collines couronnées de bois.

    Arrivée à Nador, le soleil s’impose définitivement…. Quelle chance !! Nador, une grande ville, de grandes avenues bien propres, des immeubles colorés,beaucoup de voitures de camions  mais aussi des carrioles avec ânes ou mulets qui semblent avoir encore de beaux jours devant eux. 

      

    De Ceuta à

     

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    Arrêt fruits et légumes sur une minuscule place où sont installés deux petits marchands; les légumes sont très beaux. 2kg d’oranges, 800g d’artichauts, idem de choux fleur et 500g de  "cebolles " le tout pour 24dh,  soit 2,1€ oui vous avez bien compris….de quoi vous faire pâlir.

    Les bidons d’essence de contrebande en provenance d’Algérie commencent à fleurir sur le bord de la route : un gros bidon, un petit et un entonnoir, voilà l’enseigne. Le vendeur n’est pas loin, il veille.

     

    De Ceuta à

     

    Les champs de petits pois foisonnent, c’est la pleine saison, hommes et femmes s’activent pour les cueillir, certains s’improvisent vendeurs sur le bas côté.

    Le repas de midi sera pris vers le port de Ras el Ma (Cap de l’eau), de la fenêtre de notre salle à manger nous voyons de gros rouleaux écumants venir mourir sur une immense plage en arc de cercle. Cap de l'eau, un village de pêcheurs, une falaise surmontée d'un phare.

    Une pluie sournoise est revenue sans crier gare, elle ne nous laisse que peu de répit et malgré cela nous ferons un petit tour au port où sont amarrés les bateaux de pêche.

     

    De Ceuta à

     

    De Ceuta à

      

    Au loin apparaissent les iles Chafarinas, archipel espagnol composé des trois iles, ile du Congrès, Isabel II et du roi François.

     

    De Ceuta à

      

    De Ceuta à

      

    La Moulouya, un grand fleuve de 600kms, que nous traversons, prend naissance à la jonction Moyen Atlas et du Haut Atlas , roule beaucoup d’eau et se jette près de Saïda.

    Un petit tour dans la Marina de la nouvelle station balnéaire de Saïdia,  encore en travaux, un arrêt à Marjane surtout pour nous approvisionner en eau. 

     

    De Ceuta à

     

    De Ceuta à

     

    De Ceuta à

     

    De Ceuta à

     

    Saïda, perle bleu de la méditerrannée, est une délicieuse bourgade aux plages de sable fin, sa patite taille lui confère une atmosphère calme et détendue.

    Installation au camping Amazone où la fée électricité semble une denrée rare. Non seulement certaines prises ne fonctionnent pas, mais elle part, revient…. Finalement nous nous brancherons chez le patron…. Pour nos trois camping-cars. L’aurons nous cette nuit ?

     

     

    De Ceuta à Saïda

     

     

    Inch Allah. 

     


    20 commentaires
  •  1er mars

       

    De Saïdia à FiguigCe matin ciel en demi teinte…mi-figue, mi-raisin, pas très chaud et du vent qui transperce, nous
    occultons donc, à contre cœur, les Monts Beni Snassen, pour nous diriger vers Oujda où nos amis Amina et Khalid nous attendent pour le couscous du vendredi. Donc départ fixé après le sacro-saint café.

    Donc un petit tour en ville, face à la grande plage de la corniche, histoire de se dégourdir les jambes et faire quelques photos. Le front de mer a encore changé des petits restaurants y sont installés avec paillotes sur le sable. Au loin on aperçoit les iles Charafinas et Cap de l’eau tout en blancheur et à l’opposé l’avancée de l’Atlas Tellien mais en Algérie. D’ailleurs la P6000, que nous empruntons, n’est séparée de sa voisine que par l’oued Kiss.

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Achat de petits pois au bord de la route 6dh le kilo 0,55€.

    Notre route rectiligne, souvent à quatre voies, bordée de fleurs oranges, court dans une plaine cultivée, parfois plantée d’oliviers, traverse de petits oueds pour la plupart à sec et nous conduit rapidement à destination.

    En 57 kms avons rencontré 4 barrages de police et l’œil de Moscou à l’entrée d’Oujda, point de problème, respectons autant que possible les limitations, même pas une fiche de police demandée.

    L'aéroport d'Oujda

     

    De Saïda à

     

    Arrivée chez nos amis, Amina nous rencontre en ville et nous voilà installés près d’eux, dans la rue. Toujours le même accueil, toujours la même amabilité, toujours un plaisir partagé de se retrouver.

    Confortablement installés au salon nous papotons, refaisons le monde, du moins tel que nous voudrions le voir…. Le temps passe Khalid rentrant du travail est fort surpris de nous trouver là, il n’avait pas été prévenu. Après le thé à la shiba nous dégusterons un excellent couscous suivi de fruits et d’un café. Le maitre de maison mange rapidement, travail oblige.

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Nous nous installons confortablement, mettant nos calles car la rue est pentue, mais pour une nuit cela ne nous gêne pas.


    Amina nous attend tout à l’heure pour discuter un peu. Elle se sent souvent seule, son mari, avocat, travaille beaucoup et son passe temps libre à la chasse et au balltrap, cela ne laisse peu de temps pour une vie familiale.

    Un soleil généreux nous inonde maintenant, mais le vent poursuit sa course infernale faisant chuter la température qui n’en demeure pas moins à 15°.De Saïdia à Figuig

     Vers 18h30 avec Brigitte nous allons discuter un peu avec Amina, nous serons reçus avec thé, crêpes et mille trous, un vrai délice. Désolée pour ceux qui ont voulu rester dans leur petit nid douillet….

     Vers 21h, Toc, Toc au camping-car, un peu étonnés, nous ouvrons, deux Messieurs, dont un relativement jeune, très bien de sa personne, viennent nous demander gentiment pourquoi nous stationnons là. Nous leur expliquons que nous sommes venus voir des amis. Et je  permets d’aller sonner chez Khalid et Amina, qui viennent discuter avec eux. Il s’agit là du « préfet » nommé par le ministère de l’intérieur qui s’inquiète pour notre sécurité. Nous lui laissons donc nos fiches de police, lui évitant ainsi de transcrire nos coordonnées. Ce qui le ravit. Ils nous souhaitent la bienvenue et nous précise qu’il y a un barrage de police en face et si problème nous pouvons faire appel à eux.

    Trois étrangers en camping-car ne passent pas inaperçu si facilement !!!! Quelque part c’est très rassurant, mais je précise que jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité dans ce magnifique pays que nous aimons tant.

     Minuit… quelques toc toc délicats sur le camping car. Trois Messieurs sont là encore pour notre sécurité, cette fois il s’agit du « préfet » en personne et sans doute de deux subalternes. Le précédent Monsieur étant le chef de secteur. Ce Monsieur connait très bien notre ami, le chasseur, comme il dit ainsi que sa famille. Vraisemblablement ils recherchent en plus une caravane Espagnole. Ils nous envoi une voiture une patrouille, dans les minutes qui suivent arrive une voiture de police qui stationne là près de nous et fait des rondes.

     Difficile de retrouver le sommeil après ce petit intermède…. Mais Morphée viendra à notre secours….

      

    02 mars

     

    De Saïdia à Figuig  

    Ce matin il fait grand beau, mais la température est anormalement basse, seulement 4°, mais je vois bien qu’en France vous n’êtes pas mieux lotis.

    8h45, il est l’heure d’aller prendre le petit déjeuner chez nos amis. Nous reparlons de notre anecdote de cette nuit(nous sommes les seuls à l’avoir vécue) et Khalid confirme, suite à la description que nous avons faite, qu’il s’agit bien du préfet en personne.

    Un petit déjeuner copieux, rien ne manque, pain, huile d’olive, excellente d’ailleurs, miel, viennoiserie, thé et café.

     

    De Saïda à

     

    Voilà après le passage des "morfalous".....

     

    De Saïda à

     

    Nous discutons tranquillement et puis parlons chasse, Kahlid est intarissable et fier de nous faire voir ses fusils.

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Nous prenons congé, la larme à l’œil, on est reçu avec tant de gentillesse. Puisqu’ils viennent en France voir la famille il est vrai que nous aimerions les recevoir.

    Comme beaucoup de ville Oujda s’embellit, Oujda s’agrandit, beaucoup de travaux et de constructions en cours. Par contre à la sortie des sacs de toutes les couleurs et des bouteilles plastiques jonchent les bas côtés.

    Dans cette région proche de l’Algérie, le carburant de contrebande coule à flot, beaucoup de petits stands sur le bord de la route.

     

    De Saïda à

     

    A chacun sa corvée.....

     

    De Saïda à

     

    Là c'est un peu plus lourd !!!

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Entre djebel Mahssor et djebel Kouali notre route joue à saute mouton sur un plateau aux environs de 500m d’altitude au milieu d’habitations éparses, de champs cultivés et d’oliviers qui agitent leurs feuillages argentés au moindre souffle. Ces djebels qui culminent autour des 1200m semblent nous barrer la route.

    Nous prenons doucement de l’altitude dans un paysage de collines boisées pour atteindre le col de Jerada à 1150m.

    Ils sont si lourdement chargés qu'ils ralentissent notre progression.

     

    De Saïda à

     

    Là, posée telle une sentinelle, sur ce plateau désertique, une mosquée dresse son minaret vers un ciel à nouveau tout gris.

      

    De Saïda à

     

    Certaines parcelles portent de nouvelles plantations de petits sapins, il semble que l’on tente un reboisement.

    Sortie du collège à Aïn Benimathar. Les ados nous saluent, nous font un petit signe de la mains, lorsque nous disons bonjour aux jeunes filles elles répondent aimablement mais sont toujours prise de fou rire...

      

    De Saïda à

      

    Cette route rectiligne, plate et monotone court indéfiniment sur cet immense plateau désertique où seuls quelques jeunes bergers gardent des troupeaux de chèvres ou de moutons, mais que mangent ces pauvres bêtes ?

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Beni Guil

     

    De Saïda à

     

    Tandrara fait aussi peau neuve, de grandes allées carrelées, encore en travaux, sont éclairées par de grands lampadaires.

    De petits grains volages de ce sable ocre se dandinent sur la route masquant parfois la chaussée.

    L’arrivée sur Bouafa est surprenante, route refaite à neuf, façades repeintes, tout devient coquet et propre. La grande place devant l’hôtel Climat de France est superbement carrelée, éclairée.

    Donc installation dans la cour de l’hôtel où sont tolérés les camping-cars.

    Abdel, son fil et Mohamed sont venus nous rendre visite, nous papaotons et nous leur remettons vêtements et fournitures scolaires. Ils ont tous deux réussi un concours leur permettant d’améliorer leur situation, nous sommes très heureux pour eux. 

     

    03 mars

      

    Il fait grand beau, la température est de 14°, que du bonheur ce matin.

    Voici la nouvelle grande place aménagée, devant l’hôtel Climat du Maroc où nous avons passé la nuit.

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Premier arrêt : la pâtisserie Bouli, merci Abdellatif. Nous quittons cette petite ville bien sympathique pour nous rendre au bout du monde dans un village d’un autre temps : Ich.

      

    De Saïda à

      

    Sur ce plateau, écrasé par le soleil, encadré de part et d’autre par des djebels ocre, dénudés et rectilignes, rien ne pousse hors de petits champs isolés où les céréales semblent avoir du mal à faire surface.

     Un arrêt au milieu de nulle part...

     

    De Saïda à

     

    De chercheurs de truffes... d'un autre genre !!!

     

    De Saïda à

     

    Nos seuls compagnons sont les pylônes électriques et de rares oiseux qui volètent çà et là.

    Une douce brume de chaleur bleuit et adoucit les courbes du relief. De petites tentes de fortune sont éparpillées sur ce terrain inculte et inhospitalier, tentes des ramasseurs de truffes, les terfess, mais il faut être connaisseur pour repérer les lieux et les signes particuliers : une terre boursouflée ou fissurée sous laquelle elles se cachent.

      

    De Saïda à

     

    Durant les derniers kilomètres de cette route « orangina »,  se font au milieu d’un relief ocre, torturé et accidenté entre djebel Amour et djebel Er-Rhaiz.

      

    De Saïda à

     

    Arrêt repas.

     

    De Saïda à

     

    Et oui, il ne sont pas toujours à sec...

      

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Ich un village pas comme les autre à la frontière Algérienne, un village attachant feutré autour de sa minuscule mosquée au minaret blanc, au dessus d’une belle petite palmeraie où coule un paisible oued qui peut devenir furieux lors de fortes pluies.

      

    De Saïda à

     

    En arrivant c’est la surprise, Ich a beaucoup changé, les bâtiments à l’entrée ne sont plus là, une grande place bétonnée jouxte la petite caserne où quelques militaires veillent. Ils nous font installer et nous demande nos fiches de police, comme à chaque passage.

    Le sol est maintenant très stable, un beau dallage.

      

    De Saïda à

     

    Mohamed ne tarde pas venir nous accueillir, toujours souriant et aimable. Il nous fait part des changements notoires du village, d’abord la fée électricité est bien là, des logements sociaux sont en cours de réalisation pour accueillir les 35 familles habitant le village, une tente nomade permet d’aller prendre le thé préparé pas la fille cadette des nomades installés là depuis une dizaine d’année. Un moment agréable et inattendu.

      

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Le nouveau Ich.

     

    De Saïda à

     

    Nous voilà confortablement installés, c'est l'heure du thé, c'est la jeune fille nomade qui vient nous servir.  Le petit Morad est dans les bras de sa grande sœur, un petit bout de chou bien éveillé et aux grands yeux sombres.

     

    De Saïdia à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Le pacha .... D'un jour !!!!

     

    De Saïda à

     

    De là la vue s’étend, sur le village, la palmeraie mais aussi le nouveau Ich en construction. 

     

     De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Mohamed est heureux de nous parler d’Ich, des changements et de ce qu’il espère encore obtenir. Nous traverserons le village pour aller voir la mise en conformité de l’assainissement déjà commencé, des chambres de  filtrage et puis un puits perdu, là bas au fond de la palmeraie que nous traverserons ensuite avant de retourner dans nos maisons roulantes.

    Balade dans la palmeraie.

      

    De Saïda à

     

    De Saïda à

      

    De Saïda à

     

    Nous remonterons apporter quelques peluches et vêtements à cette famille nomade qui nous a accueillis, cette fois dans leur tente. Mais là c’est vraiment la surprise pour nous européens. Comment est-il possible de vivre dans si peu d’espace où traine un bric à brac indescriptible. Pourtant cette femme très souriante à l’air heureuse, son petit Morad dans les bras. On a beaucoup de mal à imaginer la vie de ces gens sous ces habitations rudimentaires où le sable doit s'infiltrer partout lors des tempêtes et où le froid pénêtre l'hiver, n'oublions pas qu'ici on est à 1300m d'altitude.

      

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Voilà le panneau attestant de la construction de 35 logements sociaux avec les noms des maitres d'oeuvres (traduction par Mohamed)

     

    De Saïda à

     

    Et le futur Ich, avec son école sa maison pour tous et son dispensaire.

     

    De Saïda à

     

    Tous ces changements et les voyageurs de passage lui permettent de s’ouvrir un peu sur le monde extérieur. Le papa et la grande fille sont dans la montagne gardant un grand  troupeau de chèvres, chèvres qui appartiennent à tous les villageois et cela moyennant finances.

    L’épouse de Mohamed est à Bouarfa avec ses filles qui sont au collège, aussi nous avons décliné l’invitation à manger le couscous et en plus nous sommes trop nombreux. Mais demain il nous réserve une surprise.

    Nous aimons beaucoup ce petit coin de fraicheur, cette oasis paisible un véritable coin de paradis où l’on se sent bien et où l’on est toujours bien accueilli. Ich, une petite carte postale offerte au voyageur qui a eu le courage de s’aventurer ici. 

     

    De Saïda à

     

                                                  De Bouarfa à Ich en images.

     

     

     

     

     04 Mars

     

     

    Cette nuit berceuse naturelle ….le vent n’a pas cessé de souffler en rafales. Et au réveil, maquillage gratuit…. poudre de riz à volonté. 

    Notre chambre à coucher.

     

    De Saïda à

     

    Avec vue sur la palmeraie et les jardins.

     

    De Saïda à

     

    Mis à part cela il fait quand même soleil et la température est agréable.

    Comme prévu Mohamed est venu nous chercher pour le petit déjeuner, succulentes crêpes et thé que nous dégustons chez lui.

      

    De Saïda à

      

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Nous prenons congé et nous nous dirigeons alors vers Figuig. Les quelques camions que nous croisons s’arrêtent ou se replient sur le bas côté pour nous laisser passer, ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres régions du Maroc.

    La vision n'est pas tout à fait la même dans le sens du retour.

      

    De Saïda à

     

    Voilà sans doute le papa nomade avec son troupeaux 

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    L’atmosphère devient lourde et presque irrespirable, le ciel s’est assombri, le vent forcit soulevant des nuages de sable et de poussière. Nous avons même beaucoup de mal à distinguer l’horizon qui prend alors des allures trollesques, comme enveloppé dans une brume beige.

     

    De Saïda à

     

    Certains ramasseurs de truffes replient leur tente et rentrent au bercail sur leurs mobylettes drôlement chargées.

     

    De Saïda à

     

    De Saïda à

     

    Après l’embranchement de Bouarfa sur cet immense plateau battu par un vent de plus en plus violent qui chahute nos camping-cars, nous apercevons çà et là des tentes nomades ainsi que de gros troupeaux d’ovins et de caprins qui gambadent dans ce lieu désertique à la recherche d’une herbe hypothétique.

    Repas de midi près d’une école, poséelà, comme par enchantement.

    Tous les éléments naturels semblent se déchainer voilà maintenant la pluie qui tombe, elle est fine, légère mais éphémère.

    Bien qu’à sec, mais conservant une certaine humidité, les oueds ressemblent à un ruban vert qui se faufile au gré du terrain dans cette immensité désertique.

    Cette atmosphère lourde, pesante, fort inhabituelle pour nous, nous suivra jusqu’à Figuig, mini tempête de sable avec des minis tornades qui tourbillonent..

     

    De Saïda à

     

     On peut aussi trouver ceci au bord de la route.

     

    De Saïdia à

     

    Installation au camping de Figuig, pour une fin d’après midi cool.

     

    05 mars

      

    Depuis cette nuit c’est  la tempête, pluie, vent en rafales, éclairs et tonnerre rien ne manque au programme, le camping est devenu un vrai lac.

      

    De Saïdia à

      

    De Saïdia à

     

    Cette pluie persistera, pratiquement toute la matinée, plus ou moins violemment pour s’arrêter enfin aux environs de midi. Le vent souffle toujours, de gros nuages trainent ne laissant que quelques rares échappées à un soleil paresseux.

    Nous avons commandé un tajine au restau, tajine au bœuf et légumes qui sera excellent. Nous avons été servi au camping-car, rien ne manque : assiettes, couverts, serviettes (en plus en tissus) et pain. Nous nous léchons encore les doigts.

    Le camping.

      

    De Saïdia à

      

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    Figuig, ville palmeraie, petite oasis blottie dans sa corolle de djebels comporte 7 Ksour parfois fortifiés mais toujours pittoresques, ville authentique au riche passé culturel et architectural. Figuig un océan de verdure peuplé de plus de 400000 palmiers dattiers dont la variété des especes est connu au dela des frontières vit grâce à une vingtines de sources. Une des plus belles palmeraies du royaume.

      

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

     Les giboulées de mars,  bien présentes et généreuses, alternent avec un soleil craintif, une accalmie nous permet d’aller faire un tour en ville, de promener tranquillement et d’acheter quelques légumes au passage.

      

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    La grande place devant la caserne a fait peau neuve, fraichement carrelée et éclairée par de grands lampadaires elle a fière mine.

     

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    De Saïdia à

     

    La plateforme nous permettra encore une fois d’admirer cette mer de palme qui s’agite au vent, on se laisse emporter par la beauté de ce paysage infini qui s’offre à nous.

     

    De Saïdia à

     

    Nous décidons de vagabonder dans Zénaga, nous tournons, nous virons dans des ruelles étroites souvent très boueuses. Nous nous fourvoyons car difficile de s’orienter dans ce labyrinthe peu éclairé. Hop demi-tour, la rue s’arrête là. Après être passés sur la grande place centrale, pour raccourcir….nous voilà dans la palmeraie suivant un étroit chemin bordé de murs, virons à droite, virons à gauche, allons tout droit pour nous retrouver devant un mur. Et un demi-tour supplémentaire… Cela aurait pu être très amusant si la pluie n’était pas venue nous perturber. Finalement nous remonterons par la plateforme.

     

    06 mars

     

    Ce matin le soleil est bien présent dans un ciel sans nuages. Nous prendrons même notre café dehors.

    Ensuite balade en ville pour quelques achats, il est agréable de lézarder dans cette ville où tout le monde sourit et nous dit bonjour, pas un seul gamin ne quémande.

      

    De Saïdia à

     

    Une figuiguienne toute de blanc vêtue comme la plupart des femmes, parfois le voile entre les dents et ne laissant apparaite qu'un oeil.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Certains sont au marché aux légumes....

     

    De Saïdia à Figuig

     

    La grande place en travaux

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Voilà la température en ville au soleil....

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Le jardin en ville

     

    De Saïdia à Figuig

    De Saïdia à Figuig

     

     

     

    Repas de midi dehors, un petit plaisir simple mais que nous apprécions. Au menu salade d’oranges à l’origan en entrée et tajine au bœuf, olives et haricots verts, encore un délice.

     

      De Saïdia à Figuig

      

    De Saïdia à Figuig


    Maintenant chacun vaque à ses occupations ou se relaxe.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Une légère brise souffle, quelques nuages blancs parcourent ce ciel d’azur, les petits oiseaux piaillent et tourterelles roucoulent.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Elle n’est pas belle la vie de retraités…. 

     Après un peu de repos nous partons descendons à Zenaga par la palmeraie, c’est toujours un moment agréable de flâner dans ce lieu enchanteur, calme et reposant. Seul le bruissement des palmes agitées par une brise légère vient troubler notre quiétude.

     

    De Saïdia à Figuig

      

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Encore quelques arbres fruitiers en fleurs et les céréales en épis. L’eau coule à flot dans ces rigoles qui permettent soit de remplir de grands bassins soit de diffuser l'eau dans la palmeraie, chacun à son tour. 

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

      

    Une grande allée dallée, traversant la palmeraie nous conduit rapidement à Zenaga et à la grande place publique, nous croisons ces dames dans leur bel habit blanc.

      

    De Saïdia à Figuig

      

    Là nous demandons où se trouve l’auberge d’Ismaïl et de Mina, 3 rue à gauche nous dit-on. Une impasse sombre, une vieille porte et là surprise l’auberge avec une salle bien propre. C’est fait nous avons repéré l’auberge pour notre repas de midi, un repas typique figuigien. Je ne vous en dis pas plus pour ce soir. A demain….

           

    De Saïdia à Figuig

     

      Poussez la porte....vous visiterez Figuig, sa palmeraie et Zenaga     



     

     

     

     

     

     

    O7 mars

     

    Ce matin le piaillement des oiseaux et le roucoulement des tourterelles brisent nos rêves les plus exquis. Sans doute le signe d’une belle journée, en effet seuls quelques petits nuages blancs trainent dans ce ciel d’azur où brille un soleil fort généreux.

    Notre traditionnel café sera pris dehors, au soleil en tenue légère, et oui il fait déjà chaud.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Comme prévu nous descendons à Zenaga, passons encore une fois dans cette palmeraie où règne calme et tranquillité et où l’ombre généreuse de ces palmes qui bougent au moindre souffle, nous procure une fraicheur bienfaitrice. On chemine sans trop réfléchir dans cet immense jardin pour en découvrir tous les détails.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Nous avons repéré l’itinéraire, en effet il n’est pas toujours aisé de se retrouver dans le labyrinthe de ces ruelles souvent couvertes. Et nous voici donc devant la maison d’Hôtes chez Ismaïl et Mina.

     

    De Saïdia à Figuig

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Voici quelques photos de la Maison d'Hôtes.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Nous mangerons donc au premier étage.

    Dattes en guise d’apéritif, une soupe et notre fameux Tride. Donc de fines feuilles de brick sur lesquelles sont disposés petits morceaux de poulet, raisins secs, pois chiches, œufs durs et amandes grillées, le tout arrosé d’une sauce. On en prend plein les papilles, croquant, salé, sucré, c'est excellent.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    La "marocaine" de service !!!

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Ce plat typiquement Figuiguian fût apprécié de nous tous. Ismaïl n’était pas là, c’est sa nièce, qui nous a servi, accueil chaleureux cette charmante jeune fille parle un peu notre langue.

    Nous remontons par Arzou (c’est ainsi qu’on appelle la plateforme ici) empruntant à nouveau de petites ruelles, cette fois dallées qui nous éviterons de marcher dans la boue encore bien présente. Nous passerons au lavoir où ces dames lavent leur linge.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Nous rencontrerons de nombreuses dames, habillées de blancs qui semblaient sortir avec de la farine. Avons cru voir un moulin… En réalité il s’agit d’une coopérative féminine de solidarité pour la production et la commercialisation.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Ces dames ont un petit moulin pour moudre le blé, elles font des petits sacs d’épices, de couscous, qu’elles travaillent elles mêmes. Elles sont fières de nous montrer leur travail, la cuisine, le bureau mais aussi leurs douches. Nous les remercions et les gratifions d’un petit pourboire, elles semblent fort surprises. Quelle gentillesse, elles sont allées chercher la clé pour nous faire visiter.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De retour au camping nous retrouvons Odette et Emile mais encore Mireille et Michel. Nous échangeons nos bons coins, nos bons souvenirs de ce Maroc que nous aimons tant. 

    Paul, en bon samaritain, à dépanné  un quatrequatreux en lui programmant son démodulateur TV. 

     

     

    08 mars

     

     

    C’est une mélodie harmonieuse de ces petits oiseaux qui nous réveillent doucement. 

    Le soleil est déjà là dans un ciel sans nuages. 

    Chacun s’occupe… papote… 

    Elle est dure la vie de camping-cariste…. 

    Après le café balade en ville dans le ksar

      

    De Saïdia à Figuig

      

    Vous pouvez vous reperer, voici un nom de rue...

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

      

    Suivez nous dans ce dédale de ruelles parfois couvertes avec ses remparts qui ont parfois souffert.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

     

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Rencontre et discussion avec un marocain habitant Paris, toujours en activité, venu dans la famille pour un décès qui se propose de nous faire visiter la ville demain. Hélas nous partons.

     Courses en ville.

     

    De Saïdia à Figuig

      

    Repas à l’extérieur et même menu pour tout le monde : couscous.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

      

    Après midi repos pour tout le monde, bronzette, lecture, bricolage…. 

     Malgré la chaleur nous irons faire un tour dans le ksar Loudaghir. Il fait très bon déambuler dans des ruelles étroites que le soleil n’atteint pas.

    Le célèbre minaret octogonl en pierre de l'époque mérinide dont voici l'explication.

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Avez-vous tout compris ?

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Nous retrouverons Mohamed qui accompagne Mireille et Michel et le couple Jano332, je ne connais pas leur prénom. Photo de famille….

      

    De Saïdia à Figuig

     

    Mohamed nous demande d’aller avec lui voir la Mason d’hôtes Ajdir que voici.

     

    De Saïdia à Figuig

     

    De Saïdia à Figuig

     

    Retour par des ruelles toujours aussi étroites, parfois couvertes du ksar Ouled Slimane où nous rencontrerons une jeune dame parlant un français parfait car elle a poursuivi ses études.

     

    De Saïdia à Figuig

      

    Ce soir verre de l’amitié avec Mireille et Michel. Ne me demandez pas de quoi nous avons parlé. Top secret… Devinez plutôt. Tout simplement du Maroc et de nos amis marocains.

     Voilà une journée bien remplie mais très agréable.

     


    35 commentaires
  • 09 mars

     

    Ciel en demi teinte, soleil voilé, température agréable.

    Nous ne partirons qu’après le café, pris dehors comme d’habitude et après avoir salué tous les colistiers présents : B DFOSSEZ, Mmrobert72, Jano332 et Mohamed, le guide.

    Nous emprunterons la route touristique qui contourne l’immense palmeraie, contraste entre ce vert sombre et les djebels alentour ocre, mais rien d’extraordinaire à voir.

     

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Nous poursuivons donc notre course dans ce même terrain aride tout simplement dans l’autre sens. On peut souvent voir ceci : un mur, un portail, pas de clôture et rien d’autre.

      

    Figuig à

     

    Notre route joue à saute mouton dans cette immensité ocre ou presque rien ne pousse, seuls des grands troupeaux de chèvres ou de moutons y cherchent une maigre nourriture et çà et là une tente nomde.

     Figuig à

     

    Figuig à

     

    Repas de midi près d’une école avec une belle devise, il fait bien beau et nous pouvons manger dehors au soleil.

      

    Figuig à

     

    Beaucoup de tentes et de ramasseurs de truffes.

    Arrivée de bon heure à Bouarfa, après quelques courses nous nous installons au Camping Hôtel Climat du Maroc.

      

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Abdou discute avec nos hommes et nous propose la visite de sa ferme et de l’aménagement de son futur camping. C’est un personnage haut en couleur qui semble à son aise dans ce milieu rural. Nous pouvons voir sa basse cour, ses vaches,  ses veaux et ses chevaux.

      

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    La piscine est en eau,

     

    Figuig à

      

    les champs semés ou plantés d'oliviers,

     

    Figuig à

     

    la plateforme du futur camping est en dur, les sanitaires en préparation ainsi que la vidange des eaux noires. Nous lui conseillons de faire une plateforme pour la vidange des eaux grises, de ne pas positionner le robinet d’eau propre à proximité de la vidange et de faire des bacs à linge.

     

    Figuig à

     

    Nous terminerons cette visite autour d’un thé à la menthe et de succulents gâteaux.

      

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Retour à Bouarfa où nous assistons à la livraison des 80l de lait produit par ses vaches. Il est nuit la fontaine fonctionne et s’illumine de toutes les couleurs. Quel changement dans Buarfa.

    Ce soir avons la visite d’Abdel et de Mohamed, charmants instituteurs, à qui nous promettons de revenir l’an prochain. Inch Allah !!

     

     

    10 mars

     

     

    Soleil, nuage et brise ce matin.

    Hôtel Climat du Maroc

      

    Figuig à

     

    Nouveaux bâtiments administratifs de Bouarfa

     

    Figuig à

     

    Arrêt à Bouarfa pour l’achat de pain et donner à boire à nos camping-cars.

    Nous rencontrerons nos premiers dromadaires, pas mal de troupeaux en bordure de notre route.

      

    Figuig à

     

    Figuig à

     

    Arrêt à la ferme où nous prenons notre café, puis visite pour Barbel et Jack. Nous saluons Monsieur Abdoul qui arrive avec un peu de retard et reprenons notre route.

    Voilà un petit village blotti entre palmeraie et djebel dans cette immensité désertique et sableuse. Là l’eau fait des miracles….

    Bien qu’un peu monotone, cette route, parfois rectiligne court sur ce plateau aride aux environs de 900m d’altitude  où seuls quelques herbes à chameaux et quelques épineux poussent tandis que des djebels longilignes, hérissés et torturés nous font une haie d’honneur. Dans le lointain ils sont enveloppés dans une brume de chaleur bleutée.

      

    Figuig à

     

    Un mirage

     

    Figuig à

      

    Là planté comme une sentinelle au milieu du désert, un arbre lutte contre les éléments naturels qui se déchainent en toute saison.

      

    Figuig à

     

    Bouanane comme Boudnib n’ont pas échappé à la modernisation, grandes artères aux trottoirs pavés et éclairés par de grands lampadaires.

    Peu après Boudnid nous emprunterons la R 601, une route très agréable taillée dans la vallée du Guil qui forme de larges gorges. Les dernières pluies ont sans doute alimenté cet oued qui roule, pour une fois pas mal d’eau. 

     

    Figuig à

     

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    Contraste frappant entre le djebel Khang el Ghar aux couleurs rose ou ocre et la frange verte des palmiers et des cultures qui bordent l’oued. La vallée est magnifique. Par endroit les peupliers ont mis leur robe printanière qui se mêle intimement à celle argentée des oliviers tandis que les bouleaux sont encore dénudés.

     

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    Les ruines de la casbah Takounit

     

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    Nous traversons de nombreux petits villages dont les maisons, revêtues d’un crépi refait à neuf, se fondent dans le paysage.

      

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    Beaucoup d’enfants qui font des sourires, des signes amicaux mais aussi parfois des bras d’honneur.

    Quelques kilomètres avant Gourrama, la route n’est qu’à une voie, les bas côtés stabilisés et de niveau. Pas de souci pour se croiser ou se laisser doubler, de plus il y a  peu de circulation. Les passages d’oueds sont un peu dégradés  mais sans eau depuis que nous avons quitté la N10.

      

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    A Gourrama c’est jour de lessive dans l’oued.

      

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    La vogue à Gourrama auto tamponeuses...

     

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    La mosquée de Gourrama

     

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    L’arrivée sur Rich se fait dans une vrai poubelle à ciel ouvert, il ne s’agit plus de corbeaux comme auparavant mais de gros papillons de toutes les couleurs qui voltigent partout s’agrippant aux buissons, un vrai désastre.

    Rich étale ses maisons au pied du djebel Bou Hamid.

      

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    Installation comme d’habitude sur le parking vers les forces auxiliaires sans souci.

    Beaucoup de monde en ville c’est jour de souk, nous irons faire un tour et quelques achats.

      

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    Allo !! Allo !!!

     

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     Retour chez nous... En passant nous voyons des Messieurs jouer à la pétanque et juste à côté d'autres  Messieurs faire la prière dehors. Cette juxtposition nous fait bien rire. Pendant que les uns s'amusent les autres prient.

     

    11 mars

     

     

    Ce matin il fait grand beau.

    Change en ville et achat de pain. Nous voyons beaucoup de grands taxis garés sur la place principale ainsi  que de nombreuses fourgonnettes, un drapeau marocain accroché et une banderole incompréhensible pour nous. Nous supposons donc qu’ils sont en grève… 

     

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    Nouveaux transporteurs ...Les nouveaux "touctouc"

     

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    Djebel Bou Ahmid vers Rich

     

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    Le Ziz draine encore une eau boueuse, résidus des violentes pluies de la semaine dernière, un cordon de végétation suit minutieusement son cours. Les sommets de l’atlas sont encore pas mal enneigés.

     

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    Un cimetière

     

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    Pour une fois la route est un vrai billard, pas un seul bruit dans le camping-car, quel bonheur !

    La vallée du Ziz offre des paysages à couper le souffle, on ne se lasse pas d’admirer ces villages fortifiés, ces petites oasis verdoyantes et ses gorges impressionnantes rouges ou ocre entaillées par cet oued qui lors de fortes pluie devient fougueux et débordant. Cet endroit est le meilleur exemple des plis jurassiques de la région.

     

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    Nous traverserons le tunnel du légionnaire, ainsi nommé car creusé par la légion étrangère de 1927 à 1928 permettant ainsi  aux troupes française de franchir le massif de granit rouge le Foum Zabel, le chantier progressa rapidement grâce aux explosifs.

     

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    Les symboles de la Légion qui ornaient une entrée du tunnel ont disparu lors des travaux des années 1950. Reste deux inscriptions, la première sur l'entrée nord5 :

    La montagne leur barrait la route.

    Ordre fut donné de passer quand même.

    La Légion l'exécuta.

    et la seconde sur l'entrée sud :

    Le tunnel fut percé en six mois par quarante légionnaires

    L'énergie de leurs muscles

    Et leur indomptable volonté

    Furent leurs seuls moyens

    Suivent les noms des sous-officiers et légionnaires qui participèrent au creusement2.

    Notre route contourne les rives sinueuses du magnifique lac Hassan Assakhil reflétant ce ciel d’azur, les parois ruiniformes, rouges plongent dans des eaux d’un beau bleu. Une vraie carte postale, sous nos yeux curieux, qui souligne l’âpreté de paysage.

     

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    Arrivée à Ar Rachidia, ville moderne, ville de garnison, très propre, de grandes allées, des jardins. De nouvelles constructions voient le jour, elles sont protégées par de petites murailles d’enceintes, percées de grandes portes comme dans les anciennes médinas, ceci donne à la ville un petit air de jamais vu ailleurs.

     

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    Un transporteur défiant toutes les lois de l'équilibre...

     

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    Un petit arrêt au petit souk bien achalandé, nous avons déjà nos habitudes… permet d’acheter de l’eau et aux plus gourmands d’assouvir leur plaisir en s’offrant des gâteaux.

    Il est l’heure du casse croûte nous stationnerons donc un peu avant la source bleu de Meski. Quelques enfants réclament des stylos ou des dirhams, nous restons fermes et ne cédons pas à leur demande.

    Un petit tour, bien que nous connaissions, à la source bleu où l’eau sort de la cavité rocheuse et alimente une piscine dans un cadre luxuriant, transformé en camping. De la falaise l’on a une vue plongeant et imprenable sur une splendide palmeraie et la vieille casbah.

     

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    Peu après nous atteignons la plateforme. A nos pieds s’étale alors le début de l’immense palmeraie du Tafilalet, sans doute la plus grande du Maroc, plus de 800000 palmiers qui produisent de nombreuses variétés de dattes. Une vrai mer de palmier d’un vert sombre aux contrastes saisissant à cause la roche rouge qui l’entoure, est traversé par l’oued Ziz et ses affluents.

     

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    Nous ne sommes pas loin d’Aoufouss, nous avons donc chargé Joséphine de nous conduire au camping Hakkou. Au premier panneau elle semble nous diriger correctement. Un Monsieur nous arrête, il a envie de parler, nous raconte sa vie d’étudiant en France bouleversée par le décès de son papa. En tant qu’ainé de la famille il a du revenir au pays pour subvenir à ses besoins. Il nous précise que l’on peut aller au camping par cette route et il nous vante ses mérites.

    Au détour d'une rue... un puits

     

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    Joséphine restant silencieuse nous empruntons la route qui nous parait être la meilleure, route très étroite où les croisements deviennent vite le parcours du combattant. Ce fût une erreur mais nous revoilà sur la route principale, un soulagement pour nos chauffeurs.

    Au panneau suivant, la piste ne nous plait guère pourtant Joséphine insiste, mais nous la contrarions. Un pont nous tend les bras, Emile n’avait-il pas parlé d’un pont ? Grand signe du chef de chantier qui nous confirme l’impossibilité de passer et nous conseille d’appeler Ahmad sinon on va se perdre. Voilà qui est fait, Ahamd est là dans les cinq minutes et nous conduit par l’autre route à son magnifique petit camping. Un petit camping très propre, en bordure de la palmeraie, un camping familial où l’accueil est chaleureux.

     

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    Loin de la foule, loin du bruit, loin des sentiers battus nous nous sentons fort bien dans ce petit coin de paradis.

     

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    Thé et cacahouètes nous sont offert en guise de bienvenue.

      

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    Une journée bien agréable à travers des paysages fabuleux que l’on revoit avec beaucoup de plaisir surtout que le soleil brillait de mille feux et que la température était très agréable. Une journée comme je les aime, avec peu de kilomètres au compteur, avec des paysages cartes postales et des rencontres inattendues.

     

    12 mars,

      

    Nous trainons sous la couette….bien qu’il fasse déjà très beau, ciel d’azur où trainent quelques minuscules nuages blancs et grand soleil.

    Ahmad vient nous amener thé et cacahouètes ce matin, une geste que nous apprécions. 

     

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    Bercée par une douce mélodie : bruissement des palmes sous la brise et chant des oiseaux, j’erre quelques instants dans cette palmeraie qui jouxte le camping. Palmeraie cultivée minutieusement de façon ancestrale, le jardinier s’active bèche à la main. Des mini serres de fortune où poussent des potirons, là un carré de salades fraichement repiquées, là des fèves, là de la luzerne ou encore des céréales. Les figuiers commencent à épanouir leurs bourgeons et à étaler leurs frêles feuilles.

     

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    Ahmad grimpe au palmier pour nous attraper quelques dattes

     

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    Nettoyage, lessives, papotage, bronzage voilà nos saines occupations cette matinée.

    Un pain local délicieux, des radis du jardin d’Ahmad

     

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    auxquels nous avons ajouté un peu de beurre salé : un petit régal pour nos papilles. Nous mangeons dehors à l'ombre pour certains, au soleil pour d'autres.

     

    Nos voisines à l'ouvrage !!! 

     

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    Après le repas, repos dans nos relax. N’est-elle pas belle la vie de camping-caristes ?

    Vers 15h Ahmad et son ami nous accompagnent pour une grande virée. Ils nous expliquent la vie dans la palmeraie, nous montrent leurs plantations de légumes, de luzerne ou de blé. De grands moments de partage à la fraicheur des palmiers.

     

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    Moulin à huile

     

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    Nous visiterons les ruines du ksar où le grand père d’Ahmad a été gardien, passerons dans des ruelles couvertes où seuls des puits de lumière laissent apparaitre un peu de clarté, verrons le chef de l’association qui connait tout sur les palmiers, irons jusqu’au bord du Ziz d’où part un grand canal bétonné qui sert à l’irrigation des parcelles.

     

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    Un arrêt à l'association où deux dames travaillent sur des machines à tricoter manuelles (l'une d'elle à trouvé un remplaçant....)

     

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    Elle font de la couture, Barbel servira de mannequin...

     

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    Photo de famille au bord di Ziz

     

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    Au retour un arrêt chez lui où nous ferons la connaissance de sa maman, de son épouse et de son adorable fils Youssef. Nous nous délecterons encore une fois avec ce thé marocain que nous aimons, gâteaux et cacahouètes.

    Ahmad et son fils Youssef

     

    Figuig à Aoufouss

     

      Figuig à Aoufouss

     

    Voici le four qui a cuit ce pain délicieux que nous avons mangé à midi

     

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    Retour au bercail, le soleil rougit le ciel et disparait à tout jamais.  

      

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     13 mars

     

    Encore une journée très agréable chaude mais un peu ventée dès le début de l’après midi.

    Tout ce passe bien dans cet éden de verdure ici St Pierre se prénomme Ahmad.

    Matinée plutôt cool, chacun occupe son temps à sa façon, lecture, rangement, lessive, papotage, internet, relaxation….   Tout un programme ….. Une vraie vie de camping-caristes retraités.

    Notre repas de midi sera fait d’une pizza berbère, de la « maison » bien entendu. Nous n’en avions jamais mangé mais c’est un vrai délice.

     

    Figuig à Aoufouss

     

    Figuig à Aoufouss

     

    Nos voisins et amis ont eux aussi apprécié la leur tandis que nos petits héraultais se sont délectés d’un savoureux couscous.

     

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    Figuig à Aoufouss

     

    Figuig à Aoufouss

     

    L’après midi est encore plus relax…. Lecture, jeux et chaise longue pour se reposer de cette matinée fort chargée….

    Rester sur un relax aussi longtemps ne me convient pas vraiment, alors en amoureux nous partons sur la montagne voisine qui domine la vallée. Nous le regretterons pas, bien que courte la montée fût parfois un peu rude dans ces rochers qui souvent glissent sous nos pieds. Le sentier que nous empruntons s’évanouit comme par enchantement. Mais où allons nous passer ? Cela ne semble pas si facile. Nous trouverons une faille et gravirons le dernier ressaut.

     

    Figuig à Aoufouss

     

    Figuig à Aoufouss

     

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    Et nous voilà sur ce petit sommet tabulaire d’où la vue est imprenable, le Tafilalet, large ruban de palmes court, à nos pieds,  le long du Ziz.

     

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    Figuig à Aoufouss

     

    Des villages s’y  pressent, nous surplombons, habitations, camping  et mosquée.

      

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    Figuig à Aoufouss

     

    Voici le fameux pont qui a son histoire... Il sera bientôt opérationnel facilitant l'arrivée au camping

     

    Figuig à Aoufouss

     

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    Figuig à Aoufouss

     

    Mais il va falloir redescendre et éviter le même itinéraire pour faire une petite boucle. Côté Ziz c’est l’à-pic, donc impossible, nous chercherons encore une petite faille qui s’avérera un peu plus complexe, mais quelques pas d’escalade facile nous permettra de déjouer le piège et de changer ainsi d’itinéraire.

     

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    Courte mais agréable, à peine deux heures pour cette mini randonnée.

    Rencontre inattendue avec un chargment pas ordinaire !!! 

     

    Figuig à Aoufouss 

     

    Pour récompenser nos efforts Ahmad nous offrira, encore une fois, thé et cacahouètes, bien entendu pas seulement à nous, mais  à tous les six. Comme le vent n’a pas fini sa course infernale et qu’il soulève moult grains de sable nous restons à l’intérieur, à sept ce n’est pas très confortable et Jack en fait les frais… Tout en savourant ce thé nous regardons les DVD du mariage d’une sœur d’Ahmad. Nous sommes toujours surpris pas ces festivités qui sont longues et sans doute bien coûteuses, un vrai rituel,  dont nous ne sommes pas habitués. Il est un peu tard mais sommes ravis d’avoir assisté à un mariage berbère, en images.

    Ce soir quelques rafales déchirent le silence de la nuit, s'en suivent des tourbillons joyeux qui font virevolter de grains de sable dans une farandole sans fin.

     

     

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