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    C’est de notre petit pied à terre, dans la vallée verte, aux environs du Roc d’Enfer, en Haute Savoie, que nous pouvons assouvir notre amour pour la montagne.

      

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    Maintenant nous pratiquons surtout la randonnée estivale, laissant aux plus jeunes la pratique de l’alpinisme. Pour la rando à peaux de phoques nous ne sommes pas assez bons skieurs, mais la raquette nous permet des évasions hivernales pour une autre approche de la montagne.

    Ce plaisir est souvent partagé avec des amis, de Savoie, Haute Savoie, Hautes Alpes et Puy de Dôme ou encore de Paris, Lyon et Nantes. 

    Avons atteint le toit de l’Europe, en couple et franchi, avec difficultés les 5200m durant notre trek népalais en 1994.

    Celui-ci, le premier, nous a permis de profiter de paysages fabuleux, de rencontrer une autre civilisation, un peuple accueillant, agréable, souriant mais vivant avec un siècle de retard surtout dans les coins les plus reculés.

    Autre pays, autres paysages, en Jordanie nous nous sommes immergés dans l’immensité désertique du Wadi Rum où sable et rocher ne font parfois qu’un et où l’escalade est de rigueur, avec parfois des rappels de 40m. Nous nous sommes imprégnés de la culture Nabatéenne à Pétra, cité unique, immense trésor caché, témoignage du génie humain, jalousement gardé dans son écrin de roches colorées.

    Autre continent, autres rencontres, à l’Equateur, en pleine dévaluation du sucre (monnaie locale à l’époque), notre trek fût cependant hors du commun. La révolution indienne conjuguée avec les éruptions volcaniques en ont fait un trek explosif.

    Nos treks en terre Marocaine nous ont permis d’apprécier à sa juste valeur ce pays si accueillant, de faire le tour du Toubkal et de gravir son sommet, ainsi que l’Oukaimeden. Le Djebel Sarhro nous a plongés dans l’univers du désert Saharien. 

    Délaissant ces treks au long cours pour des raisons de santé, de sécurité médicale, mais aussi de confort, nous parcourons les sentiers des Alpes, des Pyrénées ou du Massif central.                 

                                               

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     En montagne, seuls ou avec des amis

     

     

      

    Face aux quatre têtes depuis la tête de Lassy

     

     

      Depuis nos « grandes vacances » (il y a pas mal d’années)

     

                            nous voyageons le plus souvent en camping-car, sillonnant les routes de France et de Navarre

     

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                           nous voyageons plus longtemps aussi sur les routes d’Europe mais aussi d’Afrique et particulièrement celles du Maroc. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays si accueillant, aux paysages variés, et, comme des oiseaux migrateurs nous y revenons tous les ans.     

                      

                  


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  • 23 mai 2010   (Chablais)

     

    Premières bouffées d’oxygène.

     

    Pour une première sortie avons choisi une petite course facile avec environ 500m de dénivelée, pour une mise en jambe d’avant saison, dans  un paysage verdoyant de moyenne montagne où les pissenlits et les stellaires nous offrent de beaux tapis jaunes.

    Nous sommes bercés par les gazouillis des oiseaux et le tintement cristallin des clarines pendues aux cous des vaches qui paissent tranquillement dans la montagne ou....

     

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                                               qui lèchent du sel......

     

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    Arrivés au calvaire, construit en 1804, la vue est imprenable, un 360° nous permettra d’admirer un paysage fantastique du  Léman au Mt Blanc en passant par le Chablais et les Aravis. Une véritable symphonie de verts où la neige encore étincelante c’est invitée sur les hauts sommets.

     

     

                En regardant, émerveillés, toutes ces montagnes l’on se prend au jeu : quel sera le prochain sommet que nous gravirons ?

     

     

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                                                                        Le Mont Billat

     

     


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    16 juillet 2010  (Chablais)

       

               Nous ne sommes pas vraiment des lève tôt, donc départ de L’Ermont 1040m vers 9h. Un peu tard me direz-vous, hé bien oui, mais rien ne presse, la météo est favorable et nous savons prendre notre temps (nous rentrons du Maroc, n’est-ce pas)

             Nous évoluons sur un petit sentier agréable qui tournicote pour rompre la pente, à l’ombre de grands feuillus, perchés sur d’immenses troncs qui pointent leurs cimes vers un ciel d’azur, en quête de soleil.

     

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                           De belles échappées sur profilent sur la vallée....

     

        

             Seuls les bruissements des feuilles mortes sous nos pas et le gazouillis des oiseaux troublent le silence du lieu. Quelques clairières laissent de belles échappées sur la nature environnante : les crêtes d’Hirmente ou l’envers de Roche Mottaz.

             Les conifères font rapidement leur apparition mais leur ombre est toujours bienfaitrice. Notre cheminement est ponctué de petits arrêts réparateurs, boisson, barres de céréales mais nous admirons aussi cette nature presque vierge qui nous séduit toujours.

     

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      « Le Reposoir » quel beau nom, un coin idéal pour poser délicatement ses fesses pour un  moment de détente, un endroit magnifique avec une belle vue.

     

             Puis un faux plat et les alpages, alpages très fleuris. Toute une multitude de fleurs de toutes les couleurs tremblotent sous une brise légère.

             De belles marguerites nous tendent leurs pétales comme pour nous dire effeuillez-moi avec des mots d’amour….

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            De petits papillons blancs ou marron tachetés de noir volettent de fleurs en fleurs comme pour en apprécier leurs senteurs suaves.

     

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             Les Niflons d’en bas 1604m : petits chalets aux pieds des rochers, apparaissent comme un mirage dans cette nature préservée.

     

                   Encore quelques enjambées et nous sommes face au fondoir à neige 

      

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                                                       avec un peu plus loin la « tanne» à neige.

     

     

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             Quelques habitants de Bellevaux l’ont construit pour perpétrer le savoir faire et la mémoire de leurs anciens. En effet dans ces lieux il n’y a pas de source, les alpagistes y montaient avec leurs troupeaux, recueillant l’eau de pluie dans de grands  récipients appelés « tonne », sortes de tonneaux, mais les années de sécheresse étaient très dures. Dans les environs il y a des failles, des gros trous dans la roche où la neige reste tout l’été attendant la saison prochaine. D’où le fondoir…. On montait donc cette neige de la « tanne » par l’échelle et on la mettait à fondre sur le toit du fondoir et ainsi se remplissait l’abreuvoir situé au dessous. Ce travail été particulièrement pénible, la neige était montée à l’aide de hotte pesant parfois jusqu’à 80kg et il fallait faire de nombreux voyages en sachant qu’une vache boit en moyenne 50l d’eau par jour.

             Encore une montée sur un chemin caillouteux mi ombre mi soleil, sans doute pour nous préparer à ses ardents rayons car un peu plus haut la végétation a complètement disparu.

             Arrivés à 1760m on peut voir les chalets des Niflons d’en Haut et la petite chapelle de Notre Dame des neiges, blottis dans un creux du terrain.

     

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              Une dernière petite montée et là le panorama est époustouflant, le Roc d’Enfer se dresse fièrement devant la chaîne du Mont Blanc tandis que sur notre gauche Dent D’’Oche et Cornettes de bises, le Roc de Tavaneuse contemplent le Léman que nous ne voyons pas.

             Après l’effort le réconfort, le casse croûte est fort bienvenu, la montée a été rude pour nos vieilles jambes qui manquaient d’entrainement et nos estomacs crient famine…Ensuite il est très agréable de se prélasser là dans un paysage bucolique bercés par une brise rafraichissante. L’heure est au repos et à la méditation. Mais hélas elle tourne inexorablement et il faut bien descendre maintenant…

     

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    Splendide panorama :

     

    Au premier plan la pointe La Gay (1801m), en arrière plan de droite à gauche, la Haute Pointe (1958m), Chavasse (2012m) , Chalune (2116m)  et l'imposant Roc d'Enfer (2243m)

       

             Le sentier caillouteux, à forte déclivité en virages serrés demandent une grande attention, nous amenant ainsi rapidement au col de Seytrousset 1564m et à la pinède  qui nous gratifie d’une ombre agréable. Les Nants apparaissent et notre ballade se termine par un grand chemin jeepable qui nous permet de retrouver la voiture.

     


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    18 juillet 2010 (Samoens -Les dents Blanches)

     

      CARTE

            

            Difficile de joindre les amis de Sallanches, les communications téléphoniques en vallée verte sont vraiment épouvantables, mais nous finirons pas décider d’un rendez-vous pour la montée au refuge du Folly, toujours tenu par Jean Moati  et Josette  (à l'époque) que nous avons rencontré lors de nos premières sorties en Haute Savoie en 1979 ou 80 et dont nous gardons un très bon souvenir. (accueil et de « la chèvre », les habitués sauront de quoi je parle). 

             Le départ, vers 10 h, du deuxième parking, le parking du Crêt, à 997m d’altitude, avec nos amis Sallanchards et Nantais.

             Notre progression se fait par un sentier facile, large et ombragé, il devient ensuite plus aérien en bordure de la falaise et sous les dalles du Tuet, mais équipé de chaines pour notre sécurité.

     

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             L’ascension se poursuit sous une superbe couverture de feuillus auxquels se mêlent quelques résineux et nous voici au Grand bois où nous croisons l’autre sentier plus aisé qui monte du premier parking.

     

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             Un pont Népalais s’offre à nous, mais en cette saison le torrent est à sec et ne sommes pas obligés de l’emprunter.

             Des faux plats me permettent de reprendre mon souffle et de reposer mes mollets endurcis par les efforts de la veille, des clairières nous laissent admirer le Tuet.

     

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              Dés la sortie du bois, au détour du sentier, le refuge apparait, adossé aux pentes du Criou et face au Tuet et aux dents d’Oddaz.

             Les 500m de dénivelée ont été rapidement avalés et le sentier d’alpage, une véritable allée de jardin montagnard nous conduit au refuge où il y a beaucoup de monde.

     

     

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             Nous nous installons sur des rochers dans ce lieu à la fois agréable mais un peu austère et le casse croûte, sorti du sac, est le bienvenu, un moment de bonheur simple mais convivial. Voilà qu’Oscar casse la bouteille de vin, pas grave nous n’en boirons pas. C’est mal le connaitre, il part en acheter une au refuge.

     

     

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             C’est l’heure du repos ou de la méditation, au soleil, sous un ciel d’azur, dans un cadre magique.

            

      La fanfare de Samoens nous joue quelques airs.

     

     

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      Les cors des Alpes aussi.

     

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      Des parapentes survolent les sommets, les ascendants semblent leur être très favorables car ils prennent rapidement de l’altitude.

     

             Retour par le sentier de montée jusqu’au croisement du grand bois où l’on se sépare, les chauffeurs repassent sous les dalles du Tuet tandis que nous descendons au premier parking pour une petite variante, avec 200m de plus de dénivelée négatif.

             La soirée se terminera aux Paccots par un excellent dîner.

     

     


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    19 juillet 2010 (Massif du Mont Blanc)

     

             La route d’approche, fort étroite, au dessus de St Gervais, est en forte déclivité et la pente accuse les 18%, pas mal…

             Voici le départ….

     

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               Vous savez tout, le lieu et l’altitude, et il ne manque plus que l'heure : 10 h.

     

             La montée se fait par un chemin carrossable très pentu et nous voici donc rapidement aux premiers chalets.

     

     

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             L’agriculture de montagne n’est pas un vain mot ici. Un paysan monte avec sa charrette autotractée aux alpages. De petits champs dont l’herbe est retournée à la main avec une fourche. Quel travail, quel mérite. Ces petits agriculteurs sont un enjeu vital aussi bien pour le développement que pour la protection, permettant ainsi la biodiversité montagnarde et le maintien de paysages ouverts et sécurisés. Cette agriculture est un facteur d’équilibre.

             Les conifères nous procurent une ombre agréable mais la nature est diversifiée, tantôt des fougères, tantôt des fleurs, tantôt des orties « qui s’y frotte s’y pique… », tantôt des myrtilles et nous voilà arrivés au col de la Forclaz 1530m.

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            Dans la clairière une petite halte sera la bienvenue elle nous permettra de nous reposer, de nous abreuver et de grignoter quelques friandises ou fruits secs, car la « grimpette » n’est pas terminée.

     

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                C’est à pas feutrés que nous continuons sur petit sentier où les aiguilles de pins forment une véritable moquette, seules des racines débordantes entravent parfois notre progression. Dés lors la « loco », Maryvonne pour ne pas la nommer, à décroché les wagons, certains sont loin derrière…Ce n’est pas grave chacun monte à son rythme, difficile pour elle de se caler sur le nôtre et  impossible pour nous de s’adapter au sien, bien que très régulier il est trop soutenu pour nous.

     

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       Vers 1700m notre sentier chemine à flanc de montagne, au milieu de rhododendrons hélas fanés, ou presque...nous permettant d’admirer tantôt le massif du Mont blanc,

     

     

     

     

     

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                     tantôt les Aravis, tantôt Platé,

     

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    tantôt les aiguilles rouges, tantôt la vallée de l’Arve qui s’étale à nos pieds.

     

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             Au sommet nous avons atteint l’altitude de 1969m, un panorama époustouflant, un 360 degré imprenable s’offre à nous. Que la montagne est belle….

             Regardez et admirez… Pas besoins de commentaires….

     

     

                                                         Le  Mont joli, on croirait un volcan

     

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                                                 L'Aiguille de Varan et l'Aiguille rouge 

     

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                             La chaine des Fiz

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                                 Le Buet

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               A cette altitude là le repas est encore meilleur. Le soleil est un peu traitre, par moment il se cache derrière de gros nuages blancs qui s’effilochent dans un ciel d’azur, laissant frémir notre peau dénudée qu’il vient de darder durant la dernière montée.

     

               Encore un petit sentier puis nous retrouvons la piste carrossable qui serpente dans les alpages avant de retrouver celui de la montée.

             Encore une super balade programmée par Jacqueline, balade pas trop dure qui m’a procuré beaucoup de plaisir et m’a permit de découvrir un coin inconnu où le panorama est grandiose, de beaux sous bois, de belles fleurs. C'est peut être une classique mais cette randonnée en boucle offre une variété de terrain dépourvue de monotonie, une vue spectculaire sur l'ébouissant Mont blanc, la vallée de Chamonix et de l'Arve.

     

                                                                     Des orchis

     

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