• 25 Mai.

    Il est vrai  que pour nous, comme sans doute, pour beaucoup de camping-caristes, le 11 à sonné comme la cloche de la récréation... une semi liberté....notre terrain de jeux à proximité.

    Ce déconfinement même 100 kms nous permet de sortir dans des lieux agréables et souvent si près de chez nous que l'on ne connait pas. La France est belle pourquoi ne pas en profiter ? Et pas d'incertitude pour nous, nous sommes escargot.... et nous pouvons même nous isoler si nous le voulons.

    Le temps semble au beau fixe, les rendez-vous ne sont pas fixés, nous attendons. Seulement ma coiffeuse le 4 juin, alors on va essayer de s'évader prudemment, à la campagne.

    Nous partons donc à la Pesse, dans le Jura, nous connaissons aussi bien l'hiver que l'été et c'est un coin que nous aimons beaucoup.

    Eglise de Chamagnieu

    Les céréales blondissent, les maïs poussent et s'épanouissent dans la plaine de l'Ain, puis voilà les vignes escarpées du Cerdon, Nantua et son lac que nous apercevrons à travers les feuillages.

    Dans Nantua

    Dans Nantua

    Passons en bordure du lac de Sylans, ce lac aux eaux pures qui a vu se développer, sur ses berges fin du XIX iéme, l'entreprise des Glacières.  Ce fût un site d'exploitation de la glace naturelle.

    Le Lac de Sylans t les ruines de la Glacière

     Eu bord du lac sous les grandes falaises

    En 1864, Joachim Moinat, propriétaire du fonds de commerce du café du Paradis à Nantua, a l’idée d’exploiter la glace du lac de Sylans. Les débuts sont modestes puisqu’il se contente d’extraire ce dont il a besoin pour alimenter ses clients.

    En 1869, il construit une véritable glacière avec l’autorisation des communes Le Poizat et les Neyrolles, et il fait aménager un chemin jusqu’à la route Lyon-Genève. Il cède le Café du Paradis en 1871 pour se concentrer sur le Buffet de la Gare, et sur la production de glace. A partir de 1873, un arrêté préfectoral autorise Joachim Moinat à exploiter officiellement la gare du lac.

    En entrepreneur avisé, il profite de la prolongation de la ligne de chemin de fer de La cluse à Bellegarde- sur- Valserine en 1882, pour la faire raccorder en 1883 aux glacières, ce qui permet l’exportation de la marchandise vers Lyon, Paris et même Alger.

    Le 17 janvier 1884, Joachim Moinat cède son activité à la société des glacières de Paris.

    Notre retour caracole ensuite essentiellement en Forêt dans le Haut Jura et nous conduira à La Pesse, cette petite commune dynamique aussi bien hiver qu'été.

    En route

    La petite chapelle de Belleydoux nichée dans la verdure.

    Partout des fleurs, des paysages bucoliques.

    Une aire calme en bordure du village vers le départ des piste de fond. Un seul camping-car y stationne.

    Calme assuré. La vue depuis notre camping-car.

      

    Nous avons même une table à disposition....

    Une petite balade s'impose, toujours sous le soleil, mais une petite brise nous rafraîchit.

    L'église du village.

    Des fleurs encore des fleurs...

    Des Compagnons rouges.

    Des renoncules...blanches et jaunes

    Des Anthyllide vulnéraire.

    Et des narcisses à foison...

    De bonnes nouvelles arrivent sur le forum des amoureux du Maroc, des ferries sont prévus début juin pour Malaga débloquant ainsi des nombreux camping-caristes pris au piège du confinement dans ce beau pays si accueillant. Nous sommes ravis pour eux. Un grand Bravo à Emile, "Touareg" fondateur du forum qui a fait un travail remarquable en liaison avec les consulats et ambassades  surtout celle d'Agadir. Un grand merci à toutes ces personnes qui ont œuvré efficacement dans l'ombre, pour débloquer la situation.

     Je vous offre ce bouquet champêtre, vous souhaite une bonne nuit et vous dis à demain.

     26 Mai

    Grand soleil et beau ciel bleu pour cette journée qui commence....

    Nous sommes aux premières loges pour voir partir les randonneurs. 

    Une matinée cool petite balade dans le hauts de Molune où trônent de beaux chalets et l'aire des Meschers, aire surtout bien occupé en hiver et vide en ce moment.

    Près des gîte on suppose un mini logement insolite.

    Des fleurs, toujours des fleurs...

    Vue sur la Pesse.

    Voilà encore de belles Ancolies de montagne.

    Cet après midi nous allons pédaler dans ce Jura rural et intimiste, peu fréquenté, surtout en cette période troublée. De grands espaces très fleuris, des forêts, des petites routes qui caracole dans des alpages verdoyants voilà de quoi nous redonner le sourire.

    En route pour le Bouchoux, ce village authentique caractérisé par des paysages et une culture de montagne. Il se profile à l'horizon.

    Il s'approche.

    Voilà sa petite église.

    Une magnifique combe pastorale.

    Petite montée rude pour atteindre  l'Embossieux, fort heureusement l'assistance électrique nous aide considérablement.

    Nos petites roues nous conduirons vers un petit miroir du haut Jura, le lac de l'Embouteilleux, lac des plus discret, situé dans une bucolique dépression qui nous plonge au cœur de magnifiques paysages des Hautes Combes. Difficile d'accéder en bordure, nous le survolerons ensuite à travers les arbres. Ce lac de retenue artificielle sert à alimenter en eau potable la Pesse.

    Le lac vu du haut

    PlanNet dit des Bistortes.

    Nous poursuivons en direction des Moussières et iront fair un petit tour au refuge de la Dalue, refuge que nous connaissions l'hiver lors de sorties fond ou raquettes.

    Sa cabane dans les arbres.

    Un orchis

    Retour sur l'aire de service.

    Un peu de repos, puis encore une petite balade il fait si bon et la campagne est si belle.

    Calin calin

    Planté sur le monument devant l'église.

    Voilà une merveilleuse journée en pleine nature. Ce soir nous sommes seul sur l'aire.

    Demain...chut...peut être une rando...

     

    27 Mai

    Cette terre singulière, douce, rustique et préservé où il fait bon vivre nous réserve des fantastiques coins.

    Chaussons nos godillots et partons à l'assaut du géant du coin .....Le Crêt de Chalam 1545m, sommet pointu et herbeux.

    Départ dans les alpages fleuris à souhait et bardés de couleurs de printemps, un plaisir des yeux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Puis nous suivrons la petite route direction la Borne au Lion.

     

     

     

    Puis un sentier montant en sous bois sous le Mont Nerbier là des ânes y broutent une belle herbe ou campent à l'ombre. 

     

     

         

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des fleurs connues mais si belles

     

    De la sauge sauvage.

    Nous poursuivons par la route jusqu'au refuge du Berbois que nous connaissons aussi bien l'hiver que l'été, il est bien tristounet sans le moindre randonneur, Codiv 19 oblige. Planté là avec ces deux tipis et sa yourte, il attend.....Ses chevaux pâturent non loin de là.

    Le refuge du Berbois

    Voilà l'ensemble d'un peu plus loin.

    Quelques pas et nous voilà à la fameuse borne au lion, c'est la plus connue, bien qu'il y en ai d'autres.

    Le Crêt de Chalam apparaît.

    Au fil de l'Histoire, le lieu fut la frontière entre les royaumes de France, d'Espagne et d'Italie, puis entre la Franche-Comté et le Bugey par le traité d'Auxonne en 1612.
    Plusieurs siècles plus tard, la montagne boisée et isolée fut le maquis idéal pour les résistants à l'occupant et de rudes combats y eurent lieu.
    Aujourd'hui, beaucoup plus pacifiquement, la borne marque la frontière administrative entre les départements du Jura et de l'Ain.

    Si cette borne est la plus connue de toutes, c'est sans doute parce que c'est aussi un haut-lieu de la résistance : en juillet 1944, 3000 soldats se sont installés là en repli pendant 2 mois, sous les ordres du colonel Romans Petit. 

    Dés lors nous évoluons en forêt sur un bon sentier, dans les endroits humides pullulent de Stellaires comme celles-ci, mais aussi quelques limaces qui se promènent....

    Ou encore de beaux sièges....

    Grimpette en sous bois avec des passages légèrement boueux puis quelques faux plats nous permettent de reprendre notre souffle et de soulager nos mollets.

    Une petite halte dans ces lieux agréables sera bienvenue et nous pourrons étancher notre soif.

    Des virolets assez raides nous font progresser rapidement et puis arrivent les fameux escaliers que nous ne connaissions pas, ils nous projettent, non sans difficultés au sommet pointu du Crêt  de Chalam conversant avec toutes les montagnes environnantes. 

    Une nouvelle escapade

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Encore une série  et on atteint enfin le sommet.

    Et sous nos yeux ébahis, un 360° s'offre à nous, avec une vue magnifique sur la chaîne du Jura, Le Reculet, le Crêt de la Neige (1718m) et dans le lointain la boule scintillante de la Dôle et à l’opposé de Grand Colombier.

    Et puis derrière la masse nuageuse  qui s'éparpille en arrière plan on voit le sommet du Mont blanc. 

    Et si l'on regarde à l'opposé on voit La Pesse dans toute sa splendeur, la borne au lion en contre bas et surmontée par le Crêt au Merle.

    Du Nerbier au Crêt au Merle

    Le Crêt de la Neige

    Des bancs nous permettent de casser la croûte tout en observant ces paysages fabuleux. Sous ce soleil resplendissant nous resterons là à contempler, à rêver....

    En contrebas on dirait une lavogne aveyronnaise...

    L'heure tourne, il faut redescendre nous décidons de faire une boucle en passant par la face nord. Un sentier escarpé, en bordure de falaise dévale la pente rapidement. Nous l'empruntons en  redoublant de prudence et en étant très vigilant; fort heureusement le terrain est sec et nous passons sans encombre. S'en suis un sous bois magnifique et encore très fleuri, là un petit ru, court et murmure délicatement. Puis nous voilà en alpage au pied du Mont Au Merle face au majestueux Crêt de la Neige. Une petite pause nous fera le plus grand bien et nous permettra encore une fois d'admirer paysage et fleurs.

     Il court, il court

    Au pied du Crêt au Merle

    Nous voilà à la borne au Lion. Désormais nous emprunterons la route jusqu'à la Pesse, évitant ainsi quelques montées supplémentaires pour le plus grands bien de nos mollets.

    Encore des petites fleurs, un orchis et une silène des alpes.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Repos bien mérité au soleil.

     

     

    28 Mai

    Toujours un soleil magnifique et un ciel sans nuage, d'un bleu parfait, mais pas la grande chaleur, 15 degré seulement ce matin. Mais au soleil il fait très bon. Nous allons pouvoir pédaler tranquillement.

    Que du bonheur ici dans cette campagne fleurie !!!

    Nous pouvons manger dehors, en effet pas de vent aujourd'hui.

    Bon appétit

    Distanciation physique sans problèmes...

    Non c'est une plaisanterie, ces personnes ont de gros chiens blancs et se sont placés vers un grand carré d'herbe pour leur liberté et en même temps ne gêner personne. Le fourgon n'est pas utilisé.

    D'ailleurs ce soir de cc de plus à bonne distance, des bonjours, quelques paroles mais fini les grandes discutions.

    En début d'après midi quelques nuages blancs folâtrent dans l'azur.

    La Pesse est un point idéal pour quelques belles échappées en terre jurassienne. Nous enfourchons donc nos vélos pour une petite balade sur ces petites routes où la circulation est pratiquement nulle.

    Ici on s'immerge dans le théâtre de la vie rurale dans toute sa splendeur, dans des paysages bombés de collines verdoyantes et fleuries, de bois et des fermes isolées.

      

    Arrivée aux trois cheminées, face au Crêt de la Neige.

      

     C'est un petit pèlerinage, nous retrouvons la Guinette, ce Gîte restaurant au  coeur du parc naturel du Haut Jura. Avec des amis montagnards nous y avons fait à la fois des sortis neige mais aussi un super réveillon. Les souvenirs remontent comme s'ils dataient d'hier...mais nous prouvent que l'on a bien vieillit...

     

     

     

     

    Nous avons été accueillis par des oies.

     

     

     

     

    Jura escapade

    Des montées, des descentes, des vaches, des chèvres, des ânes ou encore des chevaux chevauchent cette campagne luxuriante.

    Toujours des paysage superbes.

    Le ciel se charge encore un peu plus, les nuages noircissent.... Mais parole de jurassien aux Moussières, pas de pluie nous pourrons rentrer tranquille.

    Devant la fruitière.

    En passant devant une Scierie, nombreuses et nichées dans ces combes.

    Un vent froid nous a accompagné toute la balade, et toujours de face.

    De retour sur l'aire, ces vilains nuages se dispersent et le soleil revient  aussi vite  qu'il était parti.

    Ici la nature est reine et la détente assurée.

    Voilà encore une belle journée, toujours aussi agréable.

    Ce soir deux cc de plus sur l'aire, à bonne distance, vraisemblablement deux copains.

    On ne connait pas la durée de notre séjour, peut être aurons nous la possibilité d'aller un peu plus loins dans ce Jura magique.


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