• Jour après jour

     

    L’exportation de ce blog comporte quelques imperfections.

                                        Veuillez m'excuser......

     

     

     

    Le Portugal en bref 

              blason

     

            

     Petit pays d’Europe, 92 000 M2 et 10 500 000 habitants, ouvert sur la façade atlantique et protégé par l’Espagne au nord et à l’est, dont la capitale

           

     

     

        

               lisbonne Lisbonne sait mêler histoire et modernisme, gigantisme et dimension humaine, cocasse et classique, culture et distractions.

           

     

                Ce petit pays au charme discret, très accueillant, respectueux des traditions, aux grandes plages souvent surpeuplées, a su préserver son arrière pays avec sa nature sauvage, ses grandes propriétés agricoles, ses magnifiques vallées et le mystère de ses forêts et de ses lacs.

                Le Portugal est une terre de fête, difficile d’échapper au mélancolique Fado et aux danses folkloriques, sans oublier les pèlerinages biannuels de Notre Dame de Fatima qui attirent une foule considérable de fidèles.

                Difficile d’échapper aussi à la savoureuse cuisine portugaise basée sur les produits de la mer et la morue, la célèbre « bakalau », à ses azulejos, carrelage traditionnel décoré à la main, souvent bleus, assemblés sur un panneau mural, omniprésent dans les églises, les palais et les habitations, les parcs et les jardins où ils confèrent un charme visuel particulier et à sa légendaire hospitalité.

     

            

                Nous parlions déjà de ce voyage avec nos amis depuis pas mal de temps, nous en rêvions depuis des années, le remettant toujours à plus tard vu sa proximité, il se concrétise…

     

     

                 Suivez-nous………….                                                     

     

               Le départ est enfin décidé, c’est toujours un moment particulier. La porte de la maison se ferme, la clé tourne dans la serrure, le doux ronron du moteur nous réjouit, c’est un grand jour, un autre jour, une autre vie qui se profile… pour deux mois ou presque, à nous la liberté en laissant un peu nos soucis derrière nous….. Un dernier regard sur le portail qui se referme et nous voilà comme par enchantement presque dans un autre monde, un monde différent, un monde où l’horizon défile, les vacances, même si nous y sommes toute l’année. Les voyages en France ou à l’étranger sont des grands moments de bonheur que l’on voudrait toujours prolonger mais aussi partager.

     

                 Pour notre sécurité, il y a toujours quelqu'un chez nous.  

            

     

             Malheureusement Barbel et Jack ne sont pas avec nous, quelques petits soucis les ont contraint à y renoncer, nous sommes un peu triste mais ce n’est que partie remise.  Nous pensons très fort à eux et essayerons de leur faire vivre notre voyage dans la mesure de nos possibilités, espérant leur donner ainsi un peu de joies mais surtout pas des regrets. Seuls nos amis héraultais sont du voyage.

     

     

      De l'Hérault à Valanca do Vinho (entrée au Portugal)           

     

     (double clic pour obtenir nos étapes)      c'est              ICI

     

     

    L’approche

     

             Après quelques jours dans le midi, chez maman, le départ est fixé au 28 août.

              Rendez-vous, comme toujours, à Villemagne l’Argentière à 9h30.

              Le temps est magnifique grand ciel bleu et grand soleil, juste un petit vent inoffensif qui rafraichit l’atmosphère, nous ne nous en plaindrons pas.

             Dés l’arrivée Brigitte est déjà troublée… après nous avoir fait la bise, elle continue par Lucien… Que fait-elle ? lui dit-elle au revoir…. C’est le fou rire général….

             Traversons d’abord les monts du Caroux boisés d’où émergent des rocailles aux formes diverses puis la montagne noire et c’est là dès St Pons de Mauchien la ligne de séparation des eaux, elles coulent maintenant vers l’atlantique.

             Le ciel se fait de plus en plus menaçant, les nuages s’assombrissent et s’amoncellent… mais pas de pluie car le vent continue sa course folle et souvent en rafales.

             Repas de midi vers le lac de Lenclas.

             Terrains plats et monotones, grands champs de maïs s’offrent à nous. Notre but est de rouler…. 380kms au compteur…

             C’est après Pau que nous stationnerons sur l’aire de service de Sauvagnon, place du champ de foire. Le lieu semble calme, deux camping-cars sont déjà là.

             Apéro chez nos amis pour le briefing et nouveau fou rire, Brigitte se trompe de verre….

     

     

             29 août

     

             Ce matin nous ne sommes pas pressés, papotages par ci, papotage par là, pleins, vidanges, pain… 

             Départ vers 10h30 sous un grand ciel bleu où s’égarent de petits nuages blancs  et un soleil ardent, mais raisonnable.

             De rond point en rond point notre route défile au milieu des champs de maïs ou des collines boisées. La sécheresse semble sévir par endroit, les marronniers, les platanes ou encore les peupliers se sont déjà parés de couleurs d’automne, perdant leurs feuilles comme des pétales de marguerite à qui l’on conte fleurette.

             De belles fermes trapues avec d’imposants toits souvent à quatre pans jalonnent la campagne ainsi que quelques belles maisons de maitres.

             Un peu avant St Jean Pied de Port les inscriptions en basque font leur apparition, on a du mal à croire que l’on est en France. Surprenant…

             Des pâturages verdoyants où paissent de belles vaches aux robes beiges ou blanches jouxtent des forêts éparses. Nous prenons un peu d’altitude et les sommets se profilent de lointain.

             Repas de midi sur l’aire de service de St Jean Pied de Port, à l’ombre des platanes.

             La vallée se resserre traversant de petites montagnes, véritable camaïeu de verts (des près et des bois) et de rose violine (des bruyères), un ensemble pastoral merveilleux sur cette route du fromage.

             Un arrêt dans le typique village d’Espelette, ville du piment, très renommé dans la région, ville basque en symphonie en blanc et rouge. Nous flânerons dans ses rues piétonnes à la recherche de saveurs culinaires authentiques, flânerie agréable face à ces maisons où pendent les piments en corde.

             Nous repartons pour le petit train de la Rhune (montagne basque- Euskal mendia), tout proche, au col de St Ignace à 169m. Un authentique train à crémaillère qui nous amènera à la cime de cette montagne sacrée du pays Basque, à 905m d’altitude. Ce petit train construit en 1924, nous propulse à 8km/h à la cime. Là l’horizon se présente sur 360°, à perte de vue. Nos yeux se promènent sur les cimes de la chaîne de Pyrénées, suivent la côte Basque jusqu’aux plages landaises et se délectent de cette vue panoramique.

             Durant notre montée nous avons pu apercevoir : le Pottok, un petit cheval trapu et résistant qui vit ici en liberté, la Manech à tête rousse, une brebis de petite taille à fine laine dont le lait est utilisé pour le fromage de pays, les vautours fauves, rapaces emblématiques de la chaîne, qui survolaient avec aisance la Rhune et tournoyaient au dessus de nos têtes.

             Il fait un peu de vent mais à l’abri il fait très bon, le soleil nous réchauffe, nous pourrons ainsi prendre une consommation tranquillement en attendant l’heure de descendre.

             Ce soir apéro briefing et finalement changement de route pour écourter notre trajet et dégustation du gâteau basque à la crème.

     

     

    L’Espagne

     

                   30 août

     

             Départ 9h30 par beau temps, des nuages s’amoncellent sur les sommets de Pyrénées.  En peu de kilomètres sommes à la frontière, au fait qu’elle frontière !!! Elle est inexistante.

             Notre route serpente au gré du relief dans une vallée étroite entourée de collines boisées parsemées de petites prairies où se faufile, comme un serpent argenté le Rio Urumea qui se jette dans l’océan par un large estuaire à Zarautz.

             A Gétaria la pointe Isarrais s’élance dans l’océan d’un bleu profond et porte en son sein un beau phare blanc.

     

    Portugal 1642

            

             Repas de midi vers Deba avec en toile de fond la ville et cette côté découpée qui s’étire à perte de vue. C’est là que nous allons rentrer dans les terres.

     

    Portugal 1647

           

            Les infrastructures routières sont nombreuses mais souvent mal indiquées, certaines bourgades sont surprenantes, elles se limitent à deux rangées d’immeubles coincées entre la route centrale et la montagne. On peut voir beaucoup d’étendoirs aux fenêtres, on croirait un petit parasol carré sous lequel on a suspendu des fils.

             Nous atteignons un immense plateau bordé par des montagnes dénudées et rocailleuses, après une montée soutenue à 8% même si nous ne sommes qu’à 300m d’altitude et déjà au milieu des conifères.

             Arrivée à Bilbao, capitale de la Biscagne, située à 14km de l’océan sur l’estuaire du rio Nervion est une gigantesque agglomération industrielle. Nous avons décidé de visiter le musée, donc avons mis chacun notre GPS et là les problèmes commencent, on tourne à droite puis au gauche, on descend, on monte on passe dans de quartiers chauds et toujours pas de musée, les deux GPS n’indiquent pas toujours les mêmes directions… Certains sens interdits n’ont plus de secret pour nous…. Qu’auriez vous fait ? un sens interdit à droite, un sens interdit à gauche sauf bus et taxi et une minuscule route en face. Sans hésiter, risquant le PV avons suivi le taxi en priant le Bon Dieu qu’au feu suivant il n’y ai pas la police. Et bien devinez ? Il n’y avait personne.

             Nous avons enfin trouvé l’immense musée Guggenheim, fort impressionnant pas sa structure et adossé à un pont, mais impossible d’y aller. Donc nous ne verrons qu’une partie d’extérieur depuis la berge opposée du Nervión. Un musée à l’architecture très spéciale, une colossale structure en titane, calcaire jaune et verre marié au pont de la Salve. Le titane recouvre le musée d’écailles ou se jouent toutes les nuances de la lumière. De cette silhouette hasardeuse, un peu hétéroclite, à l’allure de bête mythique,  hachée par un enchevêtrement de volumineuses contorsions se dégage une dynamique extraordinaire.

     

    Portugal 1653

     

            Portugal 1661  

     

            La galère fût telle  que nous n’avons pas envie d’y retourner, dommage il est fort beau et d’un style très particulier, nous partons donc vers les lieux plus hospitaliers pour chercher un camping.

             Avec un peu de mal sortons enfin de la ville, direction Santander et prenons l’autoroute qui s’avèrera une autovia, après quelques hésitations la suivrons jusqu’à Comillas où nous irons au camping ACSI El Helguero à Ruiloba.

     

    31 août

     

             Le beau temps et le ciel bleu sont nos fidèles compagnons et la brume légère et bleutée enveloppe généreusement les sommets dans le lointain. Traversons des paysages riants, vallonnés et descendant en pente douce vers l’océan où de villages épars s’égrainent paisiblement.

             A Enquera piquons direct vers le sud, longeant le Rio Deva qui a un tracé en dents de scie et passons par le curieux défilé de la Hermina, curiosité naturelle sur vingt kilomètres, gorges serrées et hautes falaises impressionnantes ont parfois banni la végétation. Nos chauffeurs doivent rester vigilants car le roc avance dangereusement sur la petite route.

             Les paysages sont très beaux, mais impossible de stationner, rien n’est prévu à cet effet. Une route un peu dégradée prend des airs marocains mais nous conduit au col de San Glorio à 1609m, mais là encore pas de place pour s’arrêter et admirer le paysage, dommage car l’endroit est magnifique.

             A contre cœur nous continuons dans ce paysage fabuleux de moyenne montagne et passons de splendides gorges de Yso rendues spectaculaires par la couleur de la roche, spectacle à la fois sévère mais de toute beauté.

             Comme par miracle, un petit parking nous permet l’arrêt repas.

             Suivant la rive du rio Yuso débouchons sur le lac de Riano, lac tentaculaire qui s’étale dans un cadre de montagnes dénudés.

     

    Portugal 1686

           

    Portugal 1688

     

    Portugal 1690

     

            La route n’est qu’une succession de belvédères et de défilés où il toutjours difficile de s’arrêter. Celui d’Osja est grandiose à l’entrée du défilé de Los Beyos aux plis tourmentés. La Sella taille sur plus de dix kilomètres  les couches calcaires sur une hauteur impressionnante laissant place un minuscule talus où s’agrippent quelques malheureux arbres.

     

    Portugal 1703

     

    Portugal 1711

     

    Portugal 1713

     

            A Cagnas de Onis nous pourrons admirer un élégant pont romain en dos d’âne, avec une croix en son centre et jeté sur la Sella. Encore une fois pas d’arrêt possible. Un peu frustrant.

             Comme il n’est pas toujours aisé de trouver les routes désirées, nous prendrons l’autovia et irons au petit village de pêcheur Tazones à la pointe du même nom. Pour une fois un grand parking calme nous tend les bras, nous permettant ainsi un petit tour au port, l’océan y est un peu déchainé et de grandes gerbes jaillissent à grands fracas.

            

    Portugal 1727

     

            Le lieu nous semble calme et tranquille il deviendra donc notre chambre à coucher, nous ne serons pas seuls un camping-car et deux fourgons viendront nous tenir compagnie.

     

    01 Septembre

     

             La nuit a été bonne, mais ce matin le ciel est gris, le soleil boude mais la température est clémente.

             Un petit incident de parcours sans gravité, nous devons trouver un docteur, ce fût chose faite au village suivant à Venta de las Ranas. Dès notre entrée dans le dispensaire le malade a été pris en charge par la doctoresse, un anti-inflammatoire suffira. Mais alors la facturation durera au moins trois quart d’heure, pour ne pas payer puisque l’on a présenté la carte vitale internationale. De même à la pharmacie mais rapidement et avec beaucoup de gentillesse.

             Suivrons ensuite à route côtière, traverserons la lande et atteindrons  le cap de Penas, point le plus septentrional des Astueries. La falaise dominée par un phare est prolongée par un grand rocher avec de belles vues sur la côte rocheuse et les ilots écumants  malgré la marée basse.

     

    Portugal 1751

            

    Portugal 1754

     

    Portugal 1759

     

              Nous roulerons peu cet après midi, irons chercher un bivouac au bord de l’océan vers Salamir à la plage de San Pedro de la Ribera, stationnement dans un champ près de la petite plage avec quatre autres camping-cars. Petite balade en front de mer avec Brigitte, Paul bricole sur sa TV alors que Lucien se prélasse en lisant. Euréka elle fonctionne….

     

    02 septembre

     

             La nuit a été calme et réparatrice, ce matin le ciel est mitigé, la température est agréable, mais ciel et océan se confondent dans un gris bleu laiteux.

             L’autovia semble délimiter la végétation, à droite une frange côtière verdoyante, cultivée avec de nombreuses maisons cossues tandis qu’à gauche se profilent des montagnes boisées où toutes les essences cohabitent.

             Les tuiles font place aux ardoises et les couleurs éclatantes des maisons commencent à disparaitre, encore quelques beaux « Huerros » qui semblent beaucoup plus anciens et plus authentiques.

           Portugal 1797  Dés Castropol longeons la ria Ribeiro et faisons route pour le sud ouest direction St Jacques de Compostelle. Tantôt nous sommes sur l’autovia tantôt sur la nationale. L’autovia a le mérite de soulager nos chauffeurs, d’augmenter notre moyenne mais présente un inconvénient de taille : nous ne voyons rien ou presque. Nous suivons inlassablement le Rio Eo qui paresse dans la lande et les ajoncs et se tortille comme une vraie anguille pour le perdre définitivement après Pontenova.

             La route est parfois chaotique puis s’améliore pour notre plus grand plaisir et en quelques grands lacets nous atteignons un plateau à 595m où l’hiver doit malgré tout être assez rude au vu des panneaux qui longent la route (neige et dérapages) et où une brume légère nous enveloppe, adoucissant ainsi les contours.

             Nouveaux lieux nouveaux greniers à grains aux nouvelles formes. Plus l’on s’enfonce dans les terres plus l’habitat devient modeste, plus traditionnel, souvent en pierre. De nombreuses fermes abandonnées ou délabrées témoignent de la désertification des campagnes.

             Repas de midi à l’entrée de l’autoroute vers Lugo. Cette dernière nous conduira à l’entrée de St Jacques de Compostelle où la galère commence. Au lieu d’un village nous trouvons une grande ville où rien n’est indiqué. La rue prise par Lucien nous semble si incertaine que nous ne le suivons pas. Nous avons eu tord car nous nous sommes perdus et avons du rebrousser chemin afin de le retrouver sur un parking en haut de la ville et pas trop loin du centre.

             Visite au pas de charge sous la chaleur de la cathédrale qui date du XIème siècle, mais à l’extérieur elle a plutôt une apparence baroque. L’intérieur à un plan en croix latine avec de vastes proportions permettant la circulation des pèlerins. Le sanctuaire est d’une exubérance surprenante et le maitre autel surmonté de la statue de St jacques et richement paré, les orgues sont de toute beauté.

     

    Portugal 1832

            

    Portugal 1828

     

            Sur la place Obradoire se dresse l’hôtel de los Reyes Catolicos, aujourd’hui Parador national dont l’imposante façade est ornée d’un splendide portail. Face à la cathédrale, l’hôtel de ville arbore une façade très classique.

     

    Portugal 1806

            

             Un petit tour dans le quartier ancien, rue Vilar bordée d’arcades et de demeures anciennes qui est une rue très commerçante. Là s’arrêtera notre visite, nous reprendrons nos camping-cars pour chercher un camping près des Rias Bajas et particulièrement celle de Arousa à l’embouchure du Rio Alla qui est l’une des plus grandes et des plus découpées.

             Dans Ribeira nous verrons de nouveaux greniers à grains de forme très différentes, en béton, mais surtout surmonté de croix.

     

    CSC 1839

            

              Donc nuit au camping Ria de Arosa 2, niché dans la pinède, les chataigniers ou les lauriers roses mais assez loin de la côte. Nous irons manger au restaurant du camping, une excellente sole accompagnée de légumes, une « ensalada mixta » et un verre d’un excellent rosé local, le tout pour un prix très raisonnable.

             Ce fût une grande journée, 380kms au compteur demain nous partirons « quand nous… » demain sera un autre jour…..

     

    03 septembre

     

             Matinée cool nous ne sommes pas pressés, prenons notre temps tout en vaquant à nos occupations, tant et si bien que nous démarrons à 11h45 après avoir décidé de monter au point de vue sur les conseils de la secrétaire du camping qui parle un français parfait et pour cause elle est chti.

             La montée est rude 12% et nos camping-cars hoquètent. Un premier arrêt nous donne un aperçu sur la Ria de Arousa juste en contrebas, mais hélas une brume légère trouble un peu le paysage.

     

    Portugal 1859

     

             Nous montons au deuxième point de vue celui de Curota à 498m, de beaux chevaux broutent une herbe maigre et récalcitrante. Le panorama est grandiose malgré la brume qui persiste. On embrasse d’un coup d’œil toute la baie, les iles et les ilots ainsi que les nombreux parcs à moules ou à huitres.

     

    Portugal 1857

     

             Repas de midi sur le parking.

             Nous empruntons la même route à la descente toujours au milieu des eucalyptus dont l’odeur chatouille nos narines.

             Nous boudons l’autovia et poursuivons par une départementale qui sinue au milieu des villages et des ports, tout en contournant la ria. Les maisons sont à nouveau très colorées et les abris de bus ressemblent aux séchoirs à grain de Galice.

     

    Portugal 1878Portugal 1876

     

             Après le pont sur le Rio Ulla nous avons de grandes échappées sur la Ria fort découpée et d’un bleu profond.

             A Villanova décidons d’aller sur l’ile Arousa reliée à la terre par un large pont. On pourrait presque la comparer à l’ile de Ré, sauf que le passage est gratuit. Un magnifique petit port s’offre à nous ainsi que de nombreuses plages de sable fin.

     

    Portugal 1870

            

    Portugal 1875

     

             A l’entrée du pont des camping-cars sont là en stationnement. Pourquoi ne ferions pas comme eux ? Après avoir discuté avec les maitres nageurs on a la certitude que l’on peut rester là sans problème.

             Nous prenons le soleil fort agréable car la brise rafraichit l’atmosphère et préparons notre entrée au Portugal, en principe nous y serons demain.

             Brigitte et Lucien vont faire une petite balade, je peaufine l’itinéraire et vais aussi faire un tour, Paul préfère se ménager. Je tente de partir les pieds dans l’eau, impossible sauf chaussée car ce n’est pas du sable mais du gravier qui crisse sous mes pas. Longue promenade par la plage et retour par le sentier.

             Nous sommes très à l’ouest et les journées sont beaucoup plus longues à 21h30 il fait encore jour et je peux faire encore un tour avec Brigitte.

     

     

    04 septembre

     

             Il fait encore très beau ce matin, une brise légère nous amène quelques effluves d’iode. 9h30 c’est le départ, j’ai eu le temps de faire une petite marche rapide le long de la plage, histoire de me dégourdir un peu les jambes.

             Le paysage change un peu, toujours des champs de maïs, des forêts d’eucalyptus odorants mais aussi des vignes, pas très grandes, mais sur treille.

     

    Portugal 1882

     

             A Sanxenxo, station très animée de la Galice, pas d’indication, prenons donc le front de mer, peine perdu un sens interdit nous fait faire demi tour et passer dans des rues étroites où stationnent de nombreuses voitures, pas toujours aisé pour nos camping-cars. Prenons l’autovia et nous voilà encore en sens inverse et rebelote, encore un demi tour et nous voici  nouveau en ville. Enfin le GPS nous sort de cette mauvaise impasse. Nous suivons donc, de près ou de loin la ria de Pontavedra, les paysages maritimes sont agréables et de nombreuses plateformes s’étalent sur l’eau, nous supposons qu’il s’agit de mytiliculture ou d’ostréiculture.

             A Combarro nous voulions voir des séchoirs à grain, les fameux horreos alignés face à l’océan, nous ne verrons qu’un valse animée de dauphins, un spectacle peu courant et fort agréable, dommage nous étions un peu loin.

     

     portugal-5 1894 copie

    CSC 1965

     

    portugal-5 1893 copie

            

                 L’heure avance et impossible de trouver un place pour l’arrêt de midi, à Cangas où il n’y a pas plus d’indication, évitons le port et partons encore en sens inverse. Finalement trouverons une belle place face au port de Aldan dans une petite ria bien tranquille et mangerons dans nos véhicules avec une carte postale sous nos yeux.

     

    Portugal 1910

     

     Portugal 1911

     

     

    Portugal 1914

     

            Hguette et Paul dans quinze ans.....

                              

                       ou           Brigitte et Lucien dans vingt ans......

     

                                                        regardant le port.....

     

             Nous décidons d’abandonner cette côte inhospitalière pour prendre l’autovia, sur un grand pont suspendu traversons encore une belle ria, la ria de Vigo.

             Ces paysages découpés, de rias profondes, ces estuaires envahis par la mer, ces profondes échancrures procurant des abris sûrs aux navires, ressemblent aux abers bretons.

             En peu de temps nous arrivons à Tui et allons passer au Portugal.

     

     

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                                                         De Peso de Regua à Rio de Ornos

    04 septembre

     

           valenca.gif  Passons donc la frontière « invisible », sur un pont étroit sur le Minho, construit pas un jeune ingénieur espagnol inspiré par Eiffel. Un pont bi-fonctionnel la route au bas et le chemin de fer au dessus. Et nous voici donc au Portugal, à Valença do Minho, du haut de sa butte, rive gauche du fleuve, la ville à farouchement gardé sa frontière. C’est une curieuse cité du XVII siècle, constituée d’une place forte de style Vauban, parfaitement intégrée dans le paysage et encerclée de grandes douves. Elle forme un polygone irrégulier défendu par six bastions à échauguettes. Au nord comme au sud la ville est fermée par des portes blasonnées. Des remparts nord la vue s’étend sur la vallée du Minho et sur Tui sa rivale espagnole, dont le quartier ancien escalade une colline rocheuse rive droite.

     

     

    Portugal 1920

     

     Portugal 1931

     

     

     Portugal 1948

     

    Portugal 1940

     

     

             Malgré la chaleur, il est très agréable d’arpenter les ruelles étroites, tortueuses et pavées bordées de boutiques, d’admirer les façades de demeures renaissances et les églises.

     

    Portugal 1934

     

    Portugal 1935

     

             Nous avons retardé notre montre d’une heure, nous avons donc une heure de décalage avec la France.

     

    04 septembre

     

     

             Notre stationnement sous les platanes sur l’esplanade à l’entrée de la ville ne nous satisfait pas pleinement, nous irons donc un peu plus loin, sur un parking bien dégagé, face à deux superbes villas.

             La vie est belle, mais nous sommes devenus très raisonnables, apéro le week-end seulement et notre sacro-saint café ou thé quotidien se fait sans petits gâteaux.

     

    05 septembre

     

             La nuit fût brève…. Que de bruit…. Même les coqs en pleine ville chantent… de bon matin….ce n’est pourtant pas ceux de Barcelos…

             Ce matin un petit crachin persistant nous enveloppe mais s’estompe petit à petit. Nous ne monterons à au belvédère du Monté Faro, nous prenons donc la direction de Monçao.

             La vallée du Minho apparait majestueusement étalée au début du parcours pour disparaitre ensuite.

             Paysage agricole de champs de maïs et de vigne sur treille où sont installées de nombreuses et coquettes maisons. Parfois paysage de désolation où le feu à fait beaucoup de ravage, sautant de collines en collines traversant parfois la route et semblant épargner de nombreuses habitations, mais leurs occupants ont sans doute eu très peur.

            moncao.jpg A l‘entrée Monçao, un grand parking ombragé nous permet un stationnement agréable car le soleil fait sa timide apparition. Rencontre inattendue avec un Portugais affable, natif de village mais vivant en France vers Revel. Ce charmant Monsieur semble fort bien installé et ne pense pas revenir au pays, sauf pour des vacances. Il est en fourgon aménagé et visite à vélo sur route comme sur chemin.

             Promenade en ville en son aimable compagnie et est très heureux de nous parler de son passé.

             Mançao, ville fortifiée, charmante et intime, construite au bord du fleuve Minho qu’elle domine, est une agréable petite station thermale qui produit aussi le meilleur vinho verde de la région. S’y promener procure une certaine sérénité, on s’y sent bien.

     

    Portugal 1972

     

    Portugal 1976

     

             Il est près de midi et nous décidons de faire un peu de route jusqu’à Ponte de pontebarca.gifBarca, une petite bourgade au bord du Rio Lima où nous pensons aller au restaurant Gomes.

             De grands arbres protègent nos camping-cars du soleil assidu, quelques pas en ville et nous voilà devant le restaurant. Il est 14h, heure locale, mais aucun problème pour se faire servir. On nous avait prévenus, les anti-pasta amenées sur la table sont en sus. Effectivement nos avons eu de petits fromages et du beurre, surprenant en début de repas, nous y gouterons tout de même. C’est autour d’un plat de « morue à Bras » que se délecteront nos papilles, accompagné d’un rosé du coin très fruité et légèrement sucré, le tout pour une somme modique. Je crois que nous allons souvent manger de la « bacalhau » plat Portugais par excellence et dont nous raffolons.

             Il fait chaud, nous allons prendre le rythme du pays, nous reposant les après midi et sortant le soir.

             Il est vrai que nous sommes dimanche, les familles sont entrain de piqueniquer sur les berges du fleuve ou de faire la sieste installés sur des serviettes de bain.

              Nous sommes confortablement installés à la terrasse d’un café à Ponte do Barca, près du fleuve Lima à l’ombre des platanes et voilà pourquoi vous pouvez nous lire. La Wifi libre ne fonctionne pas mais la serveuse nous à gracieusement donné son numéro et en plus elle parle notre langue. Ici les gens sont super sympathiques et serviables. Nous avons bien un mini dictionnaire acheté ce matin mais il n'est que d’un maigre secours.

     

    Portugal 1982

     

                                   Eglises de Ponte Barca 

     

    Portugal 1983

     

     

    Portugal 1990

     

                                        Le marché couvert et le pilori

     

     

    Portugal 1995

     

                                            Ponte Barca by night

     

    Portugal 2006

     

    06 septembre

     

             8h départ pour nous seulement, nos amis préfèrent rester sous la couette… En route pour Lindoso, nous les reprendrons au retour.

             De près ou de loin suivrons la vallée de la Lima aux eaux profondes d’un vert sombre qui serpentent paresseusement au milieu des collines boisées. Le ciel est chaotique et la brume masque les sommets alentours.

             Adossé en amphithéâtre aux flancs de la serra Soajoo vers 460m d’altitude,Portugal 2007Lindoso étage quelques maisons austères en granit qui s’intègrent dans le paysage rocheux, mais les constructions récentes sont maintenant en grand nombre.

     

     

     

     

     

        

    Les petits édifices en granit, juchés sur des pilotis sont surmontés pour la plupart d’une ou deux croix, leur exécution date du 18 et 19ième  Portugal 2011siècle, certains sont encore utilisés de nos jours pour le séchage et stockage du maïs.

            

     

     

     

     

     

     

        

    Portugal 2018

     Portugal 2025

     

     

     Edifié au 13ième, mais restauré, le château offre un donjon crénelé au milieu d’une petite enceinte à bastions et échauguettes, sa situation stratégique face à la frontière espagnole lui valu d’être attaqué à plusieurs reprises.

     

    Portugal 2028

     

             Après ce spectacle inattendu nous retrouverons à Ponte do Barca nos amis et après pontelima.gifle traditionnel café, prendrons la direction de Ponté de Lima.

             Ici un très beau pont médiéval d’origine romaine, de 277m de long et 4m de large, à quinze arches en plein cintre alternant avec des piles ajourées, enjambe le fleuve au cours tranquille. La ville a un charme particulier avec ses ruelles bordées de constructions romanes ou gothiques et son cadre agréable au milieu des vignes et des collines verdoyantes.

     

     

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    Portugal 2037

            

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    Portugal 2047

     

              Nous flânerons le long des quais sous une voûte de platanes jusqu’à une petite chapelle fermée. Là, devant une grille laissant entrevoir le cœur nous rencontrerons un Monsieur, priant avec beaucoup de ferveur, chose que nous voyons plus chez nous.

             Juste le temps de rentrer aux camping-cars et la pluie commence à tomber. Repas de midi avant l’entrée de l’autovia vers Santo Oridio. La pluie s’intensifie mais nous continuons notre route vers Viano do Castello où nous arrivons rapidement.

             Vu le temps un petit briefing s’impose, qu’allons nous faire ? Samedi se tient à Ponte Lima une fête « la ferias novas » que nous aimerions voir. Donc allons adapter notre programme en conséquence.

             Il pleut encore donc impossible de visiter la ville nous prenons donc la direction du nord pour aller à Caminha petite ville fortifiée qui défendait le Portugal contre la Galice en contrôlant l’estuaire du Minho.

             Le ciel reste sombre mais la pluie cesse nous ferons donc un petit tour en ville où s’ordonnent autour de la place, de vieilles maisons de granit, la tour de l’horloge, l’hôtel de ville et l’église paroissiale. C’est une église forteresse de style renaissance dont l’intérieur est orné d’un plafond en érable, au pied de chaque statue est placée une gerbe de fleurs naturelles. Avec Brigitte nous allumerons quelques « loupiottes » en guise de cierges.

             Le soleil est revenu, nous allons chercher notre chambre à coucher vers les plages, celle de Melodo ne nous convient pas vraiment, cependant au large nous apercevons, telle une sentinelle marine, perchée sur son éperon, une forteresse Portugaise datant de la guerre d’Espagne.

             Nous poursuivrons pour atteindre la plage Afife au nord de Viana do Castello. Beau coucher de soleil sur l’océan.

     

     

    07 septembre

     

             Ce matin le ciel est triste et pleure, de grosses larmes roulent sur nos camping-cars. Qu’allons-nous faire ?

           vianacastelo.gif  Nous prenons notre café et regardons les gens sur le parking, le ciel semble s’éclaircir lentement, donc direction Viana et nous aviserons après.  Encore une fois il est fort difficile de se garer, pas de places libres et les centres commerciaux n’ont que des parkings voitures. Ce n’est que vers les pompiers que nous pourrons garer nos petits cubes en toute tranquillité.

          Le soleil a fait son apparition, laissons donc nos goretex dans la penderie et partons à la recherche d’un restaurant, rue Viana, mais où est-elle cette rue ?

    Finalement nous la trouverons en centre ville vers la place de la république.

             Il est grand temps d’y arriver, le ciel s’obscurcit rapidement et la pluie tombe.

             Nous voilà dans une petite rue, un modeste restaurant à l’étage, le patron parle un peu notre langue. Comme partout il nous amène un petit hors d’œuvre (acepipes) ici du fromage, il n’est pas offert en guise de bienvenue, mais bel et bien payant.

             Les hommes commanderont un cabrido (cabri) à l’étouffé, il sera copieusement servi avec riz et pommes de terre au four. Quant à nous un plat de bacalhau (morue), Brigitte de la morue pochée avec pommes de terre et pois chiche et pour moi morue frite avec oignons et pommes de terre, le tout délicieux, avec en plus salade et tomates. Les parts sont si bien servie qu’une demi nous aurait suffit. Nous étions pourtant prévenues. Le prix est plus que raisonnable, d’ailleurs le restaurant ne désempli pas.

             Dès notre sortie le soleil et le beau temps sont revenus. Nous allons donc flâner dans cette petite ville charmante blottie entre la Lima, la mer et la montagne.

     

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             En bordure du fleuve visiterons le navire Gil Eannes, navire hôpital, construit en 1955, qui a soutenu la flotte morutière Portugaise qui opérait sur les bancs de Terre Neuve ou du Groenland. Pour le sauver de la destruction la ville de Viana l’a transformé en musée.

     

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           Mais le capitaine est une femme !!!

     

     

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             Nous apercevrons le pont Eiffel lancé sur la Lima, pont métallique à deux tabliers superposés, l’un ferroviaire et l’autre routier. 

             Au hasard des rues piétonnières nous découvrions de vieilles demeures aux façades armoriées. La place de la république forme un ensemble harmonieux.

      

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             Sa fontaine construite en 1954 trône en son centre, elle fut durant des siècles le point d’approvisionnement en eau potable de la population. Tout autour sont ordonnés de nombreux édifices :

              l’ancien hôtel de ville dont la façade a conservé un aspect primitif, au premier étage se trouvait la salle du conseil et sous les arcades les scribes rédigeaient là, pour les illettrés, des requêtes et autres documents adressés à la mairie.

             l’hôpital de la miséricorde, édifice renaissance et manuélin avec une très harmonieuse façade. 

     

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             Flânerons dans les ruelles, au grès de nos envies, admirant au passage de jolies demeures, témoin d’un passé commercial fructueux. Prendrons le funiculaire pour monter à la Basilique Sainte Lucie qui du haut de la colline contemple la ville. Un gros gâteau gris néobysantin précédé d’un vaste parvis et d’un escalier monumental. Le dôme central culmine à 57m au dessus du sol, empruntant un ascenseur nous pourrons accéder à la partie supérieur, la vue y est imprenable sur la ville, l’estuaire et l’océan qui écume le long de belles plages de sable fin.

     

     

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             L’intérieur est en opposition avec l’extérieur, éclairé par trois rosaces, avec un autel simple tout blanc sous la coupole ornée de fresque, c’est la messe nous resterons en retrait sur la porte.

     

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             En fin d’après midi retrouverons nos camping-cars et irons passer la nuit sur la plage nord, trois autres camping-cars français y stationnent aussi.

             Après un repas plus que frugal, alors que ces messieurs sont devant la tv, nous irons faire une bonne marche sur la grande jetée qui conduit à l’embouchure du fleuve. Le coucher de soleil est magnifique, le ciel s’embrase et tandis que l’océan, même à marée basse, rugit en roulant des grosses vagues  écumantes. Il prend des couleurs mauves, le rendant encore plus farouche et menaçant.

     

     PORTUGAL 2010 2ième Partie

     

    08 septembre

     

     

     

             La nuit n’a pas été très calme, des va et vient, des voitures mais aussi la pluie. Ce matin nous ne sommes pas pressés c’est journée relâche, lessives et rangement.

     

             Le ciel est menaçant mais pas de pluie, nous allons faire un tour en bordure de plage, mais hélas nous devons rentrer rapidement le ciel nous tombe sur la tête.

     

             Direction le nord, arrêt courses à Intermarché et repas de midi sur le parking, pour le camping siera de Gelfa à Ancona où nous pourrons utiliser les machines à laver.

     

             Camping un peu surprenant, beaucoup de caravanes avec auvent, et terrasse (parfois dallées) mais le tout protégé par des espèces de grandes tentes plastique jaunes ou grises qui englobent le tout.

     

             Il fait à nouveau beau, le soleil brille et le ciel est bleu.

     

             Le restaurant de parc aquatique attenant est une zone wifi, donc en sirotant un thé nous profiterons de cette aubaine pour mettre à jour notre messagerie et blog.

     

     

     

    09 septembre

     

     

     

             Décollage vers 10h, après le café traditionnel, sous un temps exceptionnel.

     

             Traversons la grande zone industrielle de Viana où des grandes cheminées de briques rouges se dressent dans un ciel d’azur où s’effilochent quelques nuages blancs, puis de grands bois où eucalyptus et pins cohabitent. C’est endroit ombragé et frais est le terrain de jeu de ces dames en jupettes ou en short  qui font le plus vieux métier du monde.

     

             L’arrivée sur Barcelos est impressionnante, des voitures partout, pas une place de barcelosparking libre, j’avais oublié que le jeudi était jour de grand marché. Tournerons encore une fois, parfois dangereusement…. Avant de trouver des places agréables où nous pourrons nous installer pour le repas.

     

             Un tour au marché, un grand marché coloré qui reste malgré tout rural et authentique, l’un des plus grands et des plus anciens du Portugal. Il s’étale sur une vaste esplanade au centre de la ville. On peut y trouver tout ce que l’on veut. D’un côté les paysans vendant leurs produits, coqs et poules vivants, légumes et quelques fruits, de l’autre l’artisanat et les vêtements, les coqs peints y tiennent une bonne place, symbole de la ville il est devenu le symbole du Portugal.

     

     

     

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             Barcelos petite ville située sur la rive droite du Cavado dispose d’un quartier ancien situé autour du pont médiéval. Le coq de Barcelos et sa légende. Un pèlerin, se rendant à St Jacques de Compostelle, fût accusé de vol alors qu’il quittait la ville. Dans l’incapacité de prouver son innocence il fût condamné à la pendaison. Il tenta alors une ultime démarche auprès du juge et avisant le coq rôti destiné au repas de ce dernier, déclara que pour preuve de son innocente le volatile se lèverait et chanterait…Le miracle eut lieu et le pèlerin fût libéré. Depuis ce jour là le coq est l’emblème de la ville.

     

     

     

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             Nous nous promènerons dans la ville, visitant les ruines du palais des ducs de Bragance, palais construit au 15ième, aménagé en petit musée archéologique de plein air, l’église paroissiale tout proche construite au 13ième, à la façade sobre. L’intérieur est bordé de chapelles baroques, les murs revêtus d’azuléjos. Dans le petit jardin situé devant s’élève un pilori portant un lanternon en granit.

     

             Quitterons la ville par la route 205 qui nous conduit de villages en villages, mais pas facile de trouver un lieu pour la nuit. Une petite place vers une église nous tend les bras, mais le clocher sonne tous les quarts d’heure, cela semble beaucoup pour notre tranquillité. Poursuivons donc au village de Soutelo. Mais devinez où ? Tout près d’un sanctuaire où le clocher sonne encore toutes les quinze minutes.

     

     

     

    10 septembre

     

     

     

             Cette nuit nous avons tout eu, le clocher, le coq, les dindons, les pigeons, les poubelles, les chiens, les voitures et j’en oublie certainement….Je vous laisse imaginer la nuit que nous avons passé.

     

             Le beau temps est revenu avec ses températures très agréables et un ciel d’azur que pas un nuage ne vient assombrir.

     

             Ce matin nous sommes donc pèlerins pénitents nous allons visiter Bom Jésus do Monte, tout près de Braga, bienvenue aux amateurs d’art baroque et d’architecture religieuse.

     

             La via sacrée est un parcours initiatique, commençant par un élégant portique surmontée d’une croix et s’achève par une autre croix entre les deux tours de l’église.

     

             Monterons donc au sanctuaire par cette voie sacrée empruntant l’escalier monumental, pas à genoux, comme les anciens pèlerins. Ce dernier est bordé de chapelles correspondant aux stations du chemin de croix, abritant ainsi une scène de la Passion évoquée par des personnages en terre cuite, grandeur nature. Auprès de chaque chapelle on peut voir une fontaine  ornée de motifs mythologiques. Cet immense escalier se poursuit par celui des cinq sens et enfin celui des trois vertus dont les rampes blanches se croisent.

     

             Nous aurions pu emprunter le funiculaire, inauguré en 1982, funiculaire à eau, un des plus ancien du monde.

     

     

     

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             A la base de l’escalier des cinq sens deux colonnes où s’enroule un serpent, l’eau sort de sa gueule et tournoi le long de son corps, au dessus la fontaine des cinq plaies, puis à chaque palier un fontaine allégorique se rapportant aux cinq sens, l’eau jaillit des yeux pour la vue, du nez pour l’odorat, des oreilles pour l’ouïe, de la bouche pour le goût, puis un personnage tenant des deux mains une cruche d’où l’eau coule représente le toucher.

     

     

     

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            Quant à celui des trois vertus chaque fontaine évoque la foi, l‘espérance et la charité.

     

             Chaque balustrade est décorée de statues évoquant les personnages de l’ancien testament.

     

             L’église est très sobre mais le cœur de toute beauté, est décoré d’un calvaire dans le style des chapelles.

     

             L’ensemble est une merveille maitrisant parfaitement la symétrie et une profusion d’art baroque Portugais.

     

             L’escalier comporte 575 marches, faciles à monter avec de nombreux paliers mais il permet d’apprécier l’architecture baroque et la beauté de cadre naturel.

     

             Nous sommes garés sur un parking ombragé et agréable, nous y prendrons donc notre repas de midi.

     

             Ce dernier terminé, nous remonterons par une petite route sinueuse et ombragée pour rejoindre le Mont Sameiro à 572m. Ce dernier est couronné un sanctuaire, lieu de pèlerinage très fréquenté. On peut y accéder par un grand escalier encadré de deux colonnes portant des statues. Une grande crypte souterraine fait penser à l’église de Lourdes. Un grand escalier de 265 marches mène à la lanterne de la coupole, d’où la vue est parait-il imprenable. Nous ne tenterons pas l’expérience. Le thermomètre placé, devant l’église au soleil affiche allègrement 35°.

     

      

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             En trente kilomètres seront rendus à Ponte de Lima, un camping improvisé pour autocaravanes est indiqué à la sortie ouest de la ville. C’est une très bonne solution car nous ne savions pas où stationner en ce week-end de Ferias Novas.

     

             Il n’y a encore que peu de monde et nous pouvons choisir notre place sur ce terrain herbeux. Mais petit à petit il se rempli, des nombreux camping-cars Portugais sont là ainsi que de nombreuses tentes et quelques caravanes.

     

             Merveilleusement situé, ce parking nous permet d’atteindre la grande allée de platanes (reliant le centre ville) où se trouvent les marchands ambulants, les manèges, autres jeux et restaurants de rues. Pour l’occasion de cette grande fête la ville, le pont romain et les églises sont illuminées. Nous rentrerons vers 22h30, l’heure où les Portugais commencent à sortir.

     

      

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                    Dormirons nous ?

     

     

     

     

     

    11 septembre

     

     

     

             Comme vous vous en doutez nous avons passé une folle nuit….Mais ce matin nous n’aurons pas plus de tranquillité, des jeunes, un peu éméchés, ont mis une radio de voiture à tue tête et se trémoussent au son des boum boum boum…. Ce n’est que quelques heures plus tard, quand la batterie aura rendu l’âme, que le silence revient.

     

             Nos voisins Portugais sont très aimable, le Monsieur parle le français  et nous donne quelques « bons tuyaux »…

     

    Ainsi se passe la matinée à papoter ou à se reposer. Repas dehors à l’ombre de nos stores car le soleil est bien présent et plutôt chaud. Nous apprécions nos relax après le repas, il fait un petit air qui tempère l‘atmosphère.

     

             Vers 15H nous irons en ville tenter de dénicher la bonne place pour voir le défilé. Malgré beaucoup de monde nous arrivons à être au premier rand, chacun son choix, nous au soleil mais à notre goût pour la visibilité, nos amis à l’ombre coincés entre mur et personnes assises.

     

             Un défilé, avec la participation des villageois des alentours en habits traditionnels souvent ornés de bijoux, des groupes folkloriques de toute la région et des chars conduits par des tracteurs faisant revivre des vieux métiers, s’étire le long des rues de Ponte de Lima. Les traditions ne se sont pas perdues et la culture populaire reste vivace danses et chansons animent cette « Feiras Novas ». Je ne pousse pas plus loin la description vous verrez cela en photos, dans le diaporama.

     

     

     

     

     

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               Durant deux heures sous un soleil de plomb nous resterons là à admirer cette manifestation, comme un nombre considérable de Portugais qui se sont déplacé pour cette fête. Il est de coutume d’aller vers les chars chercher, pains, gâteaux, miel, fèves ou vin.

     

     

     

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             Nous irons vers nos petits cubes blancs pour prendre un peu de repos maintenant que le soleil baisse à l’horizon et que la fraicheur commence à arriver. C’est aujourd’hui samedi et nous prendrons tranquillement un Kir au vinho verde du coin offert par Brigitte et Lucien.

     

             Après un repas léger nous retournerons seuls en ville faire des photos des illuminations, manger quelques churros et se connecter à la borne wifi libre près du syndicat d’initiative.

     

     

     

    12 septembre

     

     

     

             La nuit sera un peu plus calme et meilleure pour certains. Et maintenant direction braga.pngBraga, le plus important est de faire les services. Plus d’eau pour certains, peu pour d’autres…  Je suppose que vous devinez !!!!

     

             Notre petite route traverse une région de collines où la végétation est généreuse, les châtaigniers peuvent cohabiter avec quelques palmiers décoratifs mais aussi des vignes, toujours des grands pieds sur échalas, des pins ou encore de eucalyptus et des oliviers.

     

             C’est sur le parking de Bom Jésus que nous ferons nos pleins en demandant l’autorisation à la petite grand-mère qui s’occupe des toilettes en la gratifiant généreusement.

     

             Puis direction la ville pour tenter de se garer, toujours aussi peu d’indication, mais quelques places vers le marché nous permettent une halte proche du centre historique.

     

             Braga  combine l'importance religieuse et la prospérité commerciale et industrielle d'aujourd'hui.

     

             Notre première occupation sera de trouver le restaurant « Frigideiras do Cantinho » pour goûter la spécialité du coin, la Frigideira, un feuilleté à la viande où parait-il elles sont les meilleures du coin et les plus goûteuses. Les parts sont si copieuse au Portugal que nous décidons donc de prendre une dose, comme ils disent, par couple, donc deux frigideiras et deux bacalhau natta, sorte de brandade avec des morceaux de morue et de pommes de terre avec de l’oignons, ce fût un petit délice pour même pas dix euros par personne avec café et eau. C’était largement suffisant car en plus on nous a servi une salade mélangée.

     

            Comme dit le routard « à noter le sol transparent qui tombe en ruine…."nous le découvrirons en allant au petit coin car nous avons mangé dehors confortablement installés à l’ombre, dans la rue piétonne.

     

             La température oscille entre 30 et 33°, se promener en ville relève du parcours du combattant, rien n’est indiqué. Nous flânons dans le centre historique de Braga surnommé la « Rome » Portugaise. Un nombre d’églises nous attendent et de marcheurs on va devenir pèlerins.

     

     

     

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             Dressée au cœur de la ville, la cathédrale forme un large complexe avec l’église elle-même, le cloitre et les chapelles qui gravitent autour. Au dessous du chevet hérissé de balustres et de pinacles trône Notre Dame du Lait. A l’intérieur un buffet d’orgues constitue un ensemble baroque de toute beauté, (mais ici photos interdites) dont l’exubérance choque par rapport à la sobriété architecturale de la nef.

     

      

     

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              La fontaine du Pélican de style broque trône devant le palais  épiscopal et l’hôtel de ville.

     

     

     

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             Un petit tour sur la place de la République pour voir les arcades rénovées en 1715 devant lesquelles nous aurions du voir un beau jet d’eau et l’église de la Congrégation.

     

             Il fait très chaud le mercure atteint allègrement les 33° nous allons donc stationner sous les grands arbres du parking de Bom Jésus. Là sont installés de nombreux Portugais sans doute venu chercher un peu de fraicheur et manger en famille.

     

             Ce soir le calme semble revenu bien que quelques voitures circulent encore.

     

     

     

    13 septembre

     

     

     

             Effectivement la nuit a été calme et nous avons bien dormi, il n’en est pas de même pour Brigitte et Lucien.

     

             Le soleil est toujours bien présent et commence à chauffer, heureusement un vent léger souffle rafraichissant ainsi l’atmosphère.

     

             Nous partons donc pour la haute vallée du Cavado dans le nord du Portugal la région Trâs Os Montes, région aux climats extrêmes où les méfaits de la modernisation ne se pas trop sentir dans les petits villages reculés.

     

             Dès la sortie de Braga la route serpente à flanc de colline et l’on domine la vallée  élargie du Cévado, profonde mais sauvage où se blottissent quelques villages. Nos parcourons des collines dénudées hérissées de curieuses roches ruiniformes.

     

             Cette vallée disparait alors qu'une autre très riante, parsemée de hameaux,celle du rio Ave apparaît sur notre droite. Fougères, genêts et bruyères nous accompagnent. Dans le lointain les collines boisées aux crêtes dénudées défilent.

     

             La nationale 103 que nous empruntons surplombe à nouveau la Cavado que nous allons suivre et dominer. De belles vues apparaissent sur la retenue de Caniçada qui se faufile au gré du relief, dommage les collines environnantes ont été ravagée par le feu. Un peu plus loin on contourne la retenue de Paradela, retenue à 112m au dessus du fleuve.

     

             Poursuivant notre route nous arrivons au grand barrage de Do Alto Rabagâos, nous le contournons par la gauche mais avons beaucoup de mal à l’approcher. Nous quitterons donc la 103 pour prendre une toute petite route fort étroite mais en bon état et nous pourrons, par un chemin jeepable, accéder à son bord. Un grand lac eaux eau bleues parsemés d’ilots s’offre alors à nous.

     

     

     

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             Il est un peu tôt pour le repas mais le lieu est idéal pour un petit décrassage du frigo de Lucien qui fonctionne au ralenti, nos hommes s’affairent alors que nous préparons le repas. Repas que nous prendrons dehors et au soleil.

     

      

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             Notre route caracole en altitude nous atteignons les 700M et avons une belle vue le barrage, une imposante muraille de deux kms, au tracé en baïonnette, flanqué en amont de trois portiques  commandant les vannes.

     

             Nous visitons le Portugal profond et rencontrons plus de tracteurs que de voitures, heureusement car la chaussée est très étroite, parfois on à l’impression d’aller nulle part et l’on se demande où l’on doit continuer.  

     

             A Alturas de Barroso, village traditionnel, nous demandons notre route, ici les Portugais souvent expatriés, parlent français. Discutons avec un Monsieur qui habitait à Marsannay la Côte, mais qui est retourné au pays, laissant sa maison à son fils. L’autre Monsieur vit à Paris mais est venu en vacances dans son village. Nous profitons de la livraison du boulanger pour acheter notre pain, car n’avons trouvé aucune boulangerie sur notre chemin.

     

             Mais le village le plus typique est Vilarinho de Seco, un hameau de montagne aux maisons rustiques en pierres sèches, souvent aux toits d’ardoises, les poules errent sous les espigueiros, encore utilisés de nos jours. Les grands-mères, habillées de vêtements noirs, tricotent et bavardent sous les porches à l’ombre et à la fraicheur, comme à l’ancien temps chez nous. Une odeur de bouse nous rappelle le temps où nous allions en vacances à la montagne garder les vaches. Nous discutons avec une jeune dame qui nous explique que la vie est rude, qu’il fait très chaud, elle va ramasser les pommes de terre et nous la revoyons sur son tracteur. Tout le monde nous salue et nous dit un petit mot en français. Les Portugais sont très aimables et très serviables.

     

     

     

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              Dans les champs, délimités par de grands murs en pierres sèches, quelques troupeaux de bovins paissent, bœuf de la race des barossâ avec d’immenses cornes.

     

      

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             La descente vers la 311 se fait au milieu de blocs de rochers souvent arrondis et polis pas l’érosion. Malheureusement par endroit la forêt a été dévastée par le feu, laissant un paysage de désolation. 

     

     

     

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               Quelques kilomètres plus loin, dans un cirque de forêts verdoyantes, se niche boticas.gifBoticas où nous irons au camping municipal (10,5€ avec électricité). Nous pourrons faire une grande lessive et surtout la sécher car il fait très chaud 33°et il y a un peu de vent. A 22h45, heure locale, il fait encore 22° et jusqu’à présent nous étions dehors entrain de pianoter.

     

     

     

    14 septembre

     

     

     

             Décollage difficile ce matin encore départ 9h50, au risque de me répéter je dis encore grand beau et ciel d’azur.

     

             Nous roulons dans un décor de petits monts aux aspects contradictoires tantôt déchirés tantôt bombés. Une agriculture de montagne sans doute difficile, seuls de lopins de terre sont cultivés, des vignes, des champs de courges et de maïs récalcitrant qui semblent s’étioler sous la chaleur.

     

           chaves  L’arrivée sur Chaves est très difficile, pas de parking adéquat en vue, des sens interdit partout, des travaux et des rues étroites.  Nous irons donc faire des courses à Leclerc, mangerons sur le parking et partirons ensuite visiter la ville.PORTUGAL-1 2521

     

             Chaves est une station thermale, blottie dans une plaine fertile, traversée par la Tâmega qu’enjambe un pont romain du 3ième, il aurait été construit par l’empereur Trajan, mais résiste encore fort bien aux crues qui s’avèrent parfois violentes en automne. Il nous permettra d’accéder à l’église Santa Madalena toute proche.

     

     

      

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             Unique vestige du château fort disparu un donjon, crénelé à échauguettes domine la ville.

     

     

     

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             La place de Camôes est au cœur du vieux quartier de la ville, calme, élégante, aux maisons blanches rehaussées de balcons à encorbellement colorés. En son centre, devant l’hôtel de ville, à la façade d’époque classique, trône la statue de Dom Alphonso, premier duc de Bragance.

     

     

     

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             Juste à côté se dresse l’église de la Miséricorde, édifice baroque du 17ièmeagrémenté par des colonnes torsadées. Les murs intérieurs dont couverts d’azulejos représentant diverses scènes de la vie du Christ, elle abrite un retable de bois doré et le plafond en bois peint vient couronner l’élégance du style.

     

             Sur la place un pilori  de style manuélin.

     

             A pied, comme en voiture avons beaucoup de mal à nous diriger mais arriverons tout de même au fort sud, fort Francisco, ancien couvent franciscain, plutôt du style Vauban, transformé en hôtel devant lequel se trouve un beau petit jardin.

     

      

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             C’est tout à fait par hasard que nous trouverons la pastelaria Sissi recommandée pour ses « pasteis de Chaves », feuilletés à la viande. Nous les dégusterons ce soir, ils sont excellents, même genre qu’à Braga.

     

             Après cette promenade sous un soleil ardent nous nous dirigerons vers Braganca, nous apprécierons nos climatisations car le thermomètre annonce allègrement 38°.

     

              Le paysage change sans cesse, les châtaigniers succèdent aux vignes ou aux oliviers et cela quelle que soit l’altitude. Nous traversons des paysages agréables faits de vallons boisés, sauvages, parsemées d’amoncellements de granit et où coulent de petits ruisseaux aux eaux cristallines et chantantent. On se croirait presque en Ardèche. Plus on remonte vers le nord plus les châtaigniers sont présents.

     

             L’heure tourne… que faire ? arrêt improvisé et breifing….

     

             Nous décidons de chercher un coin pour la nuit, nous visiterons la ville de Braganca demain. Nous voilà à travers la campagne, sur un plateau flirtant avec les 700m, émeraude et or, les arbres et les chaumes, direction un petit bled perdu et mystérieux, à la frontière Espagnole dans le parc de Montesinho : Rio de Onor. Le lieu est très agréable, un petit bout du monde authentique, comme je les aime.« Obrigada senhora Brigitta » 

     

             Un petit village typique aux maisons de pierres et aux toits d’ardoises près du rio de même nom. On peut y voir un vieux petit pont à deux arches, près d’un moulin abandonné et en aval des lavoirs comme autrefois.

     

      

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             Passons la frontière, frontière invisible, parait-il qu’une simple chaine la marquait autrefois. Mais le village Espagnol n’a pas la même allure, l’on traverse le rio sur des espèces de grosses poutres en ciment posées à même l’eau.

     

     

     

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             Alors que nous mangeons, un vieux monsieur perché sur sa petite charrette tirée par mulet rentre sans doute chez lui. La vie rurale semble bien préservée dans ce coin retiré.

     

             Le lieu est calme seule la cloche de l’église sonne deux fois les heures mais aussi les demies heures.

     

     

     

               De Rio de Ornos à Lisbonne              Cliquez  ICI

     

     

     

    15 septembre

     

     

     

             Vous n’allez sans doute pas me croire mais dans ce petit bout de paradis reculé, j’ai capté internet gratuitement. Et oui c’est ainsi au Portugal, bien plus en avance sur nous …. Je vous l’accorde j’ai un peu galéré, mais j’y suis arrivée. A bon entendeur salut !!!

     

             L’horloge c’est gentiment arrêtée à 22h pour ne recommencer qu’à 7h ce matin, raisonnable…

     

             Le temps n’est pas aussi ensoleillé que d’habitude, des nuages trainent… En peu de temps atteignons la citadelle de Bragança couronnant la colline. A ses pieds une belle aire de service nous attend, de nombreux camping-cars y sont déjà.

     

             Bragança : ce nom prestigieux évoque une grande famille, la dynastie de Bragance bragance.pngqui régna de 1640 à 1910, et restaura l’indépendance Portugaise face à l’Espagne.

     

             Sa cité médiévale, à l’abri des remparts, domine la ville basse. Il se dégage de ce lieu pavé et tranquille une atmosphère désuète mais pleine de sérénité. Dommage que les maisons ne soient pas restaurées dans l’air de l’ancien temps, elles sont tout de même habitées.

     

             Le château possède un donjon carré flanqué d’échauguettes et de tours, il abrite un petit musée militaire que nous irons voir, tandis que Brigitte se repose à l’ombre d’une glycine. Nous grimperons jusqu’à la plateforme du donjon d’où la vue est imprenable.

     

     

     

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             Flânant sur les remparts nous ferons le tour complet de cette citadelle, admirant au passage le pilori de style gothique qui repose sur un sanglier taillé dans la pierre, le « Domus Municipalis », hôtel de ville, date du 12ième un des plus anciens du Portugal, percé de petites ouvertures ou encore l’église Santa Maria d’origine romane remaniée au 18ième ,à l’intérieur elle offre un plafond en trompe l’œil représentant l’Assomption.

     

     

     

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              Après cette promenade agréable malgré une atmosphère très lourde nous prendrons le repas de midi sur l’aire de service. Discuterons avec des Belges, profitant de leurs expériences et de leurs bons coins.

     

     

     

                Le ciel est maintenant tout gris et l’atmosphère de plus en plus pesante. Nous roulons sur l’IP4, feux de croisements allumés, en direction du Manoir de Mateus, à villa realtravers des paysages de moyenne montagne tantôt avec des chênes lièges, tantôt des  pins, tantôt des oliviers puis des châtaigniers et des vignes à l’approche de Vila Real.

     

             Une petite erreur de pilotage, un demi tour et nous voilà tout près de Manoir, mais encore une fois difficile de se garer, nous y parviendrons tout de même à l’église toute proche, mais son clocher sonne..…

     

             Le Manoir est fait de telle sorte qu’il n’est pas visible depuis l’entrée, mais au contour d’une allée il apparait, c’est un petit bijou de l’architecture baroque édifié au 18ième par Nicolau Nasoni, artiste et architecte Italien plein d’audace. Sa façade, présentant un escalier à balustres, un fronton armorié encadré de deux statues, se reflète dans le miroir (bassin ajouté bien plus tard) ainsi que la chapelle attenante.

     

     

     

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             Se promener dans les jardins reste un plaisir simple malgré quelques gouttes inoffensives qui tombent. Massifs de buis, judicieusement taillés sur un air de jardin à la Française et charmilles formant un tunnel de verdure agrémente le lieu.

     

     

     

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             Il est l’heure de visiter l’intérieur, David, notre guide, parlant un français parfait, nous conduit de salles en salles. On est séduit par la beauté des plafonds en bois de châtaignier sculpté, par la richesse de la bibliothèque, comprenant de nombreuses éditions françaises et par certains meubles.

     

             Que dire de notre chambre à coucher ? Elle est encore sous le clocher, y resterons-nous ? Pour l’instant oui car on peut y capter la TV, après nous verrons, nous avons une solution de repli.

     

     

     

    16 septembre

     

     

     

             Le ciel est moutonneux, d’un blanc laiteux avec quelques coins bleus, la température est fraiche. L’horloge a inlassablement égrainé ses heures et ses demi-heures sans trop troubler notre sommeil.

     

             C’est par une petite route sinueuse que nous prenons la direction de la vallée du pinhao.gifDouro, exactement pour Pinhâo.

     

             Le Douro est un fleuve capricieux au cours irrégulier qui dévale de l’Espagne, où il prend sa source à 2060m d’altitude, dans la Sierra Urbion,

     

    pour se jeter dans l’atlantique à Porto.

     

     

     

             PORTUGAL-1 2675 Cet itinéraire nous fera découvrir les vignobles de porto, les collines ondulent en terrasses et dévalent jusqu’au fond de la vallée, ponctuées de nombreuses « quintas » (maisons de domaines vinicoles). Le paysage est d’une rare beauté. On rencontre des paysans, binette sur l’épaule allant ou venant du boulot, à pied. Mais quand on voit ce vignoble on comprend pourquoi, ici il n’est pas question d’utiliser un tracteur, pourtant chaque centimètre de ce précieux sol schisteux est cultivé. On croise quelques femmes âgées, en noir, on les croirait en deuil perpétuel…

     

             

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           La gare et ses azulojos

     

      

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            Vers 11h prenons le train pour la haute vallée du Douro direction Pocinho, la petite gare est ornée de panneau d’azuléjos illustrant les vendanges. On croyait monter dans un petit train à vapeur, nous promenant tranquillement à 30kms /h, mais en réalité c’était une ligne régulière. Dommage, cependant nous avons pu admirer un autre paysage toujours des gradins contenant quelques rangées de vignes, se mirant dans les eaux sombres du fleuve puis une vallée escarpée boisée avant d’atteindre le terminus. Ici, mis à part la gare il n’y a rien d’autre, nous grignoterons un sandwich en attendant l’heure du retour.

     

     

     

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             Repas au camping car, un peu tardivement à Pinhâo, bourgade perdue derrière les collines, qui coule des jours tranquilles au rythme du grand fleuve.

     

      

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             Un proverbe local dit « Dieu créa la terre et l’homme, le Douro » C’est après avoir vu les rives sculptées du Douro que l’on comprend l’immense travail réalisé durant des siècles, par l’homme.

     

             A la sortie de Pinhâo la route N222 franchit le Douro sur un pont style Eiffel et suis la vallée, rive gauche, aux versants escarpés, toujours aménagés en terrasses que soutiennent des murettes et plantés de vignes. En rangs serrés, ou ondulés, ou en forme d’éventail elle forme une mosaïque de vert très agréable.

     

    Mis à part quelques oliviers, la vigne revêt ici l’aspect d’une monoculture.

     

             Sur le Douro, naviguent quelques bateaux de croisières, après vingt cinqpesoregua.gifkilomètres, toute de blanche vêtue, apparait, sur l’autre rive, Peso de Regua, il ne nous reste plus que le grand pont à franchir et nous voilà en ville.  Une aire de service et un grand parking vont nous permettre de passer là, une nuit tranquille en compagnie d’une dizaine de camping-cars.

     

     

     

    17 septembre

     

     

     

             Journée de transition, ce soir nous serons à Porto où dans les environs.

     

    Le ciel est gris et dès notre départ une grosse giboulée nous tombe sous la tête, mais ne présente qu’un gêne passagère car elle s’arrête presque aussi rapidement qu’elle est venue. Cependant la vallée du Douro est un peu terne et le fleuve aux eaux sombres reflète la tristesse du ciel.

     

             Notre route est très étroite et très sinueuse, elle monte, descend, tourne, surplombe le Douro puis le quitte puis le rejoint à nouveau, nous offrant des paysages variés où la vigne est un peu moins présente, les « quintas » bien plus rares. De grands arbres de diverses espèces bordent notre itinéraire, il y a aussi beaucoup de mimosas, ces lieux doivent être encore plus agréables lors de leur floraison.

     

             Après un court arrêt, pour le repas de midi, au bord du grand fleuve nous poursuivons pour Maia où nous voulons retrouver un concessionnaire camping-car en vue d’acheter un raccord gaz, car nous ne finirons pas notre voyage et les bombonnes Portugaises ne sont semblables aux nôtres. Et là la galère commence, car nous voyons un vendeur de caravanes mais impossible de l’atteindre. Nous y arriverons enfin après tours et détours…Nous ne trouvons pas notre bonheur mais partons avec une adresse en poche, que nos GPS retrouveront sans trop de difficultés. Chez Hymmer, rien, mais on nous dit que les stations services sont en mesure de nous fournir l’objet convoité. Encore rien à la station précisée.

     

      vngaia.gif       Nous prenons l’autoroute et direction Vila de Gaïa où nous devons trouver un camping. Là pas trop de problèmes mais le « campismo » atteint n’est pas celui que nous voulions. Nous y restons tout de même, apparemment un peu moins cher et plus près de Porto.

     

             Nous voilà donc installés pour….. je ne sais pas encore. On verra bien.

     

             En tout cas les pleins, les vidanges sont fait, la lessive sèche.  

     

     

     

    18 septembre

     

     

     

             Journée consacrée à la visite de Porto. Porto, grande ville célèbre pour ses vins, ville de négoce, ville industrielle, ville conservatrice, la deuxième du pays, se situe sur la portorive droite du Douro. C’est aussi une ville fluviale à l’âme granitique, habité par une population frétillante, mais aussi ville ancienne et authentique. Un dicton populaire dit « Braga prie, Coimbra chante, Lisbonne s’amuse et Porto travaille »

     

             C’est avec le bus N°15 que nous partirons donc du camping et que dire de ce trajet dans des ruelles très étroites et parfois aux virages à angles droits. Notre chauffeur, avec une dextérité étonnante, pilote son car pied au plancher. On ne peut s’empêcher d’imaginer un volet qui s’ouvre ou, pire encore, une personne qui sort rapidement de chez elle. Arrivés au terminus nous repérons les lieux en vue de notre retour et allons vers l’office du tourisme pour avoir tous les renseignements nécessaires.

     

             C’est donc vers la cathédrale que nous nous dirigeons, mais point d’information, nous aurons donc une autre adresse. L’église forteresse du 12ième imposante et granitique fût un des premiers monuments romans construit au Portugal. L’aspect rude et massif de l’extérieur roman contraste avec la sobriété de l’intérieur. Elle posséde une nef centrale assez étroite encadrée par deux bas côtés, le cœur à été transformé à l’époque baroque. C’est l’occasion de faire une pause  en plein moyen âge et d’admirer l’immense quartier qui descend jusqu’au Douro.

     

             Sur l’esplanade surplombant la ville et le Douro trône un magnifique pilori datant de 1945.

     

             Poursuivant notre idée de retrouver l’office du tourisme nous flânons dans les rues cherchant la bonne direction, jetant, au passage, un coup d’œil à la salle des pas perdus de la gare Sao Bento qui présente de magnifiques azulejos retraçant des scènes de la vie quotidienne.

     

             Des rues sont interdites à la circulation, nous apprendrons qu’aujourd’hui est un jour sans voiture, malgré tout il y a des embouteillages et des coups de klaxons retentissent.

     

     

     

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             Enfin retrouvons notre « tourismo », achetons notre «  pass » pour les transports en commun pour la journée et allons au restaurant Biboporto sélectionné par le Routard qui s’avèrera fort médiocre. Dès l’entrée une odeur désagréable règne, gênant nos narines sensibles, Paul doit même sortir. Un repas quelconque.

     

             Malgré la chaleur nous poursuivons notre visite par les deux églises accolées, Carmelitas et Carmo, pourtant si différentes extérieurement malgré une architecture baroque. Une façade est recouverte d’azuléjos évoquant la prise de voile des carmélites. Les intérieurs baroques, en bois dorés, sont impressionnants. Sur la place se trouve une agréable petite fontaine.

     

             Jouxtant cette place la rue Carmelitas nous offre une  belle façade blanche, plutôt insolite, abritant la librairie Lello e Irmâo construite en 1881. Comme dit le routard « il faut y mettre son nez une fois ». Effectivement cette librairie ancienne est pleine de charme désuet, au centre se dresse un extraordinaire escalier en bois à double volée et à double orientation, formant une sorte de huit.

     

     

     

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             Dans notre lancée nous montons les 197 marches de la Tour Clérigos, (monument le plus caractéristique de Porto), petit exercice digestif qui nous permettra de contempler la ville et le Douro à 76 m de hauteur et visiterons l’église construite au 16ième par l’architecte baroque d’origine Italienne, Nicolau Nasoni.

     

      

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             Notre promenade se poursuivra par des petites rues étroites qui ne reflètent pas la prospérité, immeubles vétustes et colorés avec beaucoup de linge séchant aux fenêtres.

     

     

     

     

     

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     Passerons devant le palais de la bourse, à la façade un peu austère, pour découvrir une petite merveille l’église Sâo Francisco. Avec le même billet pourrons voir les catacombes, un petit musée et l’église. Construite en 1245, d’origine romane, puis transformée en gothique et enfin en baroque, l’église n’est que richesse et splendeurs de bois sculpté dégoulinant d’or qui la revêt presque en entier (500kg d’or).  C’est le triomphe de l’art baroque où tout disparait sous des pampres, des angelots et des oiseaux. L’arbre de Jessé, en bois sculpté polychrome, est remarquable, parait qu’il serait le plus beau du monde..

     

             Nous longerons le Douro par les quais Ribeira, un entassement indescriptible de maisons colorées, accolées à la falaise, de petits restos en tout genre, tous parasols sortis où se presse une foule de Portugais. Il est vrai que nous sommes samedi.

     

             Nous avons pris nos billets pour le Yello tour, comprenant un circuit en ville avec un Citybus, une mini croisière sur le Douro pour voir les ponts de Porto et une dégustation à la cave Calem. Nous ferons donc cette dernière ce soir.    

     

             Traversons le fleuve sur le Pont Luis I qui est le symbole de la ville et commencerons donc la visite de la cave, nous allons apprendre les méandres de la fabrication de célèbre Porto.

     

     

     

      

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             Les vieilles traditions expliquent la symbiose entre le fleuve, la terre et le vin. Les raisins sont récoltés dans la vallée haute vallée du Douro où le micro climat (chaleur et peu de pluie) et le sol schisteux sont très propice à culture de la vigne. Le vin est fait dans la région, dans des cuves en inox, fermenté seulement un jour pour les blancs, trois ou cinq jours pour les rouges. Il est ensuite transporté par camions citerne (avant en bateaux, les rabelos) dans les chais de Vila de Gaïa, rive gauche du Douro, face à Porto, où ils sont mis en fût de chêne et traités en conséquences. Donc les meilleurs sont les « vintage », puis les « LBV », les réserves spéciales et les réserves. Nous dégusterons donc un porto blanc et un porto rouge, très bons, mais sommes pas connaisseurs. Brigitte y prend goût, mais très vite ses idées se brouillent et la plaisanterie va bon train….

     

             Mais « Saga Portugal » va commencer. Empruntons le funiculaire (Brigitte n’ayant pas la forme pour escalader encore pas mal de marches) pour nous rendre à l’arrêt bus N°15, comme prévue, mais voilà que le chauffeur ne veut pas notre carte de transport. Donc allons prendre le 906, que nous avait indiqué à l’office du tourisme, mais ce dernier est face à la gare. Nous voilà partis pour la gare. Mais ô surprise le 906 ne nous conduit pas au camping. Retour à l’arrêt précédent pour le 15 que nous payerons. L’attente est longue. Chouette le N°15 arrive et sous nos yeux ébahis se transforme en 12 et dessert une autre ligne. Que faire ? Attendre !!! Et voilà que le 12 qui arrive se transforme en 15… A ne rien y comprendre. Cela nous permettra de voir Porto by night…Mais une surprise nous attend encore à une station, le bus s’arrête et nous devons descendre pour en prendre un autre. Avons encore jamais vu cela…. Voilà comment on arrive exténués au camping à 21h30.

     

            

     

    19 septembre

     

     

     

             Les renseignements pour le bus 906 nous semble encore une fois erronés, nous trouvons enfin l’arrêt, mais il ne va pas où l’on veut. Encore une chance nous pouvons avoir une correspondance. Mais le chauffeur nous indique le mauvais arrêt, avons failli partir en sens inverse. Décidément avons beaucoup de mal avec les transports de Porto.  

     

             Ouf ! Nous débarquons sur le quai de Villa Gaïa, super. Réservons notre restaurant et allons faire la mini croisière avec Azul Douro. Embarquons pour une petite heure de balade sous les  ponts de Porto, mais hélas sans une seule explication.

     

      

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             Fort heureusement nous sommes un peu documentés, les rives du Douro sont donc reliées par des ponts remarquables, comme l’on dit souvent « des tours Eiffel à l’horizontale ».

     

             Le grandiose pont routier D. Lui I est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est sans doute le plus spectaculaire. Deux tabliers métalliques permettent de desservir à la fois la ville haute et la ville basse et en plus la ligne de métro circule sur la partie supérieure, mais les piétons peuvent aussi l’emprunter. Construit entre 1880 et 1886, par un société Belge, suivant la technique Eiffel, il a une portée de 172m.

     

      

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             L'emblématique pont ferroviaire Maria Pia est encore un pont historique élégant avec une seule arche de 350 m de portée, entièrement métallique il est l’œuvre de Gustave Eiffel 1877. Désormais fermé il est remplacé par le pont ferroviaire Sâo Joâo.

     

      

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             Le pont routier d’Arrâbida, que nous avons emprunté par IC1, passe près de l’embouchure du fleuve, qu’il franchit d’une seule arche en béton armé de 270m.

     

     

     

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             Le pont de Freixo inauguré en 1995 permet de contourner la ville.

     

             Après cette petite entrée en matière, l’air du fleuve à aiguisé notre appétit et le restau est bienvenu. Nous sommes prévenus vaut mieux éviter les petiscos, qui ne sont jamais offerts et, comme dit le routard la tentation est forte mais attention à l’addition. Effectivement c’est bien tentant, mais nous résistons car les plats sont très copieux et le buffet de desserts à volonté nous tente. Cabri frit pomme de terre et verdure (genre d’épinards à l’ail) repas excellent. Je ne décrirai pas les desserts, gâteaux et fruits en quantité mais regardez plutôt mon assiette. La note est un peu plus importante que d’habitude mais c’était dimanche…..

     

     

     

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             Maintenant nous allons sillonner la ville et surtout le quartier historique en yellow bus, sur le dernier étage, cheveux au vent. Nous avions vu, à pied, l'essentiel, hier. 

     

             Nous sommes maintenant au top, pas de problème pour les bus et leurs correspondances. Notre chauffeur conduit toujours aussi vite, klaxonnant pour signaler son arrivée lorsque la rue est très étroite et sa conduite tient de la prouesse d'un pilote de course.  Mais …. Nous partons demain.

     

     

     PORTUGAL 2010 3ième Partie

     

     

     

    20 septembre

     

     

     

             Après la frénésie de Porto passons une matinée calme au camping, chacun vaque à ses occupations, puis tentons à nouveau de nous connecter et Brigitte peut voir ses messages.

     

             Le repas au camping est à 5€ nous restons donc là, mais en réalité cela ne vaut pas plus (3 beignets de brandade de morue, riz avec haricots rouges et carottes, eau et vin).

     

             La route côtière nous conduit le long d’une belle lagune que nous longeons jusqu’à Sâo Jacinto, petite station dans la pinède où l’on nous avait indiqué une belle aire de service. Le lieu est désert, nous irons donc à Torreira face au  petit port où se dandinent de belles barques, les moliceiros.

     

     

     

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             Il est encore temps de faire une petite promenade en front de lagune jusqu’au petit port de plaisance et d’arriver à l’océan où se nichent de belles plages de sable fin qui ont permis au village de se développer, mais en ce moment il est plutôt calme. Nous passerons devant de petites masures sales et mal entretenues, des bidonvilles. Jamais vu jusqu’à ce jour.

     

     

     

    21 septembre

     

     

     

             Traversons le pont sur la lagune et notre petite route, toute de neuf revêtue, traverse des champs de maïs qui s’étiolent parfois, tout cela dans la brume légère qui bleuit l’horizon.

     

           AVeiro  Rapidement atteignons Aveiro la lumineuse, située sur la lagune de l’embouchure des rios Vouga et Antuâ et prolongé par la ria. La petite Venise Portugaise affiche des airs de cité lacustre, non pas avec des gondoles mais avec ses « moliceiros », gracieuses barques colorées à font plat, dont la proue en col de cygne est décorée de motifs naïfs, aux couleurs vives. Beaucoup de canaux y reflètent le profil de ces barques spéciales et les maisons d'art nouveau du centre ville.

     

             Atteindre le parking prévu nous parait un peu compliqué mais un gendarme nous indiquera la direction, nous étions tout près, bravo à nos chefs de file.

     

     

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             Un petit tour avant le repas nous permettre de longer le canal Roque, de le traverser sur un gracieux pont métallique, circulaire, construit en 1904 par G. Eiffel et d’arriver au marché aux poissons. Personnellement achèterons du congre à 6,5€ le kilo. Des maisons basses et colorées bordent ce canal.

     

      

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             Nous continuerons la visite après le repas, longeant le canal central où se reflètent quelques belles façades classiques. Il offre un ballet incessant de « molicieiros » circulant sans répit pour transporter les touristes.

     

     

     

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             L’église de la  Misericôrdia présente une façade recouverte d’azuléjos, son intérieur est tout simple très différent de ce que nous avons vu auparavant.

      

     

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     Quant à la gare, décorée de panneaux d’azuléjos, elle est tout simplement magnifique.

     

      

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             Au retour nos amis préfèreront flâner dans un dédale de petites ruelles alors que nous irons voguer sur les canaux qui sillonnent la ville, pour une exploration citadine, car pour une fois avons des explications en Français, une agréable promenade de quarante cinq minutes qui ne manque pas de charme.

     

      

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             Nous partons ensuite pour le sud, longeant la Ria d’Aveiro qui est donc une immense lagune qui s’effile au nord  par le canal de Ovar et au sud par un long bras de sable qui sépare la confluence de plusieurs fleuves et de l’océan.

     

             C’est dans une petite station balnéaire pimpante, Costa Nova, toute en longueur, que nous stationnerons, entre lagune et océan. C’est aussi un village de pêcheurs aux maisons, « les palheiros », fraîchement repeintes, toutes colorées par des bandes verticales de bleu, de rouge, de jaune ou de vert, alternant avec du blanc, on croirait des cabines de plage qui colorent singulièrement les rues. On dit que par mauvais temps sur la ria, au large, les pêcheurs reconnaissaient chacun la sienne grâce à la couleur des rayures.

     

     

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             Il n’est pas encore l’heure de « Ninon » nous irons faire un tour sur la plage couverte de dunes, une passerelle en bois nous y invite et retournerons par la grande avenue, pour mieux voir toutes ces maisons rayées, très colorées, exceptionnelles et uniques. Un enchantement à ne pas manquer.

     

      

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             De nombreux cc stationnent sur l’aire, notamment nos voisins d’hier au soir.

     

     

     

    22 septembre

     

     

     

             C’est un peu à contre cœur que l’on quitte le lieu, mais le ciel est gris, la température agréable 19°.

     

             Notre petite route rectiligne se faufile entre la ria d’Aveiro, à marée basse et un immense cordon dunaire, puis traverse de nombreux petits villages aux maisons basses, très souvent carrelées ou peintes en jaune et des forêts d’eucalyptus aux senteurs enivrantes. Une légère brume se profile à l’horizon.

     

            luso Arrivés à Luso ne savons pas trop comment aborder la forêt de Buçàco, forêt sacrée, un lieu de contemplation mystérieux. Le repas terminé nous garons nos camping-cars, car la route est payante, nous la ferons donc à pied. Passé la portas da serra, une grande allée dallée nous fera découvrir de hauts arbres séculaires, des immenses eucalyptus de Tasmanie, des séquoias, des érables, des chênes-lièges, des lauriers-tins et les fameux cyprès du Mexique exportés au 18ième  qui poussent là dans un silence presque religieux.

     

     

      

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             Ce lieu fût aussi le lieu d'une bataille dirigée sous le commandement de Napoléon.

     

             Les premiers escaliers  (144), séparés par de petits paliers nous conduisent à la fontaine froide d’où de petites cascatelles descendent timidement.

     

             Nos efforts seront récompensés par la vue sur le palace hôtel et le couvent des Carmes-Deschaux. Le roi Charles avait commandé et fait exécuter ce pavillon de chasse entre 1888 et 1907 qui ressemble à un décor de théâtre. C’est un mélange des genres et l’on y retrouve le profil de la tour de Belem et la décoration fort chargée du cloître Jérôminos de Lisbonne. L’exubérance de cette décoration se retrouve à l’intérieur, juste un aperçu à travers les carreaux car il ne se visite pas, c’est un hôtel de luxe. Les parois inférieures sont ornées de magnifiques azuléjos.

     

     

     

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             Nous poursuivrons notre périple par des escaliers nous  conduisant à la voie sacrée où des chapelles, en mauvais état, s’égrainent, retraçant le chemin de croix. Arrivés au somment le panorama s’étale sur le palace hôtel dans son nid de verdure. Le temps n’est pas assez clair pour avoir la vue sur l’océan.

     

             Au retour nous resterons sur la route et pourrons admirer en contrebas les fougères arborescentes.

     

     

     

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             Notre chambre à coucher sera un peu difficile à trouver, après quelques tours et détours nous nous poserons sur l’aire de service de Lorvâo et nous disons parfois merci à nos GPS.

     

     

     

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                    Nos amis aux premières loges...... 

     

     

     

    23 septembre

     

     

     

             C’est par une route qui sinue dans la vallée étroite de Mondego que nous surplombons, au milieu de magnifiques forêts d’eucalyptus ou de pins où s’agrippent quelques villages éparpillés, que nous arrivons à Coimbra. Pour une fois stationnons facilement sur les quais rive gauche.

     

            coimbra Perchée, médiévale, aristocratique mais aussi estudiantine Coimbra, située sur la rive du large fleuve Mondégo s’accroche au versant verdoyant de la colline.

     

             Traversons le pont Santa Clara, suivons la rue Borges pour passer sous la porte Almedina, surmontée d’une tour et ornée d’une statue de la vierge.

     

     

     

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             Puis nous flânons dans un enchevêtrement de petites ruelles pittoresques, parfois en forte montée et entrecoupées d’escaliers que l’on nomme « brise-côtes ». Un parcours à travers l'histoire des rues centenaires, une ville qui enchante par sa magie.

     

     

     

     

     

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              Au hasard d'une rue "la petite fille" en pensant à notre première photo des papis mamies dans 15 ou 20 ans

     

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            Devant le vieille cathédrale, construite au 12ième passe un étudiant habit noir et cape noire, qui accepte volontiers de se laisser photographier.

     

     

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             Le temps passe vite il est l’heure de déjeuner nous allons goûter au « leitao assodo », cochon de lait grillé, spécialité de la région. C’est dans un petit restaurant, vers le monastère Santa Cruz que nous dégusterons ce savoureux met. Un petite bistrot, tout en longueur, juste quelques tables, que des Portugais, avec les fameux cochons en vitrine, le lieu est propre mais pas très engageant, nous tentons l’expérience que nous ne regretterons pas. Ce cochon est excellent et malgré tout pas très gras. Nous y serons très bien accueillis, un verre de porto, à la fin du repas, nous sera offert puisque nous avions le routard. Une adresse à ne pas manquer.

     

             Coimbra est renommé aussi pour sa vieille université, une des plus anciennes d’Europe fondée à Lisbonne en 1230 et transférée à Coimbra 1537, qui occupe l’ancien palais royal,  domine la ville et qui a gardé ses séculaires  traditions académiques, comme en témoignent les étudiants avec leurs capes noires.

      

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             La porte Férrea (porte massive) permet de pénétrer dans la cour "le Patio das Escolas", dominée par une tour du 18ième, s'ouvrant à gauche sur une terrasse panoramique d’où la vue est imprenable sur le fleuve et les collines avoisinantes. En face se trouve la bibliothèque, la chapelle et sur la droite l’élégant bâtiment du palais des écoles.

     

     

     

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             Alors que nos amis se reposeront tranquillement à l’ombre nous visiterons cette petite merveille, pour une fois nous bénéficions des tarifs séniors et avons des explications écrites en Français.

     

      

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             Nous commencerons par la chapelle Saint Michel, chapelle royale, de styleCHA.jpgmanuélin, décorée d’azulejos. Sur le mur droit se détache un splendide buffet d’orgue baroque, décoré de motifs chinois, l’instrument contient prés de trois mille tubes.

     

                La prison académique : l'Université a longtemps joui d'un pouvoir qui lui était propre, et il était naturel que l'institution dispose d'un lieu d'incarcération pour les étudiants condamnés dans le cadre de ce droit, pour ainsi dire privé. Elle était composée de petites salles voûtées, sans lumière naturelle directe, que les « occupants forcés » trouvaient plutôt insalubres.

     

             La somptueuse bibliothèque Joanine édifiée par le roi Jean V, compte trois salles, communiquant par arcs décorés, en bois polychrome ; c’est une vrai petite merveille. Les bibli_table.jpgmurs sont couverts d'étagères en bois exotiques brésiliens ou orientaux, laqué rouge et vert foncé avec des décorations en chinoiserie dorée qui captivent notre attention. Dans le plus parfait goût baroque, les salles, les plafonds surtout, sont pleins de décorations en trompe-l'œil. L’édifice comprend trois étages et abrite 200 000 volumes dont un cinquième se trouve dans les salles d’apparat. L’accès aux rayons supérieur se fait par des escaliers encastrés dans les piliers. Tout est fait pour protéger cette richesse.

     

       

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                          Les photos à l'intérieur étant interdites, j'ai glané celle-ci sur internet.

     

     

     

              La salle des actes : salle principale de l’université, plus connue sous le nom de la A.jpg« salle des petites  capes » est utilisée lors des cérémonies et des divers actes académiques (soutenance de la thèse).  L’habit universitaire est de mise pour le candidat comme pour le jury (pantalon noir ou jupe noire pour le femme, redingote noire, chemise blanche, longue cape noire et chaussures noires). Salle très sophistiquée décorée de velours rouge, avec un salle_plafond.jpgplafond en forme de coque de navire renversé, décoré peintures allégoriques.

     

             Nous verrons donc dans l’université plusieurs étudiants et étudiantes habillés ainsi, regroupés sur le perron, en cercle, clamant je ne sais trop quoi, puis lançant leur cape en l’air avant de la récupérer solennellement.

     

             Salle de l’examen privé : la cérémonie d’ouverture solennelle des cours se fait le 13 octobre. Cette pièce fut remodelée, recevant ainsi les portraits des recteurs, aux plafonds sont visibles les symboles des facultés de l’époque.

     

             Salles des armes, salle jaune et salle bleue : elle abrite une panoplie de hallebardes qui sont portées encore par les archers  dans les cérémonies académiques. COIMQuant au plafond il est orné, en son centre, du blason de la couronne royale. La pièce jaune a les murs recouverts de soie jaune pour rappeler la faculté de médecine. Quant à la salle bleue, sa couleur évoque la faculté des sciences.

     

             Visite captivante et instructive qui nous a permis d'explorer ces trésors du passé.

     

             Nous reprendrons nos camping-cars pour se diriger vers l’océan et passerons la nuit à Figuieras de Foz sur une aire où se trouvent déjà beaucoup de coéquipiers.

     

     

     

    24 septembre

     

     

     

             Sur une route rectiligne, au milieu des pins et des eucalyptus  nous roulerons tranquillement jusqu’à Pombal. Excepté une halte course dans une superette Portugaise, pas d’arrêt au château des templiers, perché sur la colline. Dommage car la visite était gratuite, et du haut de ses remparts, dominés par une tour crénelée, la vue sur la ville et les contreforts de la Serra Lousâ était  imprenable.

     

      

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             Pas d’arrêt non plus à Leira, autre château sur un site remarquable et habité par le premier roi du Portugal à l’époque romaine, avec à ses pieds un dédale de vieilles rues où il aurait sans doute été agréable de flâner.

     

             Un arrêt repas, en bordure de forêt après Marinha Grande et installation au camping Orbitur, à San Pedro de Moel, en début après midi.

     

             Résultat nous avons fait un détour pour ne rien voir….

     

             Après les saines occupations de camping-caristes nous irons tranquillement faire, seuls, un tour en ville ou plus exactement en bordure de plage. Un sentier palissé nous conduit de falaises en falaises, puis en immenses plages de sable fin. L’océan écumant  et rugissant fait jaillir d’énormes gerbes d’eau au dessus des rochers où s’agglutinent des pêcheurs.

     

     

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             Ce soir la température à chuté de quelques degrés, il est vrai que la brise marine souffle et rafraichit.

     

     

     

    25 septembre

     

     

     

             Après un décollage tardif (après le café), des plages ourlées d’une frange blanche écumante à notre droite et de belles forêts de pins, défilent, un paysage des Landes.

     

            nazare Arrivée à Nazaré, un site exceptionnel, une grande plage en arc de cercle dominée par une falaise abrupte.

     

     

     

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             O Sitio, le belvédère sera rapidement atteint et nous serons rapidement garés. Les cars affluent déposant les touristes.

     

             Un petit tour à la l’église Nos Senhora de Nazaré, église du 17ième dont l’intérieur est décoré d’azuléjos.

     

     

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             Tout près du belvédère d’où se dégagent de belles vues sur la ville, la plage le port, le phare et la falaise sur laquelle nous évoluons, se trouve une minuscule chapelle ‘Ermina do Memôria’, située au bord de l’à pic, elle commémore un miracle qui sauva la vie du Seigneur Fuas Roupinho, qui par un matin brumeux faillit sauter avec son cheval de la falaise. La toiture, la façade et l’intérieur à deux étages sont couverts d’azulejos, côté mer il évoque le saut du cheval.

     

      

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             Descendrons vers le phare bâti sur un fortin occupant un petit promontoire au dessus de la falaise d’où la vue est saisissante.

     

     

     

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            Autre panorama, autre ambiance, de vieilles dames aux jupes volumineuses, sous lesquelles il y aurait sept jupons, mais aussi un ’panti’ (n’est pas Lucien, quel coquin !!!) vendent des fruits secs avec une petite mesure en bois.

     

      

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             Lors de notre balade rencontrerons les camping-caristes voisins, garés sur la falaise où l’approche des bords est interdite d’où la pancarte.

     

     

     

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             Un petit tour en ville où l’arrivée sur le front de mer est difficile, les rues sont étroites, pentues et encombrées, mais nous trouverons assez facilement à nous garer.

     

             Nous irons seuls, au restaurant, déambulant dans la ville basse, sur le front de mer où de vieilles dames nous proposent des chambres à louer. Avions envie de manger « une cataplane » c’est chose faite dans un petit restau, elle s’avèrera excellente, mais avions un autre souvenir de celle mangée en Algarve, sans doute une autre recette, mais il y a plus de dix ans.

     

             Nous reprenons la route pour une traversée de la serras Candeeiros, collines verdoyantes et riantes où se nichent de petits villages blancs, présentant parfois un château perché sur une butte comme Ourem.

     

             Fatima, jadis un lieu isolé, est devenu, depuis l’apparition de la vierge en 1917, un fatimahaut lieu de pèlerinage, le Lourdes Portugais. Tout commença donc le 13 mai 1917 où une dame vêtue de blanc est venu délivrer un message de paix à trois petits bergers Jacinta, Francisco et leur cousine Lûcia. Ces apparitions eurent lieu tous les 13 du mois jusqu’en octobre. Leurs vies furent bouleversées et la foi de tout un pays fut ainsi mystifiée. Fatima est grand sanctuaire, un sanctuaire où l’on ne peut pas être indifférent à ferveur de tant de gens qui parcourent, à genoux, l’esplanade jusqu’à  la chapelle des apparitions  qui a été le premier édifice construit dans la Cova da Iria , à l'endroit des apparitions de Notre-Dame.

     

      

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             Le site est grandiose, l’esplanade peut contenir 300 000 pèlerins, venus du monde entier lors des pèlerinages. La basilique, toute de blanc vêtue, avec ses 15 autels dédiés aux 15 mystères du Rosaire, est prolongée de part et d’autre par un péristyle en arc de cercle et dominé par une tour de 65m de haut. Sur la vaste esplanade se trouve la chapelle des apparitions, au sud la nouvelle église de la Santissima Trindade peut accueillir 9000 fidèles.

      

     

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              Nous poursuivons ce paysage vallonné et boisé jusqu’à Tomar où nous stationnerons tomarsur la place en compagnie d’autres camping-caristes. Serons sur place pour une des visites de demain.

     

     

     

    26 septembre

     

     

     

             Comme prévu allons visiter le couvent du Christ dès 9H et bénéficions d’entrées gratuites, c’est non seulement dimanche mais aussi journée patrimoine national depuis deux jours déjà mais ne l’apprenons qu’aujourd’hui.

     

             Au sommet d’une butte, dominant la ville, perdu entre forêts de l’ancien domaine seigneurial et les douces collines, les murailles de cette forteresse du 12ième  renferment les bâtiments du couvent du Christ, un chef d’œuvre de l’art Portugais, où se mêlent les styles manuélin et renaissance.

     

      

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             Nous pénétrons dans une véritable forteresse-monastère, véritable livre de pierre qui nous raconte, à chaque pas, l’histoire d’un pays extraordinaire. Tout rappelle les templiers, Jérusalem et les croisades.

     

             Le portail de l’église évoque le style de Salamanque, le roi Manuel 1er y accola  une nef qui communique avec la rotonde par un arc triomphal. Cette rotonde des templiers, joyaux de l’architecture religieuse, sur le modèle de Sépulcre de Jérusalem, se présente comme une structure octogonale à deux étages.

     

             Nous visiterons les divers cloitres, le cloitre principal, le plus massif de tout l’édifice, s’étend sur trois étages, dans la partie occidentale le cloitre des corbeaux et de la Micha avec en annexe la salle de réunion des templiers. De là pourrons descendre dans la partie profane de l’édifice : cuisine, le four et les latrines.

      

     

     

     

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             C’est du cloitre Sainte Barbe que nous pourrons admirer la fameuse fenêtre manuéline de l’édifice, style unique de l’architecture Portugaise. C’est une profusion de détails végétaux et marins, des cordes, du liège, des algues, des câbles, des vagues et des chaines. La fenêtre est amarrée à deux câbles à deux tourelles du même genre, entourées l’une d’une chaine représentant l’ordre de la toison d’or, l’autre d’une boucle de ceinture, insigne de l’ordre de la jarretière.

      

     

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             Après cette visite exceptionnelle irons vers un autre site aussi fabuleux, lebatalhamonastère de Bathala, où reines, rois prophètes et anges nous invitent à entrer, sans doute dans l’un des plus fascisants monuments gothiques D’Europe datant de la fin du moyen âge.

     

             Le monastère de Santa Maria da Vitoria a été édifié à la demande de Joan 1er, en remerciement à la vierge pour la victoire des Portugais à la bataille d’Aljubarrota en 1385. Entreprenons un voyage à travers l’histoire du Portugal et le meilleur de son art.

     

      

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             Ce monastère présente une multitude de pinacles, d’arcs-boutants et de balustres ajourés et une harmonie de couleurs, d’ocre de rouille ou de gris. Derrière la façade principale dont le portail, richement sculpté, arbore des statues (le christ entouré d’évangélistes), les dimensions de l’église sont écrasantes et l’on se sent vraiment tout petit. Pénétrons maintenant dans la chapelle du fondateur, éclairée par deux fenêtres flamboyantes, où il repose à côté de son épouse et de leurs enfants.

     

      

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              On accède ensuite au cloitre royal, gothique et manuélin, un chef d’œuvre du genre dont on admirera les harmonieuses arcades, sculptées dans le marbre, semblables à de la broderie. Dans un angle « le lavabo » est une fontaine avec un bassin festonné surmonté de deux vasques où les pigeons s’en donnent à cœur joie. Derrière le cloitre Alphonso, construction gothique est beaucoup plus sobre.

     

      

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             La renommée de la salle des chapitres est due à sa voûte remarquable, sans support intermédiaire, c’est une des plus audacieuses architectures européennes de l’époque. Le légende dit que l’architecte y dormi plusieurs nuits pour s’assurer qu’elle ne tomberait pas. Elle protège la tombe su soldat inconnu et est gardée en permanence deux soldats, relève toute les heures.

      

     

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              Mais c’est derrière l’église que s’élève un lieu à couper le souffle, le chefs- d’œuvres manuélins des « chapelles inachevées » qui comme son nom l’indique n’ont jamais étaient terminées. S’inscrivant dans un octogone et s’ouvrant sur le ciel, le portail est un véritable bijou, décoration d’une grande exubérance, arcs et colonnettes minutieusement sculptées. Et ses piliers inachevés, décorés de motifs ciselés dans la pierre se dressent ici à jamais….

     

      

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             Un monastère de toute beauté, une véritable sculpture que nous venons d’admirer, un immense plaisir pour nos yeux ébahis. 

     

             Un petit marché se prépare sur la place, comme autrefois, vendeurs et vendeuses en costumes d’époques, avec danseurs et groupes folkloriques. Aurons le plaisir de rencontrer une portugaise devenue parisienne qui nous aidera dans nos achats.

     

      

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                                                                  Un petit bijou éclairé

     

     

      

     

    27 septembre.

      

     

             Nous voilà donc partis à 9h pour visiter le troisième monastère des environs. Des collines boisées et verdoyantes, des terrains cultivés, des villages blancs qui s’égrainent, le tout sous un ciel d’azur où trainent quelques nuages voilà notre toile de fond de ce matin.

     

             Vingt trois kilomètres ont suffit pour nous amener encore vers un lieu mystérieux alcobacale monastère Santa Maria d’Alcobaça, une impressionnante abbaye cistercienne. Elle fut fondée par Alphonse Henriques premier roi du Portugal, en 1153. On aura l’occasion de voir bel édifice gothique mais on contemplera aussi les témoins de pierre d’une belle histoire d’amour, digne de Tristan et Yseult.

     

      

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             De l’extérieur, les imposants bâtiments, ne  laissent soupçonner les splendeurs qu’ils recèlent.

     

             Passé le portail gothique l’alignement des trois nefs imposantes mais sobres, sans la moindre chapelle, sans la moindre décoration ,surprend par son ampleur et sa hauteur. Rien n’arrête le regard si ce n’est ce dépouillement lumineux et grandiose.

     

             Arrivés au transept on peut voir de chaque côté deux grands tombeaux de style gothique flamboyant sculptés dans du calcaire blanc, celui de Inès de Castro et celui de Pierre 1er.  Celui d’Inès de Castro est supporté par des créatures mi-hommes, mi-bêtes. D’admirables bas reliefs décorent ces deux tombeaux. Celui de Pierre 1er est décoré par une magnifique rosace, la roue de la fortune ou selon certains les scènes de la vie d’Inès qu’il avait épousé secrètement après avoir été veuf. Soucieux de préserver son royaume Alphonse IV fit assassiner Inès. Mais lorsque son fils lui succède, deux ans plus tard, la légende dit qu’il fit exhumer le corps, le vêtit d’un manteau rouge, le ceint d’une couronne et contraint les nobles à baiser la main décomposée de la « reine morte ». D’où le mythe romantique de l’amour fou.

      

     

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             On passe ensuite dans le cloitre du silence, voûté mais  d’une élégance austère.

     

     

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            Mais il est vrai que la cuisine est une salle impressionnante tout en longueur, avec une cheminée de vingt mètres de long sur trois mètres de large s’élevant à dix huit mètres. Le réfectoire tout proche est aussi une grande salle voutée.

     

     

      

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                                    Avec des occupants d'un autre siècle !!!!!

      

     

             La salle des rois, couverte d’azuléjos, narre l’histoire de la construction de cette abbaye.

     

      

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             Encore une bien belle visite que l’on n’oubliera pas.

     

             Maintenant direction Monsanto, nous pensions trouver un beau petit village à 700m d’altitude au milieu des rochers. Nous ne trouvons qu’un village quelconque au milieu des oliviers. Barbel quand tu liras ces lignes, tu peux rire ou te moquer de nous. Nos vieux neurones sont un peu fatigués, nous sommes allés au plus près donc pas à la frontière Espagnole. Pas grave, avons bien rigolé de notre erreur.

     

             Continuant donc notre visite sommes allés à Santarem. Encore une visite annulée, impossible de se garer, après avoir connu des galères dans le centre, tant les rues sont étroites ou encombrées. Donc direction Caldas où nous avons pu faire, comme prévu, remplir nos bombonnes de gaz, aqprès quelques tours et détours.

     

             Stationnement ce soir près de la lagune d’Obidos, sur une aire de service qui semble calme. Le lieu est agréable quelques barques colorées dansent sur la lagune agitée par la brise tandis que la baie s’illumine de mille feux à la tombée de la nuit.

      

     

    28 septembre

      

     

             La nuit a été calme. Ce matin la température est très correcte, le ciel est bleu et le soleil brille… que demander de plus.

     

             En un rien de temps arrivons à la ville médiévale d’Obidos que l’on aperçoit de loin, obidosceinturée de remparts crénelés du 12 et 14ième, entourant le donjon du château, devenu une des plus romantiques Pousada du Portugal.

     

             Un bijou de petite ville, parfaitement entretenue, respirant l’équilibre, qui attire. On l’appelle le « ville des reines » parce que selon la tradition, cette ville était offerte aux reines.

     

             Pénétrons par la porte principale, la porte vila, à double chicane et d’on l’intérieur est recouvert d’azulejos, grimperons les marches qui nous conduisent au chemin de ronde qui offre de belles vues sur les petites maisons blanches, souvent rehaussées de bleu et aux toits rouges. Sur les bords de l’écrin de cette médina blanche les vues panoramiques sont aussi colorées par de bougainvilliers ou des géraniums.

     

     

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             Nous flânerons ensuite dans ses ruelles étroites, pavées et fleuries, bordées de petites échoppes, de bars ou de restaurants. Quelques églises valent le détour.

     

             L’heure tardive nous conduira au superbe restaurant Prestensio, décor et ambiance très agréable. Il en sera de même pour les mets dont nous nous délecterons. A la vue du « Routard » le patron nous offrira un porto blanc accompagné de roulés au jambon. Dommage il est fort mal signalé et difficile à trouver.

     

     

     

                    Regardez nos assiettes................

     

     

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                   Et vous comprendrez pourquoi nous avons le sourire !!!!!

     

      

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             Encore quelques kilomètres et nous atteignons Péniche, qui est le second port de penichepêche Portugais, très urbanisé il ne présente pas grand intérêt, nous poursuivrons directement au Cap Carvoeiro et ses falaises spectaculaires faites de roches feuilletées battues par les flots. Au loin apercevrons les iles Berlangas au nombre de trois qui sont des réserves naturelles.

      

     

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             Un petit tour sur la presqu’ile Paopa, très prisée par les pêcheurs, greffée en ergot sur le cap, nous permettra d’apprécier les lieux et de profiter des derniers rayons de cette après midi. Des blocs rocheux se détachent en mer le plus gros, percé d’un trou est nommé le « rocher des corbeaux ».

     

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               Nous ferons comme la plus part des camping-caristes irons stationner sur le parking, face aux pompiers près de l’ancienne citadelle qui a fière allure avec ses hauts murs et ses bastions, pas très loin du port.

     

     

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    29 septembre

     

     

     

             La nuit fut brève et tumultueuse, d’abord la sirène des pompiers à plusieurs reprises, des voitures, des jeunes bruyants et des mouettes crieuses….

     

             Ce matin il bruine, le ciel est d’acier, la journée semble s’annoncer un peu monotone. Notre route défile dans une plaine fertile au milieu des cultures maraîchères, puis dans des collines ondulées où se mêlent champs cultivés, roseaux, champs de maïs, de potirons ou encore un peu de vigne. Traversons de nombreux villages aux maisons blanches, de temps en temps une maison très colorée sort du lot. De nombreux moulins, plus ou moins bien entretenus, s’offrent à nous.

     

     

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             Trouant la falaise, des plages  et des criques, s’étirent, comme un chapelet, jusqu’à ereira.pngEriceira. Du haut des falaises ocre ou noires la vue se dégage sur l’océan roulant de belles vagues, pour le plus grand plaisir des surfeurs qui attendent inlassablement le bon moment.

     

     

     

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                        Brigitte à quoi penses-tu ?

     

      

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             Dés que nous retrouvons la côte le soleil devient beaucoup plus généreux, les nuages inoffensifs se dirigent vers l’est, sans doute laisseront-ils tomber leurs larmes sur L’Espagne ou encore la France….

     

             Dés l’arrivée sur Mafra impossible de manquer l’imposant Palais et couvent qui mafras’étale devant nous. En 1711, le roi Joan V, fit le vœu de construite un monastère si Dieu lui accorde un héritier. Ce vœu fut exhaussé, un architecte allemand coordonna les travaux qui durèrent treize ans. Cinquante mille ouvriers participèrent à la réalisation du plus vaste palais de la péninsule Ibérique, une construction gigantesque sur quatre hectares.

     

     

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              La visite débutera par le musée d’art sacré, les cellules des moines, cellules dépouillées et juste après la pharmacie, le réfectoire des malades et l’hôpital aux alcôves sommairement meublées, on croirait encore entendre soupirer les malades.

     

             Maintenant il est temps de visiter le palais, étage noble au deuxième niveau, une avenue de 250m de long qui dessert les pièces ouvertes du roi et de la reine (chacune dans les tours d’angle), pièces en enfilade, joliment meublées dont les dimensions impressionnent, (vu la distance entre les chambres on comprend pourquoi il n’avait pas d’héritier…). Au centre de ce boulevard de marbre blanc, rose et bleu, de grandes fenêtres s’ouvrent d’un côté sur l’intérieur de la basilique, et de l’autre, au loin, sur l’océan.

     

             Après la salle des trophées de chasse, la salle des jeux, le clou de la visite, la bibliothèque, une impressionnante bibliothèque de 83m de long, pavée de marbre blanc, rose et gris, comprenant 30 000 ouvrages, reliés de cuir, dont certains en français. Ces livres sont précieusement conservés, température, hygrométrie mais aussi chauves souris insectivores  y participent.

     

     

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            La façade blanche et baroque de la basilique rompt la monotonie de l’immense et imposant ensemble. Cette basilique, de bonne dimension, décorée en marbre rouge, rose, blanc et noir, avec sa vertigineuse coupole de 70m de haute, ses six splendides orgues, frappe par son élégance. On remarque les chapelles latérales que l’on peut parcourir à partir des contre-allées sans emprunter l’allée centrale.

     

     

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             Sintra, une bouffée d'oxygène, ville nichée dans la verdure, au pied de la serra du même nom, culminant à 571m, sintraoffre jardins et palais, ce lieu agréable, chargé d’histoire, attire les voyageurs que nous sommes. C’est une route très étroite, en forte montée et en lacets serrés, qui nous conduira  devant le grand parc de la Pena. Ce parc enchanteur, planté d’essences rares, est agrémenté de quelques pièces d’eau. Il est tard nous sillonnerons seulement la petite route qui conduit au château. Ferdinand II roi du Portugal fit construire cette fantaisie romantique sur un ancien couvent au 19ième. Palais extravagant et hétéroclite perché sur le point culminant de la serra Sintra est un exemple typique de l’architecture Portugaise mélangeant un gothique fantastique et un manuélin exacerbé.

     

      

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             C’est aspect pour le moins original est encore accentué par ses couleurs jaune canari ou rouge écarlate. Cette petite folie servit de résidence royale jusqu’en 1910, date du départ en exil de dernier roi Portugais.

     

      

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             L’entrée se fait par une porte mauresque qui nous mène devant la cours du palais dont la porte est surmontée de l’impressionnant arc du triton.

     

      

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             A l’intérieur une succession de salles, avec une profusion de meubles divinement sculptés, de nombreuse tentures, des tapis, des miroirs, des décorations en stuc ou des trompes l’œil. On pensait être convié dans l’intime salle à manger où le couvert est dressé, pas moins de sept verres… Nous terminerons par les cuisines où est affiché un menu bien de chez nous : foie gras et poularde de Bresse…Le maître de ces lieux avait-il des goûts culinaires français ?

     

      

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             A Sintra d’autres vieilles pierres parlent encore… mais il est tard. Dommage car la visite de la Quinta de Regaleira méritait le détour au moins pour son puits initiatique de 27m de profondeur, à travers un parcours de 9 paliers.

     

             Nuit sur un parking privé gratuit la nuit à Gincho, face à l’océan. Guincho, des dunes et un fortin quelques restaurants qui bordent une belle plage très exposée aux vents d’ouest d’où l’affluence de surfeurs, qui se termine au nord par le Cao de Roca aux falaises ocre.

     

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    30 septembre

     

     

     

             Départ après le café traditionnel nous n’avons que peu de kilomètres à faire pour arriver à Lisbonne.

     

             Longeons une côte agréable où l’océan à contre jour prend des allures argentées. Mais arrivons rapidement en banlieue, pas de possibilité de stationnement et pas beaucoup d’indications. Nous suivons la côte et cherchons comment trouver le camping du parc Monsanto que nous ne savons pas vraiment localiser.

     

      

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              Repas sur un parking vers l’embouchure du Tage.

     

      

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             Nous prenons l’A5 et espérons trouver le panneau miracle indiquant le camping. Voilà qui est fait il serait à deux kilomètres. Mais impossible de trouver une indication pour la sortie. On tourne, on retourne et finalement « campismo » apprait, mais il faut encore faire des détours pour y arriver. C’est un grand camping ombragé, donc pas te TV tant que nous serons ici et pour un camping municipal il est relativement cher, réduction de 10% avec la carte ACSI.

     

             Après les lessives nous tenterons d’établir un programme de visite pour demain. Pas facile il y a tant de choses à voir.

     

     

     

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    1er octobre.

     

             Lisbonne : Capitale mythique, envoûtante, perdue aux confins de l’Europe, au bord lisbonnedu Taje, fût le port de départ des découvertes. A la fois océanique et fluviale, Lisbonne, capitale politique, économique et culturelle est aujourd’hui le symbole du dynamisme national. Lisbonne s’étage en amphithéâtre sur sept collines offrant souvent de belles vues sur le fleuve. Dans ce dédale, les vieux quartiers comptent de très grands monuments. Nous allons flâner dans ses ruelles animées débouchant sur d’admirables belvédères, dans ses jardins suspendus, affronter des escaliers biscornus, sillonner ses rues pentues où de petits pavés blancs et noirs (empedrados) dessinent des frises. Un paysage qui peut défiler sous nos pieds... Un spectacle ravissant. Selon le cas on le trouve glissant, brillant ou irrégulier et de temps en temps nous pesterons car il nous met en péril.

     

     

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             Nous devions commencer notre visite par Belém, ce quartier historique où flotte un parfum de grand large et qui s’enorgueillit de trois monuments parmi les plus importants de la capitale. Le sort en a décidé autrement, après une descente en bus sans problème (nous commençons à être rodés), voilà que le kiosque d’information est en panne d’informatique, donc pas de « Lisboa card » et en prime un employé renfrogné qui nous envoi dans le quartier central à une demi heure en bus ou en trolley, ce qui irrite Brigitte. La journée commence bien….  Mais sommes encore devant nous le Monastère de Jéronimos.

     

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             Le trolley ne veut pas de nous, il rentre au garage… pas de chance… Le bus 714 nous conduira au lieu voulu et serons renseignés, cette fois, par une charmante dame et nous voilà avec nos cartes, valables 72h après la première validation.

             Le premier contact avec la ville historique se fait par la place du commerce, tout au bout de la « mer de paille ». Ici avant le séisme et raz de marée de 1755 se trouvait le palais royal. Sur le centre de la place se dresse la statue équestre de Joan I. L’arc de triomphe arbore les allégories des trois grands fleuves, le Tage, le Douro et le Mondego. Les élégants bâtiments classiques qui la bordent abritent la Bourse et quelques ministères. Une grande fête se prépare le centenaire de la république le 5 octobre prochain.      

     

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             Mais l’heure à tourné inexorablement et il est midi, nous allons donc manger dans un petit restau sans prétention dans la zone piétonne de Baixa.

             Les sols pavés sont constitués de petits cubes de calcaire blancs et de basalte noirs composant ainsi une marqueterie de pierres (frises marines, symboles historiques ou dessins géométriques) les empédrados.

             Monterons à l’ascenseur de Santa Justa, construit en 1901 par un ingénieur portugais d’origine française et adepte de Gustave Eiffel. Du haut de la plate-forme, à 32m , on peut profiter d’une belle vue sur Lisbonne surtout les quartiers de Rossio et Baixa. Il ouvre un horizon sur la ville, mais jamais n'embrasserons tout Lisbonne, cette Lisbonne insaisissable et fugitive. Nos yeux se posent sur l’église Carmélite, toute proche qui présente une carcasse fantomatique à ciel ouvert. Ses piliers s’élancent vers le ciel mais ne supportent plus la nef détruite pendant le séisme de 1755.

     

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             De longues rues tirées au cordeau nous conduirons ensuite la place Dom Pedro IV, dont la statue est érigée en son centre, encadrée par deux belles fontaines. Sur la partie nord se dresse le théâtre national Dona Maria II de style néo-classique.

     

     

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             Sur la place des Restauradores on longe la façade néo manuéline de la gare Rossio, célèbre gare qui dessert Sintra et Leira. Peu après le Palace Fioz étire sa longue façade saumon, il abrite l’office du tourisme, à sa gauche l’Eden Théâtre est maintenant un hôtel luxueux.

     

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             C’est là que nous prendrons le métro pour le musée Calouste-Gulbenkian, musée d’art antique, d’art oriental, d’art d’extrême Orient et d’art européen. Ce musée aux vastes salles a été conçu pour recevoir les collections de Gulbenkian, constituées  de d’objets de grandes valeurs. Personnellement je n’ai pas spécialement apprécié cette visite.

             De retour nous monterons au « miradouro Graça » par des petites ruelles sinueuses et pentues, aux ambiances populaires où règne une atmosphère spéciale.

     

     

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             N’avons pas trop apprécié le quartier de Graça mais avons été conquis par le belvédère offrant une très belle vue sur le vieux Lisbonne, son église et le château St Jorge. Ce dernier n’est pas une masse hautaine mais un monstre assoupi à portée de main. On peut aussi détailler à loisir les collines et la délicate voûte de l’église Carmo.

     

     

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             Le tram N°15 nous descendra tout en douceur, en rasant murs et voitures avec dextérité, il est vrai que c’était une conductrice, jusqu’à la place de commerce où nous retrouverons le bus 714 qui nous conduira au camping.

     

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             Une journée bien remplie, agréable mais un peu fatigante.

     

    02 octobre

     

             Départ après être passés à l’agence du camping, déception, sans doute pas assez de monde pour la sortie Fado.

             Ce jour visite de quartier mythique de Belém au bord du Tage, grand fleuve qui traverse le Portugal d’est en ouest en séparant une région montagneuse au nord d’une région de plateaux et de plaines au sud.

             Belém n’est autre que la contraction de Bethleem, un lieu d’embarquement  pour le rêve ou l’imaginaire, un port d’attache des vaisseaux portugais qui se lancèrent sur les mers inconnues à la recherche de terres et de richesses nouvelles. Le monastère de Jeronimos, imposant ensemble architectural de style manuélin, enveloppé d’une belle lumière qui souligne sa blancheur et son éclat. La beauté de l’ensemble est aussi dû à la qualité de sa pierre qui se laisse ciseler permettant ainsi une profusion de décorations de toutes sortes, poissons, cordages, coraux, chaines et coquillages.

     

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             Le portail latéral de l’église présente des pinacles et des niches abritant des statues, celui de l’ouest abrite, sous le porche du cloitre, les statues du roi Manuel et de sa seconde épouse.

     

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             L’intérieur, présentant trois nefs d’une belle envolée, surprend pas la hardiesse de sa voûte qui repose sur de frêles piliers octogonaux d’où jaillissent des gerbes d’ogives. La luminosité, filtrée par les vitraux, est extraordinaire, presque irréelle.

     

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             De celle-ci on atteint le cloître qui, en cette journée ensoleillée, révèle sa parfaite harmonie et sa chaude teinte dorée, quadrilatère de 55m de côté, il s’étage sur deux niveaux. C’est le règne de la pierre sculptée, piliers, colonnes, arcs et entrelacs, tout est prétexte à motifs, motifs différents symétriques et harmonieux.

     

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             Le réfectoire présente de magnifiques azulejos.

             Se rapprochant du Tage nous visiterons le monument des découvertes, monument néo-réaliste, d’une hauteur de 52m, entouré de statues et de l’infant qui ouvre la voie, se dresse comme une proue sur le fleuve, rendant hommage aux principaux navigateurs Portugais. C’est de ce point précis que partit Vasco de Gama le 8 juillet 1497. De son sommet atteint en ascenseur et 38 marches supplémentaires, la vue sur le Tage, la tour de Belém, le monastère et la ville, est imprenable. En bonus nous pourrons voir un spectacle audiovisuel, en français « Lisbonne de toujours, Lisbonne pour toujours » très agréable.

     

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             De cette hauteur on peut admirer l’immense rose des vents de 50m de diamètre, mosaïque en marbre, qui rayonne autour d’un planisphère.

     

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             Il est l’heure de manger, chez Jéronimos, on ne sait pas pourquoi, mais c’est fermé et au Floresta, après une attente de plus d’une heure, le repas était minable et froid, bravo le Routard !!

             Troisième monument : la tour de Belém, élégante tour carrée manuéline  avec un bastion polygonal, orientée dans l’axe du Tage, forteresse joyau, symbole de Lisbonne, résume les épopées maritimes portugaises. Autrefois, cette délicate sentinelle élevée au milieu du Tage, pièce essentielle du complexe de défense de l’embouchure et le monastère, s’avéra rapidement obsolète. Suite au tremblement de terre et raz de marée de 1755 elle est en bordure de la rive. La tour compte cinq étages et se termine par une terrasse d’où l’on peut observer l’embouchure du fleuve, le pont du 25 avril et Lisbonne.

     

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             Un petit tour en bus jusqu’à la gare Rossio nous permettra de voir les horaires en vue de la visite du château de Geluz. Il est tard, la nuit est tombée, nous regagnons le camping et pouvons profiter de Lisbonne by night.

     

     

     

    03 octobre

     

             Ce matin il pleut légèrement mais avons programmé le parc des nations et l’aquarium. Les bus n’ont plus de secret pour nous, ni le métro d’ailleurs. Dans cette souricière allons tenter de voir les belles stations, pas extraordinaire à notre goût, sommes un peu déçus même par la station offerte par les français. Poursuivrons par la nouvelle ligne, c’est là que se trouve les plus belles et les plus décorées à mon goût.

             Le parc des nations est un aménagement récent, site de l’exposition universelle de 1998, sur les berges du Tage, au nord-est de la ville, l’union de la ville et du fleuve. Vaste urbanisation qui se poursuit encore, comprenant bureaux, commerces, port de plaisance et jardins, un concept innovateur et moderne. Cette ville un peu futuriste est desservie par le Pont Vasco- de-Gama, vaste ouvrage permettant d’éviter Lisbonne, long de 17 kilomètres dont 10 sur le Tage et la spacieuse gare d’Oriente, multimodale, recouverte d’une structure de verre et d’acier évoquant des vagues.

     

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             La pluie s’intensifie, accompagnée de fortes rafales, traversons à la hâte, passons par le grand centre commercial et tentons de rejoindre l’aquarium. Mais hélas faisons le grand tour par la passerelle qui longe de Tage, grossière erreur et voilà comme l’on est trempé jusqu’au os….

             L'Océanorium est un des plus grands du monde après celui d’Osaka. Autour d’un énorme bassin de 6000m3 d’eau de haute mer, quatre espaces plus petits nous invitent à une visite sur les côtes de l’Antarctique, de l’océan Indien, de l’océan Pacifique et de l’Atlantique. Le parcours s’enroule autour de ce bassin central, entièrement vitré, en descendant progressivement. Raies, inquiétants requins marteaux, bancs de daurades ou de maquereaux  etc… cohabitent en bonne harmonie, les loutres de mer se prélassent telle des stars, les récifs coralliens offrent une multitude de couleurs, tandis que l’on peut suivre le parcours terrestre et aquatiques des cormorans et des manchots.

     

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             Pour ce qui est des pavillons, représentatifs de l’architecture moderne, et des jardins, la pluie ne nous permettra pas de les visiter. Dommage. Pour ménager nos chevilles nous pensions prendre les œufs mais hélas ils ne fonctionnent non plus, trop de vent. Ce n’était pas le jour, mais nous y étions !!!

             Le casino à l’architecture minimaliste  et aux grands murs de verre s’étend sur trois étages, plus qu’une maison de jeu ce lieu devient un pôle d’offre artistique.

             Retour vers la station Belém, car nous devons déguster les fameux « pasteis de Nata », sorte de petite tarte feuilletée au  flanc, les longues files des jours précédents nous ayant un peu déroutés. Pour déguster les vrais il faut donc aller à l’Antiga confeiteria de Belém », maison fondée en 1837. Sur cent vingt employés seuls 5 connaissent la recette exacte et chaque jour 10 000 délices sortent des fours pour être emportés, par étuis de 6, aux quatre coins du monde où mieux dégustés sur place, tièdes et saupoudrés de cannelle ou de sucre glace, attablés dans l’une des salles voûtées recouvertes d’azulejos (500 places disponibles). C’est ainsi que nous les dégusterons, après avoir fait quelques minutes de queue pour avoir une table, nous ne manquerons pas d’en emporter.

     

             Et malgé tout voici la foule qui attend, et il y a peu de monde.....

     

     

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             Retour au camping vers les 18h, nous nous acquittons de notre dette et partons pour le stationnement prévu par de nombreux camping-caristes, vers la tour de Belém. Douze kilomètres ont suffit pour rejoindre ce parking au bord du Tage vers le port de plaisance.

             Il est dimanche, nos amis nous offrent l’apéritif et partons ensuite pour une soirée Fado, ces mélodies typiquement Portugaises. Avions prévu « Adega do Machado » dans le quartier Bairro Alto, quartier de prédilection de ces chants nostalgiques. Notre plan était bien monté, bus, métro et marche à pied. Arrivés au bas de la rue, l’enseigne était allumée, donc pour nous pas de problème. Mais hélas en arrivant devant la porte close nous avons trouvé une affichette disant fermé pour travaux. Pas de chance, c’est la journée….

             Ce quartier est le « St Jean Lyonnais », des petits restaurants partout, tables étalées dans la rue et multitude de maisons de fado. Nous réservons donc au café Luso où nous sommes accueillis chaleureusement, soirée prévue vers 22H15. Nous nous promenons donc dans ces vieux quartiers, toucherons la main à un militaire (quand vous verrez la photo, vous comprendrez !!)

     

                              Nous n'avons ni mangé, ni bu !!!!

     

     

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             L’installation prit un peu de temps et commencions à nous impatienter… mais tout arrive. Bien entendu on ne paye pas le spectacle, mais le repas est assez cher. Beaucoup de monde dans la salle, beaucoup de groupes, le spectacle est agréable, tout le monde écoute religieusement ces chants tristes et mélodieux.

             Plus de métro ni de bus à l’heure de la sortie, seul moyen de rentrer « chez nous » le taxi. Un démarrage en trombe, dans une rue étroite et en forte pente et nous voilà presque sur les quais….Que voulait-il nous prouver ? Fou rire général, Brigitte glousse…. Moi je glisse dans mon siège pour ne pas être vue dans le rétro, en éclatant de rire, Paul se retourne d’un air interrogateur, Lucien pouffe... Mais voilà sommes arrivés à bon port en peu de temps et seulement pour 7€. Les taxiteurs Français feraient de venir faire un tour ici…..

             Nuit calme et paisible bercée par la marée montante sur le Tage.

     

    04 octobre

     

             Brève nuit tranquille et départ, pour la visite du château de Quéluz situé à cinq kilomètres de Lisbonne, en bus et train.

             Ce palais aux façades postérisées en rose, ce Versailles Portugais, exemple harmonieux de l’architecture baroque nous plonge dans le 18ième. Il fût transformé en résidence d’été pour la famille royale. Mélange de baroque et de néo-classicisme, il conserve des dimensions humaines. Enfilade de pièces couvertes de miroirs et  de décorations foisonnantes dont la plus somptueuse est la salle du trône, évoquant ainsi la galerie des glaces de Versailles, où pendent de magnifiques lustres en cristal de Venise.

     

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             Les jardins se composent de gracieuses charmilles, de buis taillés, de cyprès et de statues, agrémentés par des bassins richement décorés de sculptures de bronze. En contrebas le grand canal, surmonté de pots de fleur, est bordé de murs recouverts d’azulejos.

     

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             Retour au camping-car en début d’après midi, repas dans nos foyers et visite du palais présidentiel (qui à première vue n’a rien d’un palais, façade sobre et rose) ouvert au public, durant cinq jours, pour le centenaire de la république le 5 octobre. Après une première queue d’une demi-heure sur le trottoir devant l’entrée, surveillée par deux gardes imperturbables et d’une deuxième dans les jardins nous pourrons voir trois ou quatre belles salles. Peu par rapport à ce que nous espérions voir.

     

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             Il est tard nous resterons dormir à Lisbonne.

     

     

             Etapes de Lisbonne à  Marvao     cliquez   ICI

     

    05 octobre

     

             Ce matin nous n’avions pas fixé l’heure de départ, devons faire peu de kilomètre, heureusement car Brigitte a une migraine terrible depuis qu’elle est levée.

             Passerons donc le pont du 25 avril, d’une longueur totale de 2278m dont le tablier suspendu est 70m au dessus du Tage, nous survolons une partie de Lisbonne et face à nous la statue géante du Christ roi, réplique réduite du Christ rédempteur de Rio de Janeiro. Une voie ferrée a été ajouté sous le tablier routier, dans le sens, sud nord la voie routière est payante.

     

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             Galère vers un immense centre commercial, pas de place de stationnement pour nos cubes blancs. Direction la côte mais pas de super marché, changement de cap et direction amora.gifSessimbra et finalement arrêt courses au centre Leclerc de Amora (dont la direction est française).

             Courses, repas, plein de GO et à nouveau courses puisque nous avons obtenu 6€ de réduction pour 20€ d’achat dans le magasin. C’est là que nous rencontrerons la patronne. Son mari m’avait interviewé sur l’accès au magasin.

             Arrivée au Cap Espichel, véritable « Finistère », souvent battu par les vents, sans doute parcourue par les brumes et qui affronte des vagues furieuses. Petit bout du monde désolé, à la végétation rase, aux falaises déchiquetées surplombant l’océan où la lumière, plombant le mystère de Notre  Dame du Cap et le phare, confère au lieu une atmosphère mystérieuse.   

     

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             Nuit dans cet isolement où la chapelle et les restes du monastère sont judicieusement éclairés.

     

     

    06 octobre

     

             Ce matin un léger brouillard qui s’intensifie au fil des minutes, enveloppe ce bout de terre sublimement désolée laissant planer une atmosphère mystérieuse. Le ciel ne tarde pas à nous tomber sur la tête et mouillent nos pilotes entrain de remplir les réservoirs d’eau.

             Nous suivons au radar notre chef de file tant il y a du brouillard qui va s’estomper dès que l’on quittera la côte. Traversons des paysages variés, quelques vignes, des chênes liège, de beaux pins parasol. Les collines boisées ou cultivées, ondulent dans une semi brume qui les rend bleuâtres.

             Nous avons volontairement occulté la serra da Arrabida qui laissent de belles échappées aussi bien sur l’arrière pays que la côte et la lagune, tant le temps est mauvais.

           setubal  Arrivés à Setùbal, ville adossée aux contrefort de la serra et au bord de l’estuaire du Sado, nous prendrons le bac (11,6€ et 20’ de traversée, nous évitant 100kms) pour traverser sur la péninsule de Troia, immense langue de sable de 17 kilomètres de long, bordée de dunes et boisée de pins.

     

     

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         La meilleure solution pour moi   ne pas trop bouger....

     

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           Tout sourire pour ceux qui n'ont pas le mal de mer....

     

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              La partie nord fait l’objet d’un projet bétonné qui gâche un peu le paysage, grands immeubles et immense marina où bien sûr il est impossible de stationner.

             Le ciel a séché ses larmes et nous gratifie d’un doux sourire de plus en plus généreux et d’un coin de ciel bleu qui s’agrandit au fil des heures.

             Nous mangerons vers la plage de Comporta que nous découvrirons qu’après le repas, vaste plage de sable avec un immense parking. Comporta est un village construit au cœur d’une réserve ornithologique, dans un ensemble dunaire et marécageux fort apprécié des cigognes qui y font étape, d’où la présence de plusieurs nids. Par contre beaucoup de cigognes dans les champs, surprenant….

     

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             Entre océan et lagune notre route se faufile dans un cordon dunaire de lande et de pins épars. La forêt devient plus belle et de beaux chênes lièges aux troncs dépouilles de leurs écorces font l’apparition au milieu des pins maritimes et des eucalyptus.

             Arrivé à la plage de St André, près de la lagune du même nom nous élirons domicile pour cette nuit en compagnie de plusieurs camping-caristes déjà installés.

             Il est encore bonne heure, nos hommes discutent, Brigitte reste au calme pour soigner sa migraine. C’est seule, jumelle autour de cou, que j’irai faire une petite balade vers la lagune, observant des gros flamands roses, mais qui sont plutôt blancs, n’y aurait-il pas de crevettes dans cette lagune ? De petits oiseaux aussi graciles qu’agiles, furètent de leur long bec la vase à la recherche de leur pitance. Quelques barques colorées se dandinent au gré des vagues, certains pêcheurs tentent de rallier la grève perche à la main. Je marche sans but précis en écoutant les grondements des vagues au loin, en regardant cette lagune qui s’étale et m’interdit d’aller plus loin.

     

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             Retour à la case départ, Brigitte viendra alors faire une longue balade sur la plage, malgré la marée descendante l’océan grogne puissamment en roulant de grosses vagues qui viennent mourir à nos pieds.

             Ce soir nous prendrons l’apéro chez nous.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 07 octobre

     

             Après les pleins et le vidanges, sous un ciel d’azur où trainent de gros nuages blancs direction le sud, passons devant de petites maisons basses, on croirait des maisons de poupées. Sous le soleil matinal la lagune avait de magnifiques couleurs bleue ou argenté reflétant ce ciel mitigé.

     

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             Nous traversons des paysages variés où la nature est encore préservée, on découvre des villages charmants, des plages agréables bordées de rochers déchiquetés par l’érosion, des criques fabuleuses qui semblent oubliées.

             Sines, ville de naissance de Vasco de Gama, qui a toujours été tournée vers la mer, sinesgrande ville très industrielle que l’on contourne pas une quatre voies qui nous permet un petit arrêt au port.

     

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                 Porto Covo, un petit village aux belles maisons blanches surlignées de bleue, avec une artère principale commerçante et au large un petit bijou jeté dans l’océan écumant, l’île do Passegueiro.

     

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              Un coin à criques que l’océan rugissant couvre d’écume et où les grosses vagues viennent se briser, à grand fracas, sur les falaises noires. Il est très agréable de se promener sur ces falaises, d’admirer ces vagues qui sans cesse se brisent en immenses gerbes d’eau, dans un bruit étourdissant, le spectacle est sur l’océan, un spectacle qui se renouvelle à chaque instant.

     

     

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    milfontes         Accueillante et lumineuse, Vila Nova de Milfontes tient son charme discret à sa position sur l’estuaire du Rio Mira. Il est un peu difficile d’y circuler, mais ici on vous indique la sortie : «  saida ».

     

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             Cabo Sardao, battu par les vagues incessantes, ce promontoire, coiffé d’un phare est un lieu agréable pour faire une balade sur les falaises.

     

     

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           zambujeira.gif  Zambujeira do Mar, une grappe de rues autour de la rue centrale, avec quelques pavillons blancs surlignées de bleue ou de jaune, on se demande où l’on va, mais au bout la plage, les falaises, l’océan toujours écumant, une petite chapelle, le paysage est grandiose.

     

     

     

     

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           Odeceixe et sa belle plage abritée, enserrée par l’océan, la falaise et le odeceixefleuve Seixe. C’est un petit coin de paradis où nous élirons domicile pour la nuit, sur une plate-forme dominant l’embouchure, les quelques villas banches se blottissent au dessus de la falaise et du fleuve.

     

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    08 octobre

     

             Nous avons été bercé toute la nuit par le vent mais ce matin il n’a toujours pas faibli. Le ciel tumultueux ne semble pas bon présage, des nuages noirs menaçants se déplacent à vive allure, de temps à autre un petit rayon de soleil filtre mais il n’est pas très étincelant. Et la bruine ne tarde pas à faire son apparition ainsi que la brume.

             La plage d’Arrafina est pourtant notre première halte, de grosses averses s’abattent sur nous, peu importe, pour l’instant buvons notre café quotidien. Mais une accalmie nous permet d’admirer les belles falaises noires qui se dressent de part et d’autre du petit village blancs surligné de couleurs pastel. Dans le minuscule petit port se dandinent quelques barques colorées attendant sans doute la marée haute pour aller en mer, tant la sortie du port semble difficile à cause des rochers qui sont plantés là comme des sentinelles.

     

     

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             Notre route se faufile ensuite de collines en collines boisées et l’on se croirait presque dans le maquis Corse, puis c’est la lande, telle la lande bretonne qui nous accompagne jusqu’au mirador de Caselejo où  d’immenses falaises et petites criques se succèdent. Le vent souffle en rafales et l’on a du mal à avancer. Nous resterons dans ce décor sauvage que petit à petit la brume enveloppe, pour notre repas de midi et l’on pourrait presque imaginer des elfes ou des trolls qui se profilent à l’horizon, cet horizon d’un bleu blafard ou ciel et océan se confondent.

     

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            sagres.gif Sagres est une localité balayée par un vent violent où se dégage une atmosphère de bout du monde avec à sa pointe sa forteresse imposante, un lieu d’histoire et de mémoire. C’est ici qu’Henri le navigateur entouré d’astronomes, de navigateurs et de cartographes s’installa pour établir de nouvelles cartes, perfectionner l’astrolabe et le cadran  qui peuvent dés lors être utilisés en haute mer et inventer un nouveau bateau léger et maniable par tout vent, la caravelle qui révolutionna la navigation.

     

     

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             Nous ferons le tour de cet immense promontoire sauvage, battu par le vent et cerné d’impressionnants escarpements d’où la vue sur le cap St Vincent et la côte de Lagos est imprenable malgré un temps gris.

     

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              Dés notre arrivée au camping car de grosses averses s’abattent sur nous. Il est tôt et ne savons pas trop si nous restons là ou si nous cherchons une autre chambre à coucher. Finalement tentons notre chance à Espiche, sans succès, pas de lieu agréable et surtout rues étroites où la circulation de nos camions n’est pas très aisée. Terminerons notre lagoscourse, toujours sous la pluie, sur une plage de Lagos, la plage Pedro do Foz, mais hélas en forte pente.

             Après notre feuilleton favori nous irons en amoureux au restaurant tout proche « Antonio » où nous dégusterons une excellente cataplane aux palourdes accompagnée d’un petit rosé Mateus.

             Pour l’instant pas de pluie que le ronronnement des vagues toutes proches.

     

     

    09 octobre

     

             Une journée monotone qui s’annonce, le ciel est tout gris, prêt à nous tomber sur la tête.

             Le site de Ponta Piedade a un charme particulier, un charme de bout du monde avec des grandes falaises rouges sculptées et battues par les flots écumants. Quelques rochers monolithiques surgissent des flots formant des grottes marines naturelles. C’est par des escaliers que l’on peut atteindre ces grottes et ces falaises découpées par le travail de l’océan qui s’y engouffre à grand fracas et d’où jaillissent de grandes gerbes d’eau. On pourrait rester là des heures à regarder ces vagues, jamais égales, qui martèlent et façonnent ces rochers rouges.

     

     

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             Mais la pluie s’annonce, troublant ainsi notre promenade. C’est à regret que nous quittons ce lieu idyllique où se nichent quelques criques. Pas de barques pour visiter ces grottes, ce n’est plus la saison. Mais y serions nous allés ? Pas sûr, l’océan est très agité et nous n’avons pas vraiment le pied marin.

            alvor.gif Alvor, un petit village tranquille, un petit port agréable, où tanguent des barques colorées, des rues piétonnes et de petits restaurants parfois fermés le midi. 

     

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              Le choix s’avère difficile, celui indiqué par le Routard est fermé, la cataplane se sert souvent pour deux. C’est ainsi que nous nous mettons à table à 14h, la description de la préparation de la morue ne me plait pas, il n’y aura donc que trois portions, je prends donc des gambas grillées avec un chutney de mangue, accompagnées de pommes de terre sautées et d’une salade mixte. A la sortie la pluie recommence à tomber.

            portimao.png Nous décidons d’aller vers la plage de Rocha, à Portimao espérant y trouver eau et stationnement. Portimao, un grand bourg industriel, nanti d’une banlieue bétonnée à outrance où s’élèvent un grand nombre de tours, usines à touristes, surtout des Anglais et des Allemands. Il n’en sera rien, impossible d’approcher, mais au passage avions repéré un lieu de stationnement. Nous nous y rendrons et grossirons le flot, mais pour une nuit et par ce temps cela ne pose aucun problème. Je pourrai même me connecter à internet, c’est finalement assez facile au Portugal.

             Apéro chez nos voisins héraultais.

     

    10 octobre

     

             Ce matin ciel bleu et grand soleil mais hélas ce fût de courte durée car en peu de temps l’astre magique se cache derrière des nuages gris et menaçants.

            ferragudo.gif Quittons Portimao par la nationale 125 pour Ferradugo, petit village de pêcheurs, sur la rive opposée de l’estuaire de l’Arade, mystérieusement épargné de la fièvre des promoteurs, qui a conservé charme et authenticité. La vie locale s'y poursuit comme autrefois résistant au tourisme de masse. Ce matin les quais sont en effervescence il y a une brocante. Les petites barques de pêcheurs piquées dans le sable, attendent la marée haute pour voguer, tandis qu’un grand bateau de croisière ancré sur la rive du fleuve semble échoué. C’est encore la pluie qui nous fera fuir alors que nous aurions aimé lézarder dans ses rues en escaliers.

     

     

     

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                          Des pêcheurs démêlent leurs filets

     

     

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           carvoeir.jpg  Nous continuons tout de même notre périple direction Carvoeiro, mais encore une fois il est difficile de stationner. De belles villas blanches nichées dans la verdure, souvent dominées par de petites cheminées pointues (semblables à celles du Maroc), plus décoratives qu’utiles, se lovent dans l’échancrure de la falaise rouge. Après quelques détours atteindrons « Algar Secco » qui nous offre une vue en enfilade sur les falaises du Cap Carveiro.

     

     

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           Comme par enchantement le soleil et le ciel bleu nous font un clin d’œil en nous accompagnant dans notre promenade. Des marches taillées dans les rochers nous permettrons d’atteindre le site marin façonné par l’océan, pitons, arches et grottes marines où s’engouffre l’eau en violents tourbillons. Les roches déchiquettées rouges et ocres sont sans cesse remodelées par des vents forts et des vagues furieuses . Un court tunnel, sous un piton, aboutit à une caverne percée de deux fenêtres naturelles qui nous permettent d’admirer les falaises et l’océan qui rugit et qui écume. Encore un endroit qui s’explore en bateau.

     

     

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             Repas de midi dans ce lieu agréable mais la pluie tambourine à nouveau sur nos camping-cars. Mais notre organisation est maintenant sans faille, soleil pour les visites, pluie durant les arrêts dans nos camions.

            albufeira-1.gif Albufeira, ville hérissée d’immeubles modernes, de villas, est une station balnéaire fort prisée sur la côte Algarve. Nous la traverserons seulement pour aller faire un tour du côté de la plage da Falésia. Des gigantesques falaises rouges et blanches se déroulent sur plusieurs kilomètres et surplombent une longue plage de sable blond qui est pratiquement recouverte à marée haute.

     

     

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             A peine arrivés au camping-car, la pluie fait rage et nous accompagne encore une fois pour une bonne partie de la soirée.

             Après de nombreux tours et contours nous arrivons au camping de Quartéra. Machine à laver et sèche linge sont très appréciés…

             C’est dimanche apéro chez nous.

     

     


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  • 11 octobre

     

             Ouf, ce matin le beau temps est revenu et semble s’installer définitivement. Nous prenons donc notre temps, le linge sèche….

            faro.png Nous devons déguster une cataplane à Faro, mais le sort en décidera autrement, impossible de stationner. Après quelques rues étroites où la conduite est des plus périlleuses, pas une place libre pour nos véhicules, la seule place qui aurait pu nous accueillir est occupé en partie pour une foire. Pas de chance la lagune semblait très belle.

     

     

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            olhao.gif Suivant la 125 nous ferons donc une halte à l’Olhao, qui est un grand port de pêche de l’Algarve, architecture typique, maisons blanches coiffées de terrasses et dotées de petites cheminées.

             Le stationnement y est facile même si certains parkings nous sont interdits. Nous recherchons les restaurants prévus, le premier est fermé et le second nous accueille. Cataplane au menu, palourdes, crevettes et lote pour Brigitte et Lucien, palourdes et lapin pour nous. Personnellement c’est une des meilleures.

             Une promenade digestive sur l’esplanade plantée de palmiers, bordant la ria nous permettra de découvrir le port de plaisance et sa lagune,  

     

     

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            les halles en briquettes rouges arborant de petites tours à chaque angle et l’immensité des cordons littoraux.

     

     

     

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             En route pour Tavira, là aussi pas de problème pour se garer, à proximité du Pont taviraromain, rive gauche du Rio Gilao. Tavira est surnommée « la ville aux mille et une églises » en réalité elle en comporte 37.  Cette petite ville garde tout son charme, ruelles étroites, escaliers, son château dont il ne reste que quelques murs crénelés enserrant un beau petit jardin.

     

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              On y bénéficie d’une belle vue sur les gracieux toits à quatre pans retroussés dit de « tesouro » qui donnent une architecture particulière.

     

     

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             A la cime d’une tour, dans une salle obscure, sur une grande parabole, un Monsieur, nous fera voir tous les monuments de la ville, le fleuve, les marais salants, au passage nous reconnaitrons nos cc en stationnement, tout cela grâce à un jeu de miroirs et de lentilles.

             Le lieu est agréable mais difficile d’y passer la nuit, nous ferons donc une dizaine de kilomètres pour nous installer sur un grand parking, hélas un peu pentu, à l’entrée du petit village de Cacela Velha. Ce village pittoresque et paisible, juché sur un promontoire au dessus de la lagune qui prend des teintes magnifiques en cette fin de soirée, respire le calme et sérénité. Deux autres camping-cars, français viendront nous rejoindre.

     

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    12 octobre

     

             Ce matin le petit village est toujours aussi paisible, le cadre toujours aussi agréable. Au soleil levant, océan et lagune deviennent un véritable miroir qui étincelle. Sous nos yeux des barques colorées se balancent doucement.

     

     

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            montegordo.gif Tranquillement prenons la route vers l'est, pour peu de temps, l’arrêt café s’impose. Nos chefs de file choisissent Monté Gordo, un bord de plage. Qu’elle bonne initiative pour notre dernier contact avec l’océan. Il fait un temps magnifique et l’océan est majestueux.

             Un petit port, pas comme les autres, s’offre à nous, un port sans eau. Les barques sont posées à même le sable, tirées par un tracteur hors des flots. Un port d’un autre temps où dès leur arrivée les pêcheurs ouvrent les filets pour extraire avec beaucoup de dextérité les poissons qui sont triés et mis en cagettes. Comment font-ils pour ne pas emmêler ces énormes filets ? Ensuite avec autant de précision, les remettent en tas dans les barques pour la prochaine sortie.

     

     

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                                     Voilà comment on remène les barques au port....

     

     

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             Nous marchons, tête au vent, sans souci, sur cette immense plage de sable fin, à marée descendante, profitant des dernières bouffées iodées.

     

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            Il y a plus de monde que d’habitude, des gens sur leurs relax profitent des doux rayons de soleil, d’autres préfèrent, comme nous, marcher sur la plage, tandis qu’un groupe de nanas font une gymnastique endiablée. L’océan c’est terminé, nous remontons vers le nord.

             Le village affiche toujours ses maisons blanches à petites cheminées mais aussi beaucoup de chauffe eau solaire.

             Nous longeons, rive droite la Guadiana, cette vallée, loin de la fièvre touristique de la côte d’Algarve, est plus sereine et plus traditionnelle.

            castroma.gif Castro Marin, adossé à une colline sur laquelle trônent les vestiges d’un ancien château maure, dominant la zone marécageuse de l’embouchure du Guadiana, étage ses maisons blanches. Le chemin de ronde de ce château offre de belles vue sur la ville,

     

     

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                      le pont qui permet de traverser en Espagne,

      

     

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          les marais salants et la plaine avoisinante.

     

     

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             Repas de midi sur l’aire de service.

             Notre petite route court de collines en collines à une altitude moyenne de 150m, collines semi-désertes où poussent quelques pins, de temps en temps quelques lapins de garenne détalent en nous entendant.

     

            Voici un petit village Andalous, près duquel sommes passés

     

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                     et ses moulins perchés sur la colline.

     

     

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            mertola.gif Localisée au confluant du Guadiana et de son affluent l’Oeidas, Mértola est une petite ville médiévale étonnante, perchée sur son piton rocheux, entre fleuve et affluent, surplombée par son Château construit par les Maures, avec un donjon du XIIIème siècle. Ville ancienne, de l’époque pré-romaine, ancien port intérieur, Mertola, toujours ceinturée par l’ancienne muraille, longue d’un kilomètre, a un passé historique.

     

     

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             De ce passé elle à conserve une ancienne mosquée transformée en église, on y retrouve les spécificités musulmanes : plan carré, abondance de piliers et ancienne mihrab derrière l’autel.

     

     

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             Nous nous installons sur un terrain plat, en bordure du fleuve où il y a de l’eau.

             Les nombreuses marches nous conduiront à un dédale de ruelles étroites d’où nous atteindront donc le château et l’église-mosquée. Parcourant les remparts du château nous aurons une vue imprenable sur la ville, le fleuve et sa vallée

     

     

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                  Et nos camping-cars...... Coucou Lucien !!!

     

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    13 octobre

     

             En ce moment nous prenons notre temps, faisons de courtes étapes, regardons quand cela est possible, comme ce matin, nos messages sur internet.

                   Un premier arrêt à la sortie de la ville,  un panorama de rêve.... A vous de juger

     

     

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             Poursuivant notre remontée vers Sao Dimongos. C’est à l’entrée de ce village de mineurs, face au petit lac de Tapada Grande que nous prendrons notre café, comme vous pouvez le voir le soleil boude.

     

     

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               Nous flânerons dans ce village, offrant un autre visage, maisons en bande, blanches et basses surmontées de hautes antennes râteau et une petite églis forteresse.

     

     

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               Mais la mine, mine de cuivre,  à demi détruite, offre un triste spectacle, un spectacle de désolation. Tout est laissé à l'abandon et l'on peur voir encore des décharges sauvages de scories vers les bâtiments délabrés. On ne peut s’empêcher de penser à tous ces mineurs qui ont perdu leur travail lors de la fermeture en 1968 (réserves épuisées), plus de 6000 personnes y travaillaient, et aux risques de pollution qui subsistent pour l’environnement, les hommes et les animaux. Il nous manque quelques explications pour tout comprendre, mais le site, bien qu’angoissant, offrent une palette des teintes impressionnantes.

     

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                    Etrange lac aux eaux noires et aux bords rouges

     

     

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              Repas de midi à la plage fluviale, bien aménagée, face au petit lac.

     

     

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             C’est toujours sur ce plateau flirtant avec les 150m que nous évoluerons entre oliviers aux feuilles vertes argentées, chênes-lièges, au ton ocre, déshabillés de leurs écorces  et quelques champs où paissent vaches ou moutons.

            serpa.jpg Serpa, « la blanche », tous les ans il y aurait un concours de la rue la plus blanche, nous offrent quelques beaux spécimens d'oliviers aux troncs impressionnants.

     

     

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              On pénètre dans la vieille ville par plusieurs portes,

     

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                                                une deuxième...

     

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     La ville a conservé une partie de ses remparts qu’emprunte partiellement un aqueduc.

     

     

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             Nous flânerons dans ses ruelles, monterons sur les remparts du château et surtout ne manquerons pas d’acheter le fameux fromage de brebis (queijo da serpa), coagulé avec les pétales de chardons séchés ainsi que les Queijadas, des gâteaux au fromage frais de pays qui sont très bons.

     

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                    Vue sur la ville depuis les remparts

     

     

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             Le paysage n’est qu’une marée d’oliviers donc les rangées strient l’horizon.

             Ce soir trouver un endroit pour stationner nous semble un peu difficile, nous tournons atour du lac Enxeo, sans rien trouver. Rencontrerons un papi assis sur un banc, la tête coiffée, comme ses voisins, d’une casquette, portée bas sur le front et appuyé sur une canne, commentant sans doute la vie quotidienne, qui viendra faire la causette, il a moura.giftravaillé 20 ans chez Renault et habité Paris, il est très heureux de venir bavarder avec nous. A Moura point de place à notre goût nous irons donc à Luz sur l’aire service.

             Le soleil baisse et l’horizon s’empourpre sur le lac artificiel de l’Alqueva, une vraie féerie, avec une palette de couleurs saisissantes. Ce lac tout en dentelle avec ses îlots au coucher du soleil, un enchantement qui nous émerveille. On est même arrêtés sur le pont, au milieu de la chaussée, défient le code de la route, pour immortaliser ce moment magique. Je croirais voir le soleil de minuit sur les fjords norvégiens si les oliviers ou les chênes lièges n’étaient pas là pour nous rappeler que l’on n’est pas dans les pays nordiques. C’était un moment sublime mais il fût de courte durée.

     

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            luzm.gif Ce petit village de Luz a été noyé lors de la mise en eau de ce grand barrage, le plus grand d’Europe, il a été reconstruit mais ses habitants seraient suivis par des psychologues.

             J’ai téléphoné, comme promis, à Haddock, un forumiste Portugais sympathique, que nous aurions pu rencontrer ici, malheureusement il est vers Lisbonne.

     

     


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