• PORTUGAL 2010 (Quatrième Partie)

     

    1er octobre.

     

             Lisbonne : Capitale mythique, envoûtante, perdue aux confins de l’Europe, au bord lisbonnedu Taje, fût le port de départ des découvertes. A la fois océanique et fluviale, Lisbonne, capitale politique, économique et culturelle est aujourd’hui le symbole du dynamisme national. Lisbonne s’étage en amphithéâtre sur sept collines offrant souvent de belles vues sur le fleuve. Dans ce dédale, les vieux quartiers comptent de très grands monuments. Nous allons flâner dans ses ruelles animées débouchant sur d’admirables belvédères, dans ses jardins suspendus, affronter des escaliers biscornus, sillonner ses rues pentues où de petits pavés blancs et noirs (empedrados) dessinent des frises. Un paysage qui peut défiler sous nos pieds... Un spectacle ravissant. Selon le cas on le trouve glissant, brillant ou irrégulier et de temps en temps nous pesterons car il nous met en péril.

     

     

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             Nous devions commencer notre visite par Belém, ce quartier historique où flotte un parfum de grand large et qui s’enorgueillit de trois monuments parmi les plus importants de la capitale. Le sort en a décidé autrement, après une descente en bus sans problème (nous commençons à être rodés), voilà que le kiosque d’information est en panne d’informatique, donc pas de « Lisboa card » et en prime un employé renfrogné qui nous envoi dans le quartier central à une demi heure en bus ou en trolley, ce qui irrite Brigitte. La journée commence bien….  Mais sommes encore devant nous le Monastère de Jéronimos.

     

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             Le trolley ne veut pas de nous, il rentre au garage… pas de chance… Le bus 714 nous conduira au lieu voulu et serons renseignés, cette fois, par une charmante dame et nous voilà avec nos cartes, valables 72h après la première validation.

             Le premier contact avec la ville historique se fait par la place du commerce, tout au bout de la « mer de paille ». Ici avant le séisme et raz de marée de 1755 se trouvait le palais royal. Sur le centre de la place se dresse la statue équestre de Joan I. L’arc de triomphe arbore les allégories des trois grands fleuves, le Tage, le Douro et le Mondego. Les élégants bâtiments classiques qui la bordent abritent la Bourse et quelques ministères. Une grande fête se prépare le centenaire de la république le 5 octobre prochain.      

     

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             Mais l’heure à tourné inexorablement et il est midi, nous allons donc manger dans un petit restau sans prétention dans la zone piétonne de Baixa.

             Les sols pavés sont constitués de petits cubes de calcaire blancs et de basalte noirs composant ainsi une marqueterie de pierres (frises marines, symboles historiques ou dessins géométriques) les empédrados.

             Monterons à l’ascenseur de Santa Justa, construit en 1901 par un ingénieur portugais d’origine française et adepte de Gustave Eiffel. Du haut de la plate-forme, à 32m , on peut profiter d’une belle vue sur Lisbonne surtout les quartiers de Rossio et Baixa. Il ouvre un horizon sur la ville, mais jamais n'embrasserons tout Lisbonne, cette Lisbonne insaisissable et fugitive. Nos yeux se posent sur l’église Carmélite, toute proche qui présente une carcasse fantomatique à ciel ouvert. Ses piliers s’élancent vers le ciel mais ne supportent plus la nef détruite pendant le séisme de 1755.

     

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             De longues rues tirées au cordeau nous conduirons ensuite la place Dom Pedro IV, dont la statue est érigée en son centre, encadrée par deux belles fontaines. Sur la partie nord se dresse le théâtre national Dona Maria II de style néo-classique.

     

     

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             Sur la place des Restauradores on longe la façade néo manuéline de la gare Rossio, célèbre gare qui dessert Sintra et Leira. Peu après le Palace Fioz étire sa longue façade saumon, il abrite l’office du tourisme, à sa gauche l’Eden Théâtre est maintenant un hôtel luxueux.

     

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             C’est là que nous prendrons le métro pour le musée Calouste-Gulbenkian, musée d’art antique, d’art oriental, d’art d’extrême Orient et d’art européen. Ce musée aux vastes salles a été conçu pour recevoir les collections de Gulbenkian, constituées  de d’objets de grandes valeurs. Personnellement je n’ai pas spécialement apprécié cette visite.

             De retour nous monterons au « miradouro Graça » par des petites ruelles sinueuses et pentues, aux ambiances populaires où règne une atmosphère spéciale.

     

     

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             N’avons pas trop apprécié le quartier de Graça mais avons été conquis par le belvédère offrant une très belle vue sur le vieux Lisbonne, son église et le château St Jorge. Ce dernier n’est pas une masse hautaine mais un monstre assoupi à portée de main. On peut aussi détailler à loisir les collines et la délicate voûte de l’église Carmo.

     

     

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             Le tram N°15 nous descendra tout en douceur, en rasant murs et voitures avec dextérité, il est vrai que c’était une conductrice, jusqu’à la place de commerce où nous retrouverons le bus 714 qui nous conduira au camping.

     

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             Une journée bien remplie, agréable mais un peu fatigante.

     

    02 octobre

     

             Départ après être passés à l’agence du camping, déception, sans doute pas assez de monde pour la sortie Fado.

             Ce jour visite de quartier mythique de Belém au bord du Tage, grand fleuve qui traverse le Portugal d’est en ouest en séparant une région montagneuse au nord d’une région de plateaux et de plaines au sud.

             Belém n’est autre que la contraction de Bethleem, un lieu d’embarquement  pour le rêve ou l’imaginaire, un port d’attache des vaisseaux portugais qui se lancèrent sur les mers inconnues à la recherche de terres et de richesses nouvelles. Le monastère de Jeronimos, imposant ensemble architectural de style manuélin, enveloppé d’une belle lumière qui souligne sa blancheur et son éclat. La beauté de l’ensemble est aussi dû à la qualité de sa pierre qui se laisse ciseler permettant ainsi une profusion de décorations de toutes sortes, poissons, cordages, coraux, chaines et coquillages.

     

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             Le portail latéral de l’église présente des pinacles et des niches abritant des statues, celui de l’ouest abrite, sous le porche du cloitre, les statues du roi Manuel et de sa seconde épouse.

     

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             L’intérieur, présentant trois nefs d’une belle envolée, surprend pas la hardiesse de sa voûte qui repose sur de frêles piliers octogonaux d’où jaillissent des gerbes d’ogives. La luminosité, filtrée par les vitraux, est extraordinaire, presque irréelle.

     

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             De celle-ci on atteint le cloître qui, en cette journée ensoleillée, révèle sa parfaite harmonie et sa chaude teinte dorée, quadrilatère de 55m de côté, il s’étage sur deux niveaux. C’est le règne de la pierre sculptée, piliers, colonnes, arcs et entrelacs, tout est prétexte à motifs, motifs différents symétriques et harmonieux.

     

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             Le réfectoire présente de magnifiques azulejos.

             Se rapprochant du Tage nous visiterons le monument des découvertes, monument néo-réaliste, d’une hauteur de 52m, entouré de statues et de l’infant qui ouvre la voie, se dresse comme une proue sur le fleuve, rendant hommage aux principaux navigateurs Portugais. C’est de ce point précis que partit Vasco de Gama le 8 juillet 1497. De son sommet atteint en ascenseur et 38 marches supplémentaires, la vue sur le Tage, la tour de Belém, le monastère et la ville, est imprenable. En bonus nous pourrons voir un spectacle audiovisuel, en français « Lisbonne de toujours, Lisbonne pour toujours » très agréable.

     

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             De cette hauteur on peut admirer l’immense rose des vents de 50m de diamètre, mosaïque en marbre, qui rayonne autour d’un planisphère.

     

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             Il est l’heure de manger, chez Jéronimos, on ne sait pas pourquoi, mais c’est fermé et au Floresta, après une attente de plus d’une heure, le repas était minable et froid, bravo le Routard !!

             Troisième monument : la tour de Belém, élégante tour carrée manuéline  avec un bastion polygonal, orientée dans l’axe du Tage, forteresse joyau, symbole de Lisbonne, résume les épopées maritimes portugaises. Autrefois, cette délicate sentinelle élevée au milieu du Tage, pièce essentielle du complexe de défense de l’embouchure et le monastère, s’avéra rapidement obsolète. Suite au tremblement de terre et raz de marée de 1755 elle est en bordure de la rive. La tour compte cinq étages et se termine par une terrasse d’où l’on peut observer l’embouchure du fleuve, le pont du 25 avril et Lisbonne.

     

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             Un petit tour en bus jusqu’à la gare Rossio nous permettra de voir les horaires en vue de la visite du château de Geluz. Il est tard, la nuit est tombée, nous regagnons le camping et pouvons profiter de Lisbonne by night.

     

     

     

    03 octobre

     

             Ce matin il pleut légèrement mais avons programmé le parc des nations et l’aquarium. Les bus n’ont plus de secret pour nous, ni le métro d’ailleurs. Dans cette souricière allons tenter de voir les belles stations, pas extraordinaire à notre goût, sommes un peu déçus même par la station offerte par les français. Poursuivrons par la nouvelle ligne, c’est là que se trouve les plus belles et les plus décorées à mon goût.

             Le parc des nations est un aménagement récent, site de l’exposition universelle de 1998, sur les berges du Tage, au nord-est de la ville, l’union de la ville et du fleuve. Vaste urbanisation qui se poursuit encore, comprenant bureaux, commerces, port de plaisance et jardins, un concept innovateur et moderne. Cette ville un peu futuriste est desservie par le Pont Vasco- de-Gama, vaste ouvrage permettant d’éviter Lisbonne, long de 17 kilomètres dont 10 sur le Tage et la spacieuse gare d’Oriente, multimodale, recouverte d’une structure de verre et d’acier évoquant des vagues.

     

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             La pluie s’intensifie, accompagnée de fortes rafales, traversons à la hâte, passons par le grand centre commercial et tentons de rejoindre l’aquarium. Mais hélas faisons le grand tour par la passerelle qui longe de Tage, grossière erreur et voilà comme l’on est trempé jusqu’au os….

             L'Océanorium est un des plus grands du monde après celui d’Osaka. Autour d’un énorme bassin de 6000m3 d’eau de haute mer, quatre espaces plus petits nous invitent à une visite sur les côtes de l’Antarctique, de l’océan Indien, de l’océan Pacifique et de l’Atlantique. Le parcours s’enroule autour de ce bassin central, entièrement vitré, en descendant progressivement. Raies, inquiétants requins marteaux, bancs de daurades ou de maquereaux  etc… cohabitent en bonne harmonie, les loutres de mer se prélassent telle des stars, les récifs coralliens offrent une multitude de couleurs, tandis que l’on peut suivre le parcours terrestre et aquatiques des cormorans et des manchots.

     

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             Pour ce qui est des pavillons, représentatifs de l’architecture moderne, et des jardins, la pluie ne nous permettra pas de les visiter. Dommage. Pour ménager nos chevilles nous pensions prendre les œufs mais hélas ils ne fonctionnent non plus, trop de vent. Ce n’était pas le jour, mais nous y étions !!!

             Le casino à l’architecture minimaliste  et aux grands murs de verre s’étend sur trois étages, plus qu’une maison de jeu ce lieu devient un pôle d’offre artistique.

             Retour vers la station Belém, car nous devons déguster les fameux « pasteis de Nata », sorte de petite tarte feuilletée au  flanc, les longues files des jours précédents nous ayant un peu déroutés. Pour déguster les vrais il faut donc aller à l’Antiga confeiteria de Belém », maison fondée en 1837. Sur cent vingt employés seuls 5 connaissent la recette exacte et chaque jour 10 000 délices sortent des fours pour être emportés, par étuis de 6, aux quatre coins du monde où mieux dégustés sur place, tièdes et saupoudrés de cannelle ou de sucre glace, attablés dans l’une des salles voûtées recouvertes d’azulejos (500 places disponibles). C’est ainsi que nous les dégusterons, après avoir fait quelques minutes de queue pour avoir une table, nous ne manquerons pas d’en emporter.

     

             Et malgé tout voici la foule qui attend, et il y a peu de monde.....

     

     

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             Retour au camping vers les 18h, nous nous acquittons de notre dette et partons pour le stationnement prévu par de nombreux camping-caristes, vers la tour de Belém. Douze kilomètres ont suffit pour rejoindre ce parking au bord du Tage vers le port de plaisance.

             Il est dimanche, nos amis nous offrent l’apéritif et partons ensuite pour une soirée Fado, ces mélodies typiquement Portugaises. Avions prévu « Adega do Machado » dans le quartier Bairro Alto, quartier de prédilection de ces chants nostalgiques. Notre plan était bien monté, bus, métro et marche à pied. Arrivés au bas de la rue, l’enseigne était allumée, donc pour nous pas de problème. Mais hélas en arrivant devant la porte close nous avons trouvé une affichette disant fermé pour travaux. Pas de chance, c’est la journée….

             Ce quartier est le « St Jean Lyonnais », des petits restaurants partout, tables étalées dans la rue et multitude de maisons de fado. Nous réservons donc au café Luso où nous sommes accueillis chaleureusement, soirée prévue vers 22H15. Nous nous promenons donc dans ces vieux quartiers, toucherons la main à un militaire (quand vous verrez la photo, vous comprendrez !!)

     

                              Nous n'avons ni mangé, ni bu !!!!

     

     

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             L’installation prit un peu de temps et commencions à nous impatienter… mais tout arrive. Bien entendu on ne paye pas le spectacle, mais le repas est assez cher. Beaucoup de monde dans la salle, beaucoup de groupes, le spectacle est agréable, tout le monde écoute religieusement ces chants tristes et mélodieux.

             Plus de métro ni de bus à l’heure de la sortie, seul moyen de rentrer « chez nous » le taxi. Un démarrage en trombe, dans une rue étroite et en forte pente et nous voilà presque sur les quais….Que voulait-il nous prouver ? Fou rire général, Brigitte glousse…. Moi je glisse dans mon siège pour ne pas être vue dans le rétro, en éclatant de rire, Paul se retourne d’un air interrogateur, Lucien pouffe... Mais voilà sommes arrivés à bon port en peu de temps et seulement pour 7€. Les taxiteurs Français feraient de venir faire un tour ici…..

             Nuit calme et paisible bercée par la marée montante sur le Tage.

     

    04 octobre

     

             Brève nuit tranquille et départ, pour la visite du château de Quéluz situé à cinq kilomètres de Lisbonne, en bus et train.

             Ce palais aux façades postérisées en rose, ce Versailles Portugais, exemple harmonieux de l’architecture baroque nous plonge dans le 18ième. Il fût transformé en résidence d’été pour la famille royale. Mélange de baroque et de néo-classicisme, il conserve des dimensions humaines. Enfilade de pièces couvertes de miroirs et  de décorations foisonnantes dont la plus somptueuse est la salle du trône, évoquant ainsi la galerie des glaces de Versailles, où pendent de magnifiques lustres en cristal de Venise.

     

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             Les jardins se composent de gracieuses charmilles, de buis taillés, de cyprès et de statues, agrémentés par des bassins richement décorés de sculptures de bronze. En contrebas le grand canal, surmonté de pots de fleur, est bordé de murs recouverts d’azulejos.

     

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             Retour au camping-car en début d’après midi, repas dans nos foyers et visite du palais présidentiel (qui à première vue n’a rien d’un palais, façade sobre et rose) ouvert au public, durant cinq jours, pour le centenaire de la république le 5 octobre. Après une première queue d’une demi-heure sur le trottoir devant l’entrée, surveillée par deux gardes imperturbables et d’une deuxième dans les jardins nous pourrons voir trois ou quatre belles salles. Peu par rapport à ce que nous espérions voir.

     

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             Il est tard nous resterons dormir à Lisbonne.

     

     

             Etapes de Lisbonne à  Marvao     cliquez   ICI

     

    05 octobre

     

             Ce matin nous n’avions pas fixé l’heure de départ, devons faire peu de kilomètre, heureusement car Brigitte a une migraine terrible depuis qu’elle est levée.

             Passerons donc le pont du 25 avril, d’une longueur totale de 2278m dont le tablier suspendu est 70m au dessus du Tage, nous survolons une partie de Lisbonne et face à nous la statue géante du Christ roi, réplique réduite du Christ rédempteur de Rio de Janeiro. Une voie ferrée a été ajouté sous le tablier routier, dans le sens, sud nord la voie routière est payante.

     

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             Galère vers un immense centre commercial, pas de place de stationnement pour nos cubes blancs. Direction la côte mais pas de super marché, changement de cap et direction amora.gifSessimbra et finalement arrêt courses au centre Leclerc de Amora (dont la direction est française).

             Courses, repas, plein de GO et à nouveau courses puisque nous avons obtenu 6€ de réduction pour 20€ d’achat dans le magasin. C’est là que nous rencontrerons la patronne. Son mari m’avait interviewé sur l’accès au magasin.

             Arrivée au Cap Espichel, véritable « Finistère », souvent battu par les vents, sans doute parcourue par les brumes et qui affronte des vagues furieuses. Petit bout du monde désolé, à la végétation rase, aux falaises déchiquetées surplombant l’océan où la lumière, plombant le mystère de Notre  Dame du Cap et le phare, confère au lieu une atmosphère mystérieuse.   

     

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             Nuit dans cet isolement où la chapelle et les restes du monastère sont judicieusement éclairés.

     

     

    06 octobre

     

             Ce matin un léger brouillard qui s’intensifie au fil des minutes, enveloppe ce bout de terre sublimement désolée laissant planer une atmosphère mystérieuse. Le ciel ne tarde pas à nous tomber sur la tête et mouillent nos pilotes entrain de remplir les réservoirs d’eau.

             Nous suivons au radar notre chef de file tant il y a du brouillard qui va s’estomper dès que l’on quittera la côte. Traversons des paysages variés, quelques vignes, des chênes liège, de beaux pins parasol. Les collines boisées ou cultivées, ondulent dans une semi brume qui les rend bleuâtres.

             Nous avons volontairement occulté la serra da Arrabida qui laissent de belles échappées aussi bien sur l’arrière pays que la côte et la lagune, tant le temps est mauvais.

           setubal  Arrivés à Setùbal, ville adossée aux contrefort de la serra et au bord de l’estuaire du Sado, nous prendrons le bac (11,6€ et 20’ de traversée, nous évitant 100kms) pour traverser sur la péninsule de Troia, immense langue de sable de 17 kilomètres de long, bordée de dunes et boisée de pins.

     

     

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         La meilleure solution pour moi   ne pas trop bouger....

     

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           Tout sourire pour ceux qui n'ont pas le mal de mer....

     

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              La partie nord fait l’objet d’un projet bétonné qui gâche un peu le paysage, grands immeubles et immense marina où bien sûr il est impossible de stationner.

             Le ciel a séché ses larmes et nous gratifie d’un doux sourire de plus en plus généreux et d’un coin de ciel bleu qui s’agrandit au fil des heures.

             Nous mangerons vers la plage de Comporta que nous découvrirons qu’après le repas, vaste plage de sable avec un immense parking. Comporta est un village construit au cœur d’une réserve ornithologique, dans un ensemble dunaire et marécageux fort apprécié des cigognes qui y font étape, d’où la présence de plusieurs nids. Par contre beaucoup de cigognes dans les champs, surprenant….

     

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             Entre océan et lagune notre route se faufile dans un cordon dunaire de lande et de pins épars. La forêt devient plus belle et de beaux chênes lièges aux troncs dépouilles de leurs écorces font l’apparition au milieu des pins maritimes et des eucalyptus.

             Arrivé à la plage de St André, près de la lagune du même nom nous élirons domicile pour cette nuit en compagnie de plusieurs camping-caristes déjà installés.

             Il est encore bonne heure, nos hommes discutent, Brigitte reste au calme pour soigner sa migraine. C’est seule, jumelle autour de cou, que j’irai faire une petite balade vers la lagune, observant des gros flamands roses, mais qui sont plutôt blancs, n’y aurait-il pas de crevettes dans cette lagune ? De petits oiseaux aussi graciles qu’agiles, furètent de leur long bec la vase à la recherche de leur pitance. Quelques barques colorées se dandinent au gré des vagues, certains pêcheurs tentent de rallier la grève perche à la main. Je marche sans but précis en écoutant les grondements des vagues au loin, en regardant cette lagune qui s’étale et m’interdit d’aller plus loin.

     

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             Retour à la case départ, Brigitte viendra alors faire une longue balade sur la plage, malgré la marée descendante l’océan grogne puissamment en roulant de grosses vagues qui viennent mourir à nos pieds.

             Ce soir nous prendrons l’apéro chez nous.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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